Conjonctures Légumes 2025
Récapitulatif des publications légumes pour l’année 2025
Conjoncture Melon au 1er Septembre 2025
La saison 2025 du melon avait bien commencé en Occitanie laissant présager une bonne année. La météo a eu raison de l’optimisme des exploitants en alternant 2 canicules entrecoupées de périodes maussades peu enclines favoriser sa consommation.
La production, dopée par la chaleur du mois de juin puis par la canicule de juillet, a accéléré la maturité des parcelles prévues pour une production plus étalée dans le temps. La demande météo-sensible bien présente a subitement fortement ralenti fin juillet en raison d’une période maussade ne permettant plus d’absorber les quantités produites par manque de consommation. L’offre largement excédentaire conduit à une situation de crise conjoncturelle pour le melon à partir du 23/07/2025, selon l’article L611-4 du code Rural et va durer 14 jours jusqu’au 11/08/2025.
C’est un deuxième épisode caniculaire mi-août qui va relancer la consommation et permettre d’assainir le marché. Le ralentissement des apports, lié à une période plus fraîche, repart à la hausse sans toutefois pouvoir couvrir la demande en forte augmentation. Les cours se raffermissent. La période du 15 août est marqué par un dynamique qui redonne de l’optimisme aux opérateurs bien qu’une météo moins favorable se profile. Le bassin Sud-Est entame les prémices de sa fin de campagne alors que les bassins Sud-Ouest et Centre-Ouest restent conformes en volumes aux normales de saison.
La deuxième enquête de l’année (fin août 2025) affine les résultats obtenus fin juin 2025. Les estimations de production et de surface établies par le Service régional de l’information statistique, économique et territoriale de la Draaf Occitanie se positionnent à hauteur de 154 927 t (+8.7%) pour 6 090 ha (+2%).
Bassin Languedoc Roussillon :
Les estimations de surfaces progressent à 73 ha en sous serres (+20%) et à 3652 ha pour le plein air (+5.4%). Dans le détail l’Aude et l’Hérault progressent de +1.8% alors que le Gard évolue de +8.6%. La météo trop chaude en Juin puis caniculaire en Juillet entrainent des plantations difficiles et une mauvaise fécondation des fleurs. Le déroulé de la campagne reste conforme aux prévisions avec un pic de production semaine 28 et une fin estimée semaine 36. La production jugée moyenne par la profession s’oriente vers 94 938 t (+12%) avec un rendement du bassin de 25.1 t/ha (+1.32 t/ha). L’état sanitaire des melonnières se dégrade en raison des pluies de fin août (oïdium et mildiou). Économiquement, le mois de Juillet reste dans les esprits des exploitants avec des prix de vente trop bas.
Bassin Midi Pyrénées :
Les estimations de surfaces plein air se positionnent à 2365 ha (-2.9%). Un printemps froid et humide puis orageux suivi par des chaleurs excessives dès le mois de Juin ont perturbé la nouaison. Les canicules successives (juillet et août) accélèrent la campagne d’une semaine. Le pic de production se produit semaine 29 au lieu de la semaine 30 et la fin de campagne passe de la semaine 39 à la semaine 38. L’estimation de production est revue à la hausse depuis l’enquête de juin 2025 pour atteindre 59 989 t (+5.2%). A noter que le Tarn et Garonne perd -5.5% de surfaces pour s’établir à 1357 ha mais gagne +11,4% en production (38 212 t). Les rendements se positionnent à 25.4 t/ha (+1.62 t/ha) dans une campagne que les professionnels qualifient de moyenne. L’état sanitaire des melonnières déjà malmenées en début de campagne se dégrade fin août avec l’apparition des premières maladies du feuillage. Sur un plan économique la profession met l’accent sur un mois de Juillet particulièrement éprouvant avec des prix pratiqués top bas.
Conjoncture Concombre au 1er Septembre 2025
L’évolution modérée des surfaces développées mises en culture cette année est confirmée par la deuxième enquête de la campagne (août 2025). Côté production les volumes répondent aux attentes des professionnels et dépassent même légèrement les prévisions avec deux grosses accélérations liées aux périodes caniculaires qui ont touché l’Occitanie en juillet puis en août. Certains exploitants allant jusqu’à relancer une plantation (très limitée en surface) pour maintenir une production jusque fin novembre. La concurrence étrangère est présente (Hollande) mais le marché national reste dominé par les productions françaises qui se complètent sans trop se concurrencer (Pays de la Loire puis Occitanie et P.A.C.A). Les professionnels sont très satisfaits du déroulement de la saison tant en volume qu’en positionnement prix.
La première quinzaine d’août marque des échanges records en volume et en flux financiers. Le RNM de Perpignan nous rapporte un prix depuis le début de campagne n’ayant connu qu’un seul incident (début juin) lié à une météorologie maussade ralentissant la demande. Le mois de juillet voit même la courbe des prix de vente se rapprocher des prix de début de campagne lorsque la denrée était encore rare.
Conjoncture Melon au 1er JUILLET 2025
2025 semble mieux démarrer malgré des projections de surfaces à la baisse
Depuis plusieurs années la filière melon connaît des campagnes difficiles. 2025 semble mieux démarrer malgré des projections de surfaces à la baisse pour les 3 bassins producteurs français qui suivent la même tendance que les 2 pays méditerranéens les plus actifs dans la culture : Maroc et Espagne (sources Association Interprofessionnelle du Melon).
Au niveau international la campagne Marocaine est déjà terminée (limitée à 1 mois d’irrigation par arrêté). La filière Espagnole a déjà passé son pic de production en semaine 24 laissant notre marché national plus dégagé pour les productions des bassins Sud-Est (pic S26), Centre-Ouest (pic S27) et Sud-Ouest (pic S28)
Contrairement à 2024 l’Occitanie ne devrait pas connaitre de creux entre la production sous serres et celle plein champ avec un basculement régulier vers le plein air.
Dans ce contexte, au 1er Juillet 2025, les estimations de production et de surface établies par le Service régional de l’information statistique, économique et territoriale de la Draaf Occitanie se positionnent à hauteur de 153 686 t (+8.3%) pour 6 078 ha (+2%).
Bassin Languedoc Roussillon :
Les estimations de surface s’établissent à 60 ha en sous serres (-1,4%) et 3 652 ha pour le plein air (+5,4%). L’Hérault et le Gard progressent de +7% et seule l’Aude est en négatif avec -11%). La météo peu favorable en début d’exercice (trop de pluies et de froid) n’a finalement pas eu de conséquences majeures sur la production estimée à 94 429 t (+11,4%). Celle-ci est jugée bonne par les professionnels avec un rendement du bassin qui s’oriente vers 25,1 t/ha, en hausse de +1,32 t/ha (+5.5%) par rapport à l’année précédente. L’état sanitaire des melonnières est bon.
Bassin Midi Pyrénées :
Les estimations de surface plein air s’établissent à 2 365 ha (-2.9%). La météo peu favorable qui a touché le bassin n’entame pas la prévision de production plein air qui se positionne autour de 59 257 t (+3,9%). Les professionnels jugent la campagne bonne avec un rendement de 25,1 t/ha, en hausse de +1.65 t/ha (+7%) par rapport à 2024. Rien à signaler sur l’état sanitaire des cultures.
Conjoncture concombre au 1er JUIN 2025
La dynamique de l’évolution des surfaces développées en Occitanie repart à la hausse après une pause l’année dernière. Les mises en production se décalent de 2 semaines en raison d’une mauvaise météo en mars sur l’Occitanie. Le manque de lumière (-20%) est important à date comparable sur les Pyrénées Oriental (principal département producteur). Le démarrage de la production est plus lent tout comme la consommation très météo-sensible. Le bassin Sud accuse un retard face au bassin Nord qui atteint son pic de production. La production française est prédominante sur les étals dès le mois d’avril et reprend le dessus sur les exportations hollandaises et espagnoles qui couvraient jusque-là le manque de disponibilité en concombre français. Mi-avril le soleil s’installe et lance véritablement la campagne avec une offre et une demande en progression. La concurrence hollandaise se fait plus mordante fin mai ainsi qu’entre les producteurs français. La rotation des plans du bassin Nord s’intensifie avec l’arrachage des premières cultures, créant une légère baisse de production dans l’attente de la maturité des plants. Dans ce contexte la production du bassin Sud s’écoule sans problème.
La profession en Occitanie estime l’année 2025 aussi bonne que l’année précédente. L’augmentation des surfaces laisse présager une hausse de la production d’autant plus marquée qu’un rendement supérieur est lui aussi attendu (état sanitaire des plantations très bon, pas de coulures).
Le RNM de Perpignan rapporte un prix d’échange dans la moyenne des 5 dernières années en semaine 18 et dans l’ensemble depuis le début de la saison légèrement supérieur à 2024.