Conjoncture mensuelle grandes cultures au 1er juillet 2026
Des récoltes précoces dans un environnement caniculaire
Point Céréobs
Le début du mois de juin offre des baisses de températures avec un peu d’eau, mais trop peu ! Il n’y a pas de déficit hydrique à ce stade. Le maïs est très poussant avec encore de la réserve en eau dans les sols. Les premières irrigations débutent pour les terres les plus filtrantes, où les horizons 0-20 cm commencent à être en déficit hydrique.
Les chaleurs intenses s’installent ensuite progressivement durant la deuxième décade du mois et donnent un grand coup d’accélération aux moissons.
Avec ses 40°C, la canicule de juin commence à avoir un effet négatif sur les cultures de maïs non irriguées avec les premières panicules sorties et les toutes premières floraisons femelles où la fécondation pourrait se dégrader. Cette forte pression crée un déficit hydrique et les départements de Midi-Pyrénées déplorent un potentiel déjà compromis sur les maïs en sec.
Pour en savoir plus (Cereobs - France AgriMer)
Des récoltes d’été particulièrement précoces
Au 1er juillet les récoltes sont quasiment terminées en Occitanie. Accélérées par la canicule, elles se sont réalisées de manière très précoce pour éviter les dégâts d’échaudage et les risques d’incendies de moisson en zone méditerranéenne.
Les rendements seraient très hétérogènes en fonction des secteurs et variables entre et au sein des parcelles.
La production régionale en blé tendre serait en diminution de -3% par rapport à 2025. La hausse de surface de 3% ne permet pas d’atténuer la baisse du rendement de -6% par rapport à l’an dernier. La production serait néanmoins supérieure de 11% par rapport à la moyenne quinquennale.
Pour le blé dur, malgré des surfaces en hausse de 5% par rapport à 2025, la production serait en baisse de -10%, sous l’effet de la chute des rendements de 14% par rapport à la campagne précédente.
En orge, le rendement progresserait de 1% par rapport à 2025 (7% par rapport à la moyenne quinquennale) alors que sa superficie diminuerait légèrement (-1%). La production resterait stable par rapport à l’an dernier.
Côté qualité, sur l’ouest de l’Occitanie, les volumes récoltés présenteraient des taux de protéines dans les normes avec très peu de lots déclassés et de très bons poids spécifiques (PS). Les récoltes se sont réalisées avec des grains à faible taux d’humidité (jusqu’ 7% d’humidité), concentrant la qualité et amenant une récolte de très bonne qualité. Il n’y aurait pas de grains mitadinés ni de de mycotoxines dans les lots récoltés. Sur l’est de la région, la situation est plus dégradée avec des taux de protéines plus faibles et la présence de mitadins.
Pour le colza, le rendement serait inférieur de -5% à 2025 mais supérieur de 3% à la moyenne quinquennale. La production serait néanmoins en hausse de 13% par rapport à 2025 (de 37% par rapport à la moyenne quinquennale),grâce à la forte hausse des surfaces (+18% par rapport à 2025 et +33% par rapport à la moyenne quinquennale).
Toutes les cultures d’hiver ont été impactées par les pluies hivernales, une sécheresse précoce et de la canicule en fin de cycle.
Les cultures d’été évoluent sous une météo caniculaire
Pour les cultures d’été, les cultures pourtant bien démarrées souffrent sur le mois de juin des excès de chaleur, en sec comme en irrigué. La floraison est en cours sur les tournesols et sur le maïs. Cependant, la canicule au moment des floraisons suscite des inquiétudes sur la formation des grains (particulièrement pour le maïs et le sorgho-qui n’est pas encore en fleurs). Les premières récoltes de tournesol sont attendues pour le 5-10 août sur le bassin Midi Pyrénées, côté sud du Gers.
Les cultures d’été seraient en mauvais état surtout sur les sols superficiels et les parcelles non irriguées, particulièrement en zone méditerranéenne.
En Camargue, les semis de riz se sont terminés début juin, et sont en majorité au stade tallage. Les conditions sont poussantes et favorables aux cultures avec la chaleur.
Point mensuel sur les cotations
Au mois de juin, la cotation du blé tendre rendu Rouen est à 189 €/tonne. Elle est en baisse de -3% par rapport à 2025 (195 €/tonne) et stable par rapport au mois de mai. Elle diminue de -24% par rapport à la moyenne quinquennale (250 €/tonne).
La cotation du blé dur rendu Port la Nouvelle au mois de juin baisse de -0.3% par rapport au mois de mai (256 €/tonne en mai 2026 contre 255 €/tonne en juin). Elle baisse de -36% par rapport à la moyenne quinquennale (400 €/tonne) et de -11% par rapport à 2025 (286 €/tonne).
Le prix du maïs Fob Atlantique en juin 2026 augmente de 17% par rapport à 2025 (221 €/tonne en 2026 contre 188 €/tonne en 2025) et de 2% par rapport au mois de mai (216 €/tonne). Il reste toutefois inférieur de -2% par rapport à la moyenne quinquennale (225 €/tonne).
La cotation du colza rendu Rouen augmente de 8% au mois de juin (512€/tonne) par rapport à l’an dernier (476 €/tonne). Elle diminue de -2% par rapport à la moyenne quinquennale (524 €/tonne) et baisse de -1% par rapport au mois de mai.
Le prix du tournesol rendu Bordeaux en juin 2026 est de 508 €/tonne. Il augmente de 2% par rapport au mois précédent et de 18% par rapport à 2025. Il est également en hausse de 3% par rapport à la moyenne quinquennale (493 €/tonne).
NB : les cours et les variations sont estimés en euros courant
Point mensuel sur la collecte
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