Point Céré’Obs Occitanie – Juin 2026
La fin mai est marquée par un printemps en déficit hydrique et une vague de chaleur digne d’un mois d’août, ce qui accélère brutalement les cycles culturaux pour les semis précoces. Y aura-t-il des conséquences sur les rendements finaux ? L’inquiétude se tourne vers la disponibilité de l’irrigation qui commence habituellement mi-juin (soja...) voir fin juin (tournesol/soja/colza/maïs semence...).
Sur la partie toulousaine, les champs verts virent vite de couleur, phénomène de dessèchement accentué par la présence du vent d’Autan. La maturité des orges s’accélère et pénalise le remplissage des grains (Aveyron/Gers/Aveyron/Hérault). Des signes de plantes sénescentes (Gard) sont à signaler liés aux dégâts de grêle très localisés. Les conditions sont idéales pour biner le maïs très précoce, mais elles sont moins bonnes pour valoriser les apports d’azote sur les terres à faible réserve hydrique (Tarn).
Le dôme de chaleur fait apparaître des échaudages dans les terres moyennes à légères ou en situation de retour de céréales à paille trop fréquente (le retour des pailles entraine une faim d’azote et de fertilité très ponctuelle).
Tous les sols superficiels et profonds de l’Aude s’annoncent touchés par ces températures très chaudes (remplissage et rendement). La sécheresse qui s’ajoute crée un échaudage du grain et risque d’impacter la dernière composante du rendement, le Poids de Mille Grain (Aveyron). Même si les quelques pluies ont bien contribué au remplissage des céréales à pailles du Tarn, un œil attentif est conservé sur les céréales tardives et moins avancées. Pendant que le Lot subit le stress hydrique et thermique, les moissonneuses-batteuses effectuent leur premier tour dans les Hautes Pyrénées. Elles donnent le « Top Départ » avec 10% d’orge d’hiver récolté lors de la dernière semaine de mai (semaine 22) avec des conditions de cultures qui se dégradent.
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