Les pratiques culturales pour les protéagineux - Agreste Études n°7 - Juin 2026
Enquête pratiques culturales grandes cultures 2021
Cette étude présente l’itinéraire technique pour le soja et les pois protéagineux en 2021. Les principaux résultats sont déclinés pour les pratiques de gestion du sol, de fertilisation et de traitements phytosanitaires.
Le travail du sol : une implantation majoritairement sans labour
En 2021, plus de 63 % des surfaces en pois protéagineux ont été implantées sans labour préalable. Pour le soja ce sont plus de 53 % des surfaces d’Occitanie implantées sans labour.
Pour plus de 19 % des surfaces en pois protéagineux et plus de 12 % des surfaces en soja la préparation du sol n’a été réalisée que par un travail superficiel (<15 cm).
Le semis direct est pratiqué sur 5 % et près de 11 % des surfaces respectives en pois protéagineux et soja.
La gestion de l’interculture
Près de 34 % de la surface en soja est semée après une céréale à paille (dont 25 % de blé tendre), 20 % après un maïs grain et 18 % re-semée après un soja.
L’interculture (longue) est presque majoritairement un sol nu (41 %), du mulch (21 %) ou des repousses (18 %). Le faux semis est pratiqué sur 39 % des surfaces.
Près de 86 % de la surface en pois protéagineux est semée après une céréale à paille, dont 44 % de blé tendre. L’interculture est presque majoritairement un sol nu (45 %) ou des repousses (39 %). Le faux semis est pratiqué sur 38 % des surfaces.
La fertilisation
Pas de fertilisation azotée
La majorité des surfaces en protéagineux n’est pas fertilisée en azote, allant jusqu’à 98 % des surfaces en pois protéagineux et près de 89 % des surfaces en soja.
Les légumineuses possèdent une propriété essentielle, celle de capturer l’azote atmosphérique en s’associant à des bactéries du sol (Rhizobiums).
Cette association aboutit à la formation des nodosités situées sur les racines, dans lesquelles se fixe l’azote atmosphérique qui est ensuite transféré à la plante sous une forme assimilable.
En condition normale, les plantes légumineuses n’ont donc pas besoin de fertilisation azotée. Il peut arriver en cas de mauvaise nodulation (stress hydrique, sol trop riche en azote, problème d’inoculation…) qu’un apport d’azote soit exceptionnellement possible, avant la floraison. Lorsqu’elle a lieu, la fertilisation azotée est majoritairement réalisée avec de l’azote organique : jusque 113 kg/ha pour le soja et 96 kg/ha pour le pois protéagineux.
La fertilisation en phosphate
Les cultures protéagineuses sont minoritairement fertilisées en phosphate, avec respectivement 25 % et 33 % de surfaces en soja et pois protéagineux. Les quantités moyennes apportées en phosphate sont 48,9 et 50,3 kg/ha.
Fertilisation en phosphate | Pois protéagineux | Soja |
|---|---|---|
| Quantité moyenne (kg/ha) | 50,3 | 48,9 |
| Part des surfaces fertilisées (%) | 32,6% | 25,2% |
La fertilisation en potassium
Le soja est la culture la plus fertilisée en potassium, avec plus de 30 % des surfaces fertilisées avec une dose moyenne de près de 51 kg/ha.
Fertilisation en potassium | Pois protéagineux | Soja |
|---|---|---|
| Quantité moyenne (kg/ha) | 44,6 | 50,8 |
| Part des surfaces fertilisées (%) | 24,9% | 30,1% |
Le soja majoritairement irrigué en 2021
En 2021, l’irrigation est mise en place sur 55 % des surfaces de soja et sur 5 % des superficies de pois protéagineux en Occitanie.
Le nombre de tours d’eau moyen après le semis s’élève en moyenne à 3,4 tours pour le soja et 1 tour pour la culture des pois protéagineux. Les apports moyens sont d’environ 990 m3/ha et 310 m3/ha respectivement pour le soja et les pois protéagineux.
La protection phytosanitaire des protéagineux
L’indicateur de fréquence de traitement (IFT)
L’indicateur de fréquence de traitement moyen (IFT) sur l’ensemble des parcelles est de 3,5 pour les pois protéagineux et de 0,9 pour le soja. Cet indicateur se décompose comme la somme des IFT herbicides, fongicides, insecticides, autres traitements dont semences.
Le soja
Pour la culture du soja, les principaux types de traitements sont des herbicides avec un IFT de 0,8 et le traitement des semences (IFT de 0,1). Le nombre de traitement phytosanitaire est de 1,3 en moyenne avec 1,3 traitement pour les herbicides.
L’écart interquartile s’élève à 1,8 c’est-à-dire que la moitié des surfaces ont un IFT compris entre 0 et 1,8. Ainsi une exploitation sur quatre possède un IFT supérieur à 1,8 et cela concerne 24 % des surfaces.
Le pois protéagineux
Pour les pois protéagineux, les principaux types de traitements sont fongicides, insecticides et herbicides. Les traitements fongicides contribuent pour 1 à l’IFT moyen, tout comme les traitements insecticides. L’IFT herbicides s’élève à 0,8 et celui du traitement des semences à 0,7. Le nombre moyen de traitements phytosanitaires est de 3,7 en 2021 avec 1,3 traitements fongicides et herbicides en moyenne et 1 traitement moyen en insecticides.
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