Bovins - Novembre 2025 : Repli des volumes abattus mais hausse confirmée des exports de broutards, des prix très élevés

En 2024, l’Occitanie se situait au 6ème rang des régions avec 289 milliers de bovins abattus, soit 7% des effectifs nationaux, affichant une baisse de -1,2% par rapport à 2023, contre -8,7% entre 2022 et 2023.
Sur les 9 premiers mois de l’année 2025, avec 59,9 milliers de tonnes équivalent carcasse, la région enregistre un retrait de -3,5% des volumes abattus de bovins entre 2024 et 2025. L’évolution régionale est stable pour les vaches mais baisse de -4,4% pour les génisses et de -2,3% pour les veaux. La diminution des abattages se poursuit en lien avec la diminution des cheptels, alors que les exports de broutards, profitant des marchés favorables, sont en hausse de +7% par rapport à 2024 et de +8% par rapport à 2023. Le cours de la vache de réforme, porté par une offre restreinte et malgré un léger repli début novembre, n’a cessé de s’envoler depuis le début de l’année. La cotation vache de type « P » Grand Sud entrée abattoirs standard (STD) hors SIQO atteint 6,39 €/kg en semaine 45, soit +53% par rapport à 2024. La cotation des veaux de boucherie non élevés au pis (classe U) Grand Sud est de 9,9 €/kg en semaine 46, dépassant de17% le niveau déjà élevé de l’an dernier à la même période et +27% au-dessus de la moyenne 2020-2022. Les coûts de l’alimentation des bovins confirment leur repli pour la troisième année consécutive.
Côté consommation, selon le Kantar Wordlpanel, la baisse de la consommation de viandes de bœuf des ménages français se poursuit mais ralentit. L’évolution des achats de viandes de bœuf de boucherie est de -2,2% sur les huit premiers de l’année entre 2024 et 2025, contre -4,2% sur la même période entre 2023 et 2024.
Apres les épizooties de Maladie Hémorragique (MHE) en 2023/2024 et de Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) en 2024/2025, la Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC) a fait son apparition en France en juin 2025 en Auvergne-Rhône-Alpes, et touche désormais la Bourgogne-Franche-Comté et l’Occitanie. Cette autre maladie virale affecte les bovins et entraine des pertes de production importantes du cheptel infecté pouvant aller jusqu’au décès. Dans la région, au 25 novembre 2025, 18 foyers (affectant 18 élevages) sont confirmés dans les Pyrénées-Orientales (PO). Une zone de protection et une zone de surveillance, où s’appliquent des mesures de prévention (renforcement de la surveillance vétérinaire, désinsectisation, abattage de troupeaux contaminés, vaccination…) ainsi que des restrictions sur le déplacement des bovins, ont été mises en place dans les PO et départements limitrophes. La vaccination est obligatoire dans les zones réglementées et interdite sur le reste du territoire. La vaccination induit des restrictions fortes sur les déplacements des bovins vaccinés, qui ne peuvent plus être exportés avec la même facilité qu’en l’absence de vaccination, et impacte donc les échanges commerciaux. La gestion de cette crise a donné lieu à la réunion du Conseil Régional d’Orientation de la Politique Sanitaire Animale et Végétale le 07 novembre dernier.
Pour en savoir plus

  • Bovins - Juin 2025 : Des prix très élevés, un repli des volumes abattus qui se poursuit et des exports de broutards qui repartent

    En 2024, l’Occitanie se situait au 6ème rang des régions avec 289 milliers de bovins abattus, soit 7% des effectifs nationaux, affichant une baisse de -1,2% par rapport à 2023, contre -8,7% entre 2022 et 2023.
    Sur les 4 premiers mois de l’année 2025, avec 27,1 milliers de tonnes équivalent carcasse, la région enregistre un retrait de -3,5% des volumes abattus de bovins entre 2024 et 2025. L’évolution régionale est de +0,9% pour les vaches, de -5,9% pour les génisses et de -1,3% pour les veaux. La diminution des abattages qui se poursuit, continue à tendre le marché et après un repli fin 2024 de quelques semaines dû à une offre à ce moment plus étoffée, le cours de la vache de réforme continue son envolée depuis le début de l’année. La cotation vache de type « P » Grand Sud entrée abattoirs standard (STD) hors SIQO atteint 5,79 €/kg en semaine 20, soit +34% par rapport à 2024. La cotation des veaux de boucherie non élevés au pis (classe U) Grand Sud est de 8,7 €/kg en semaine 25, dépassant de 7% le niveau déjà élevé de l’an dernier à la même période et +20% au-dessus de la moyenne 2020-2022. Les coûts de l’alimentation des bovins se sont stabilisés depuis la mi-2024.

    Côté consommation, selon le Kantar Wordlpanel, la baisse de la consommation de viandes de bœuf des ménages français se poursuit de façon assez prononcée en 2025. La baisse des achats de viandes de bœuf de boucherie est de -9,4% sur les 4 premiers de l’année entre 2024 et 2025.

    Suite à l’apparition de la maladie hémorragique épizootique (MHE) qui touche l’Occitanie depuis septembre 2023 et de la poursuite de la décapitalisation, les exportations de broutards 6-18 mois étaient en baisse de -8,3% entre 2022 et 2023 mais semblent se stabiliser suite à la réouverture progressive des marchés depuis octobre 2023. Elles sont finalement en légère hausse de +0,7% entre 2023 et 2024, cette hausse qui se poursuit en 2025, est de +6,5% entre les premiers trimestres 2024 et 2025.

    Les épidémies de MHE et de fièvre Catarrhale Ovine (FC08) qui touchent aussi les bovins ont fortement ralenti depuis le début de l’année et plus aucun foyer n’a été détecté dans la région depuis fin mai.
    L’arrivée de la FC03 présente surtout dans le Nord-Est de la France est surveillée et il existe 5 foyers en Occitanie (dans le 31,81 et 82).
    La FC01 actuellement présente en Espagne est surveillée également. La vaccination est possible pour toutes ces maladies vectorielles. Par ailleurs, un foyer de Dermatose Nodulaire Contagieuse autre maladie virale qui affecte les bovins, déjà présente en Italie et Sardaigne a été confirmé en Savoie fin juin.

  • Bovins - Avril 2025 : des prix élevés, des exports de broutards stables et un repli des volumes abattus qui se confirment

    En 2024, l’Occitanie se situait au 6ème rang des régions avec 289 milliers de bovins abattus, soit 7% des effectifs nationaux, affichant une baisse de -1,2% par rapport à 2023, contre -8,7% entre 2022 et 2023.
    Sur les 2 premiers mois de l’année 2025, la région enregistre un retrait de -4% des volumes abattus de bovins entre 2024 et 2025, avec 13,2 milliers de tonnes équivalent carcasse. L’évolution régionale est de +0,2% pour les vaches, de -2,8% pour les génisses et de -5,5% pour les veaux. En lien avec la diminution des abattages qui tend le marché et après un repli fin 2024 de quelques semaines dû à une offre à ce moment plus étoffée, le cours de la vache de réforme s’envole depuis le début de l’année. La cotation vache de type « P » Grand Sud entrée abattoirs standard (STD) hors SIQO atteint 5,11 €/kg en semaine 13, soit +22% par rapport à 2024. La cotation des veaux de boucherie non élevés au pis (classe U) Grand Sud est de 8,9 €/kg en semaine 13, dépassant de 6% le niveau déjà élevé de l’an dernier à la même période et +20% au-dessus de la moyenne 2020-2022. Les coûts de l’alimentation des bovins se sont stabilisés depuis la mi-2024.
    Côté consommation, selon le Kantar Wordlpanel, la baisse de la consommation de viandes de bœuf des ménages français se poursuit. De -12% entre 2022 et 2021, elle est de -3% entre 2022 et 2023 et encore de -4% entre 2023 et 2024.
    Suite à l’apparition de la maladie hémorragique épizootique (MHE) qui touche l’Occitanie depuis septembre 2023 et de la poursuite de la décapitalisation, les exportations étaient en baisse de -8,4% entre 2022 et 2023 mais semblent se stabiliser suite à la réouverture progressive des marchés depuis octobre 2023. Elles sont finalement en légère hausse de +0,3% entre 2023 et 2024.
    La progression de l’épidémie de MHE a fortement ralenti depuis le début de l’année. Entre le 1er janvier et 1er avril 2025, le nombre de foyers de MHE recensés en Occitanie a augmenté de seulement 11% (+161 foyers), principalement dans l’Aveyron, le Tarn et le Tarn-et-Garonne, alors que le nombre foyers détectés entre le 1er juin et le 12 décembre 2024 était de 1390. Dernièrement, l’Espagne et quasiment toutes les provinces d’Italie ont par ailleurs assoupli leurs conditions de mouvements applicables aux bovins et ovins originaires de France, restreintes en raison de la présence de fièvre catarrhale ovine (FCO), autre maladie vectorielle qui touche aussi les bovins. Face aux risques liés à la recrudescence de la FCO de sérotype 1 en Espagne, l’Etat mettra à disposition dans les prochaines semaines des doses de vaccin FCO1 dans tous les départements pyrénéens, ainsi que dans le Gers, l’Aude et les Landes. Pour en savoir plus


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