Note de conjoncture 2026 n°1

Cette seconde note de conjoncture 2025 du SRISET Occitanie dresse le bilan de l’activité agricole régionale au 1er juillet 2026. La prochaine note de conjoncture paraîtra mi-septembre.

Météorologie et ressources hydriques

L’automne 2025 et le début de l’année 2026 sont marqués par un contraste thermique et pluviométrique important. L’anomalie de température reste globalement positive sur la période hivernale. Les précipitations sont très hétérogènes, alternant déficits marqués sur les zones méditerranéennes en automne et excédents records durant l’hiver. Cette situation perturbe la réalisation des travaux agricoles (semis, fertilisation…).

L’hiver 2025-2026 est particulièrement doux, avec une anomalie thermique hivernale de +1,5°C en Occitanie.

Janvier 2026 affiche des températures proches des normales avec des précipitations abondantes.

Février 2026 se distingue par une douceur exceptionnelle (+3°C) et des pluies record (+140 %), liées à une succession de tempêtes (Nils, Oriana, Pedro).
L’ensoleillement reste très déficitaire, notamment sur le littoral méditerranéen.

Le mois de mars 2026 est proche des normales (+0,5°C), avec un cumul de précipitations fortement contrasté entre départements. Les Pyrénées-Orientales enregistrent un excédent de pluie pouvant atteindre 210%. Des épisodes de vents forts et une grêle marquante surviennent le 22 mars, notamment dans l’Hérault, affectant fortement l’arboriculture (abricotiers) et des productions sensibles comme l’oignon doux des Cévennes. Les pluies conséquentes de mars ont permis une recharge exceptionnelle des nappes du pourtour méditerranéen. La sortie d’hiver est difficile sur certains secteurs avec des sols très engorgés. Quelques conséquences agronomiques sont signalées : asphyxies racinaires, impasse sur certains traitements phytosanitaires par manque de portance des sols…

Le printemps 2026 débute par un mois d’avril inhabituellement chaud, il s’agit du plus doux jamais mesuré en Occitanie (+2,5 à +3°C par rapport aux normales). Les précipitations sont très faibles, avec un déficit régional de 50 % et jusqu’à 80 % dans l’Hérault. L’ensoleillement est largement excédentaire (+25 à +30 %), marquant une rupture nette après un hiver maussade.

Mai 2026 est dans la continuité d’avril avec des températures excédentaires (+1,5°C à 2°C en moyenne) et un déficit de précipitations. Plusieurs épisodes orageux violents, parfois grêligènes, interviennent entre fin avril et mi-mai. La fin du mois de mai se conclut par un pic de chaleur exceptionnel dépassant, sur de nombreux secteurs les 30°C, voire même les 35°C.

En fin de printemps, les sols connaissent un assèchement notable et la vidange des nappes se poursuit. Mi-juin les nappes phréatiques de la région reviennent à des niveaux proches des normales après un hiver et un début de printemps excédentaires.

Sources : Météo France, Agreste, OIEau

Figure 1 : Ecarts aux normales des températures et précipitations dans l’Ouest de l’Occitanie (Albi, Anglars, Auch, Cos, Montauban, Rodez, Tarbes, Toulouse)

Ecarts aux normales des températures et précipitations dans l’Ouest de l’Occitanie (Albi, Anglars, Auch, Cos, Montauban, Rodez, Tarbes, Toulouse) | Source : Agreste-Météo France, normales 1991-2020

Figure 2- Ecarts aux normales des températures et précipitations sur le littoral méditerranéen d’Occitanie (Nîmes, Montpellier, Perpignan, Carcassonne)

Figure 2- Ecarts aux normales des températures et précipitations sur le littoral méditerranéen d’Occitanie (Nîmes, Montpellier, Perpignan, Carcassonne) | Source : Agreste-Météo France, normales 1991-2020

Prix : suivi des indices nationaux

Prix des moyens de production

Depuis près de deux ans, les prix des intrants agricoles (IPAMPA, Fig.3) étaient relativement stables. Mais la crise au Moyen-Orient est venue perturber cet équilibre. L’indice qui traduit l’augmentation globale des charges (IPAMPA Total) progresse ainsi de 7% entre février et avril 2026 passant de 125 à 134.
Depuis le début de l’année 2026, deux types de charges expliquent quasiment à elles seules la hausse des coûts de production. Il s’agit des postes énergie et lubrifiants d’une part et des engrais et amendements d’autre part qui ont respectivement progressé de 51% et 13% depuis janvier 2026. Ces évolutions sont directement liées au conflit au Moyen-Orient et en particulier au blocage du détroit d’Ormuz. En comparaison avec janvier 2020, les prix de ces intrants ont connu une augmentation substantielle : engrais et amendements : +83 % ; énergie et lubrifiants : +115 %.

Cette pression inflationniste pèse sur la trésorerie des exploitations et leur rentabilité (plus fortement pour celles qui n‘avaient pas consolidé leur stock d’intrants avant la crise). Les filières les plus impactées sont celles dont l’évolution des prix de production n’ont pas permis de compenser la hausse des charges (grandes cultures, la viticulture élevage porcin).

Prix des produits agricoles

En avril 2026, l’indice général des prix à la production (IPPAP, Fig. 4) recule de 2 % par rapport à avril 2025. Cet indice reste inférieur à celui des charges (IPAMPA), ce qui traduit un déséquilibre économique défavorable pour les exploitants agricoles par rapport à la situation observée en janvier 2020.
Cependant, cette tendance globale masque des disparités importantes entre les différentes filières. Les bovins viande continuent leur progression (+20% en un an) et battent un record en avril 2026 avec niveau deux fois plus haut qu’en 2020. Les ovins, quant à eux, se maintiennent à un niveau élevé, proche de celui enregistré en avril 2025.

À l’inverse, les céréales et le vin stagnent à des niveaux comparables à ceux de 2020, sans reprise notable. Les porcins, qui avaient bénéficié d’une période favorable entre 2023 et 2024, connaissent un repli marqué depuis l’été 2025. Enfin, les cours laitiers accusent une baisse de 9 % depuis décembre 2025, contribuant à la dégradation de la conjoncture pour cette filière.

Sources : Agreste-INSEE

Figure 3 : Indices mensuels nationaux des prix agricoles à la production (IPPAP)

Sources : Agreste-INSEE

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Figure 3- Indices mensuels nationaux et des prix d’achat des moyens de production agricole (IPAMPA)
IPAMPA- Indice totalIPAMPA- Engrais et amendementsIPAMPA- Énergie et lubrifiantsIPAMPA- Aliments des animauxIPAMPA- Produits de protection des cultures
2025-01 125,7 147,9 160,5 124,6 105,2
2025-02 125,8 152,9 155 124,8 105,1
2025-03 125,3 155,5 145,1 125 105,7
2025-04 124,6 154,8 137,7 124,8 106,5
2025-05 124,1 152,7 135,5 124,3 106,7
2025-06 124,7 154,2 141,6 123,6 105,6
2025-07 125,1 157,1 143,5 122,7 105,6
2025-08 124,3 157 138,3 121,6 105,6
2025-09 124,1 155,5 142 120,5 105,2
2025-10 124,2 156,6 140,8 119,4 105,1
2025-11 125,2 160,7 148,1 118,3 103,6
2025-12 123,7 161,6 135,4 117,9 102,2
2026-01 124,4 162,2 141,8 117,4 101,1
2026-02 125 164,8 145,2 117,1 101,2
2026-03 132,1 176,9 206 117,5 103,4
2026-04 133,7 182,7 214,5 119,1 104
2026-05 132,6 182,6 198 120,1 104,1

Figure 4 : Indices mensuels nationaux et des prix d’achat des moyens de production agricole (IPAMPA)

Source : Agreste – INSEE

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Figure 4- Indices mensuels nationaux des prix produits agricoles à la production (IPPAP)
IPPAP - Indice généralIPPAP - CéréalesIPPAP - VinsIPPAP - OvinsIPPAP - Gros BovinsIPPAP -PorcinsIPPAP -Lait
2025-01 130,5 121 103,9 153,6 151,2 121,1 138,3
2025-02 131,7 120,7 106,5 147,9 157,9 121 138,5
2025-03 132,3 116,1 104,8 152,9 165,2 121,3 137,7
2025-04 131,9 111,8 104,4 161 172,2 126,8 136,7
2025-05 129,8 108 106,7 155,6 178,9 127,7 136,8
2025-06 129,3 107,2 105,9 150,4 184,4 129,7 138,3
2025-07 129,1 108 102,9 140,7 185,4 134,1 139,5
2025-08 131,2 106,4 100,2 133,7 190,1 130,4 141,2
2025-09 130,3 102,5 98,3 132 198 121,8 142,1
2025-10 129,5 102 98,4 133 204,5 113 141,1
2025-11 130,6 103,3 104,6 138,6 203,5 110,4 138,4
2025-12 130 102 103 146,6 202,4 108,3 137,2
2026-01 130,9 103 107,5 148,8 204,7 104,4 132,5
2026-02 130,1 103,7 103,7 146,6 208,3 103,4 128,7
2026-03 130,8 106,7 102,7 155,5 210,2 103,8 124,6
2026-04 129,4 105,2 101,1 157,2 205,7 104,9 124,5
2026-05 128,4 113,5 101,8 157,8 196,2 105,2 124,4

Fruits et légumes : suivi de la production et du marché à l’expédition

Dans l’ensemble, la campagne de production 2026 en fruits et légumes débute dans des conditions favorables en Occitanie (Fig. 5). La production d’abricots constitue le principal point de fragilité de la campagne, en particulier dans le bassin du Roussillon. Toutefois, l’instabilité climatique et la succession des pics de chaleur depuis mai incitent à la prudence quant aux perspectives pour la suite de la campagne. Aucun phénomène de gel massif n’est à signaler en Occitanie en 2026.

Au niveau du marché, le bilan est plus contrasté et l’analyse doit tenir compte de la conjoncture du premier semestre 2026 (crise au moyen Orient) qui a fortement alourdi les coûts de production.
Les éléments fournis dans cette note reposent sur des éléments connus en juin 2026 et sont donc à appréhender en tant que tel. La situation par production est détaillée ci-après.

En Cerise, la campagne de production atteint des niveaux de rendements relativement élevés du fait d’une absence d’aléa climatique majeur. L’écart est de +21% avec la moyenne des rendements 2021 à 2025. Cependant, cette situation favorable est partiellement atténuée par des écarts de tri significatifs sur les chaînes de conditionnement. Le pic de chaleur de fin mai, avec des températures dépassant localement 35°C, a contribué à la dégradation de certains lots. De plus, le bilan de production moyen masque une certaine hétérogénéité entre producteurs en fonction du niveau d’équipement des vergers. La présence de filets paragrêle ou insect-proof s’avère très bénéfique pour lutter contre les aléas climatiques (grêle, fortes pluies) et les ravageurs dont drosophila suzukii.

Du fait d’une demande timide et d’une concurrence nationale inter-bassins élevées, les cours à l’expédition (Fig. 6) sont soit inférieurs à 2025, pour le Roussillon, soit comparables pour le bassin Sud-Ouest. Compte tenu de l’augmentation des charges qui pèsent sur la production (augmentation du GNR, des engrais, des frais de conditionnement et de transport), les marges unitaires sont réduites et atténuent sensiblement le bénéfice généré par l’augmentation des volumes commercialisés.

La production d’abricots en Occitanie connaît une année difficile avec des niveaux de rendement moyens à l’échelle de la région inférieurs de 23% à la moyenne des 5 dernières campagnes. Cette situation est encore plus dégradée à l’échelle des Pyrénées-Orientales où des baisses de l’ordre de 50% peuvent être constatées sur certains secteurs. Le manque de froid hivernal, les fortes pluies voire la grêle du début de saison et les grandes amplitudes thermiques ont entraîné, sur des arbres affaiblis par les sécheresses successives des années passées, des baisses de rendement très significatives. Le vent a également pu dégrader la qualité de certains fruits tout comme les très fortes chaleurs de la fin du mois de mai. Les écarts de tri accentuent la baisse des volumes commercialisables. Dans ce contexte, le début de campagne de cotation sur le bassin du Roussillon démarre précocement, avec deux semaines d’avance, à des niveaux supérieurs aux années précédentes (+6% à +12% par rapport à 2025 en semaine 23). En semaine 24, la demande faiblit et les cours s’ajustent pour revenir vers des niveaux proches de 2025 et de la moyenne olympique quinquennale.

En pêches et nectarines, les prévisions de récolte en Occitanie sont optimistes avec des niveaux de rendement supérieurs à ceux de l’année passée (+2%) et à la moyenne 2021-2025 (+7%). Cette situation favorable est également celle qui prédomine à l’échelle nationale et européenne (Agreste, Medfel). L’enjeu majeur pour cette campagne qui démarre précocement, du fait des fortes chaleurs printanières, se situe au niveau de la commercialisation. Les concurrences internationale et inter-bassins pourraient toutefois peser sur les cours si la demande reste limitée. Le début de campagne des cotations RNM dans le bassin Roussillon démarre avec deux semaines d’avance sur 2025 à des niveaux légèrement supérieurs à la moyenne quinquennale olympique (+5% en pêche et +2% en nectarine).

En pommes, les prévisions de rendement sont proches de la moyenne 2021-2025 (Fig. 5) et les surfaces sont en très légère baisse. L’année est moins bonne que la précédente du fait de conditions météorologiques pénalisantes (froid et pluie à la floraison, puis pics de chaleur au moment du grossissement des fruits) et d’une pression sanitaire difficile à maîtriser (pucerons).

Après une année 2025 catastrophique, les prévisions de production en courgette reviendraient à des niveaux plus conformes, et même supérieurs à la moyenne 2021-2025 (rendements en hausse de +12%). Si le faible niveau d’ensoleillement et les pluies excessives ont pénalisé le début de campagne en fin d’hiver, la situation s’est améliorée au printemps laissant espérer une année plus favorable. Cependant, les conséquences des épisodes de très forte chaleur en mai et juin restent à surveiller. Depuis le début de la période de cotation 2026, réalisée par le centre RNM d’Avignon, en avril, les cours sont sensiblement supérieurs à 2025 et comparables à la moyenne des trois dernières campagnes.

En 2026, en Occitanie, la production de concombre est estimée en progression pour la deuxième année consécutive à la faveur d’un accroissement des surfaces et des rendements. Le manque de lumière en fin d’hiver a toutefois freiné la production jusqu’à un retournement de situation en semaines 9 et 10 (+20% d’ensoleillement par rapport aux normales). Comme en courgettes, les prévisions 2026 pourraient être revues à la baisse en fonction des conséquences que pourraient avoir les différents pics de chaleur estivaux. Les cotations établies par le centre RNM de Perpignan au stade expédition montrent des cours comparables aux moyennes olympiques quinquennales jusqu’en semaine 16. Ensuite les cours remontent sensiblement.

Du côté des tomates, la productivité est en forte hausse par rapport à 2025 (+15%). Les surfaces sont en léger repli. Au niveau commercial, le début de campagne est assez favorable avec une concurrence internationale réduite du fait de conditions climatiques dégradées en Espagne et au Maroc. De mars à mi-avril on constate ainsi des niveaux de cotation établis par le RNM d’Avignon au stade expédition de l’ordre de +10% à +40% par rapport à 2025 sur le Bassin Sud-Est. Les cours fléchissent ensuite (semaines 24 et 25) et reviennent à des niveaux comparables à 2025. Comme pour la courgette, les épisodes de très forte chaleur en mai et surtout juin pourraient venir sensiblement dégrader ces prévisions initiales.

Sources : Estimations SRISET, Agreste, RNM Occitanie et PACA, MedFel

Figure 5- Tendances d’évolution des surfaces et rendements des principaux fruits et légumes en 2026 en Occitanie

Figure 5- Tendances d’évolution des rendements des principaux fruits et légumes en 2026 en Occitanie | Source : Prévisions de récolte ou estimations provisoires au 01/07/2026, SRISET, SAA, Agreste

Ce tableau présente les données de production agricole en 2026 pour différents fruits et légumes, répartis par bassin de production en France (Occitanie et Languedoc-Roussillon). Il compare les rendements entre 2026 et 2025, ainsi qu’avec la moyenne des années 2021-2025, et indique la tendance d’évolution des surfaces cultivées entre 2026 et 2025.
Fruits (Occitanie) :

Abricots
Rendement 2026 vs 2025 : Baisse de 20%.
Rendement 2026 vs moyenne 2021-2025 : Baisse de 23%.
Tendance des surfaces : En diminution (flèche vers le bas : ↓).

Cerises
Rendement 2026 vs 2025 : Hausse de 2%.
Rendement 2026 vs moyenne 2021-2025 : Hausse de 20%.
Tendance des surfaces : En diminution (↓).

Pêches
Rendement 2026 vs 2025 : Hausse de 2%.
Rendement 2026 vs moyenne 2021-2025 : Hausse de 7%.
Tendance des surfaces : En augmentation (flèche vers le haut : ↑).

Pommes
Rendement 2026 vs 2025 : Baisse de 11%.
Rendement 2026 vs moyenne 2021-2025 : Baisse de 1%.
Tendance des surfaces : En diminution (↓).

Légumes (Languedoc-Roussillon) :

Concombres
Rendement 2026 vs 2025 : Hausse de 2%.
Rendement 2026 vs moyenne 2021-2025 : Hausse de 3%.
Tendance des surfaces : En augmentation (↑).

Tomates (hors industrie)
Rendement 2026 vs 2025 : Hausse de 16%.
Rendement 2026 vs moyenne 2021-2025 : Hausse de 20%.
Tendance des surfaces : En diminution (↓).

Courgettes
Rendement 2026 vs 2025 : Hausse de 51%.
Rendement 2026 vs moyenne 2021-2025 : Hausse de 12%.
Tendance des surfaces : Stable (symbole =).

Figure 6 - Cotations hebdomadaires des principaux fruits et légumes suivis par les centres RNM en 2026 en Occitanie au stade expédition Cotation en € HT (par kg si non précisé) S10 = Semaine N°10

Figure 6- Cotations hebdomadaires des principaux fruits et légumes suivis par les centres RNM en 2026 en Occitanie et sur le bassin Sud-Est au stade expédition Cotation en € HT (par kg si non précisé) | Source : Estimations RNM des centres de Perpignan, Toulouse et Avignon

Ce tableau présente les prix hebdomadaires de plusieurs fruits et légumes suivis par les centres RNM entre les semaines 10 et 26. Les colonnes indiquent les semaines S10 à S26. Les lignes présentent le centre RNM, le produit, la variété, la catégorie commerciale puis les prix observés. Les cellules sont colorées selon l’écart à la moyenne olympique hebdomadaire 2020-2024 : vert pour un prix supérieur de plus de 5 %, bleu pour un prix compris entre moins 5 % et plus 5 %, rouge pour un prix inférieur de plus de 5 %. Les cellules blanches correspondent à une absence de cotation.

Perpignan – Abricot

Produit : Abricot. Variété : Orange-rouge Roussillon. Catégorie I, calibre 40 à 45 millimètres, plateau.

Aucune cotation des semaines 10 à 20.

S21 : 2,5 euros, fond bleu.
S22 : 2,5 euros, fond vert.
S23 : 2,5 euros, fond vert.
S24 : 2,3 euros, fond bleu.
S25 : 2,2 euros, fond vert.
S26 : 2,1 euros, fond vert.
Perpignan – Cerise

Produit : Cerise. Variété : Cerise Rouge Roussillon. Plateau de 24.

Aucune cotation des semaines 10 à 17.

S18 : 9,4 euros, fond rouge.
S19 : 7,3 euros, fond bleu.
S20 : 5,4 euros, fond bleu.
S21 : 4,3 euros, fond bleu.

Aucune cotation ensuite.

Toulouse

Produit : Cerise. Variété : Cerise Rouge Sud-Ouest. Plateau de 24.

Aucune cotation jusqu’à la semaine 18.

S19 : 5,7 euros, fond bleu.
S20 : 5,0 euros, fond rouge.
S21 : 4,7 euros, fond rouge.
S22 : 4,6 euros, fond vert.
S23 : 3,9 euros, fond rouge.
S24 : 3,6 euros, fond rouge.
S25 : 4,0 euros, fond gris ou blanc, sans mise en évidence particulière.
Perpignan

Produit : Pêche et nectarine. Variété : Nectarine blanche. Catégorie I, qualité supérieure, plateau d’un kilogramme.

Aucune cotation jusqu’à la semaine 22.

S23 : 3,3 euros, fond vert.
S24 : 3,0 euros, fond bleu.
S25 : 2,8 euros, fond bleu.
S26 : 2,7 euros, fond bleu.
Avignon

Produit : Courgette. Variété : Verte Sud-Est. Colis de 10 kilogrammes, calibre 14 à 21 centimètres.

Aucune cotation jusqu’à la semaine 17.

S18 : 1,4 euro, fond vert.
S19 : 1,3 euro, fond vert.
S20 : 1,2 euro, fond bleu.
S21 : 1,2 euro, fond bleu.
S22 : 1,2 euro, fond bleu.
S23 : 1,0 euro, fond vert.
S24 : 0,9 euro, fond bleu.
S25 : 0,9 euro, fond bleu.
S26 : 0,9 euro, fond bleu.
Avignon

Produit : Tomate. Variété : Ronde Grappe. Catégorie Extra, au kilogramme.

S10 : 3,2 euros, fond bleu.
S11 : 3,1 euros, fond bleu.
S12 : 3,2 euros, fond bleu.
S13 : 3,3 euros, fond bleu.
S14 : 3,5 euros, fond bleu.
S15 : 3,4 euros, fond vert.
S16 : 2,5 euros, fond vert.
S17 : 1,9 euro, fond vert.
S18 : 1,5 euro, fond bleu.
S19 : 1,4 euro, fond bleu.
S20 : 1,3 euro, fond vert.
S21 : 1,6 euro, fond vert.
S22 : 1,8 euro, fond vert.
S23 : 1,1 euro, fond rouge.
S24 : 1,3 euro, fond bleu.
S25 : 2,1 euros, fond vert.
Perpignan

Produit : Concombre. Variété : Concombre. Catégorie 400 à 500 grammes Roussillon, à la pièce.

S10 : 1,0 euro, fond vert.
S11 : 0,9 euro, fond bleu.
S12 : 0,8 euro, fond bleu.
S13 : 0,8 euro, fond bleu.
S14 : 0,7 euro, fond bleu.
S15 : 0,7 euro, fond rouge.
S16 : 0,7 euro, fond bleu.
S17 : 0,6 euro, fond bleu.
S18 : 0,6 euro, fond vert.
S19 : 0,6 euro, fond bleu.
S20 : 0,7 euro, fond bleu.
S21 : 0,7 euro, fond bleu.
S22 : 0,7 euro, fond bleu.
S23 : 0,7 euro, fond vert.
S24 : 0,7 euro, fond bleu.
S25 : 0,7 euro, fond bleu.
S26 : 0,9 euro, fond vert.

Viticulture : campagne de production et suivi du marché

Campagne de production

Après un hiver et un début de printemps ayant permis la recharge de la réserve utile des sols, et en l’absence de gel significatif, le débourrement de la vigne s’est déroulé dans de bonnes conditions en Occitanie. Fin mai, un pic de chaleur très précoce, avec des températures dépassant fréquemment 30 °C voire 35 °C sur certains vignobles, perturbe la situation et met la vigne à l’épreuve. Fin juin, un épisode caniculaire qui rappelle celui de 2019 éprouve le vignoble occitan et plus fortement encore les vignobles hexagonaux.
À ce stade, compte tenu de l’enchaînement d’épisodes climatiques exceptionnels, toute projection sur la campagne de production 2026 demeure prématurée. Par ailleurs, les deux campagnes successives d’arrachage devraient également amoindrir les volumes produits au niveau régional. Au total, 16 800 ha ont été aidés dans le cadre de la campagne de réduction du potentiel de production 2024‑2025, auxquels s’ajoutera une partie des surfaces concernées par la nouvelle campagne d’aide à l’arrachage 2026‑2027.
Figure 8 : indices mensuels nationaux des prix des produits agricoles (IPPAP vins) des prix d’achat des moyens de production toutes Otex et viticulture (IPAMPA) et des prix observés sur le marché des vins en vrac en Occitanie (base 100 en 2020)

Prix et marché des vins

Sur le marché du vin en vrac en Occitanie (vins sans IG et vins IGP), la campagne 2025-2026, par une relative stabilité des prix moyens après deux années de baisse entre 2022 et 2024. Le prix des vins IGP progresse de 2% par rapport à la campagne précédente et celui des vins sans IG est stable tout comme celui des vins Bio (Fig. 7).
Les volumes échangés sont quant à eux en légère progression. Ceux des vins IGP en vrac gagnent 1% et ceux des vins sans IG poursuivent la tendance observée depuis plusieurs années avec une hausse +9%. Les volumes de transactions des vins bio en vrac font exception à cette tendance avec un recul de 5% par rapport à la campagne précédente. Dans l’ensemble, le marché demeure relativement stable et ne permet pas, à ce stade, d’entrevoir de sortie de crise. Celle‑ci pourrait même s’aggraver avec la hausse récente des coûts de production observée depuis mars 2026 (GNR, engrais, gaz, emballages), dans le contexte du conflit au Moyen‑Orient.
Figure 7 : Volumes vrac cumulés et prix moyens en Occitanie du 1er août au 1er mai par campagne entre 2020 et 2026.

Source FranceAgrimer Occitanie, traitement SRISET

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Fig 7 : Vins - Volumes vrac cumulés en Occitanie du 1er août au 1er mai par campagne entre 2020 et 2026
CapagneVolume IGP (Vrac)Volume SIG (Vrac)
2019-2020 6 124 506 1 046 177
2020-2021 7 179 134 1 337 543
2021-2022 5 246 763 1 041 938
2022-2023 5 467 932 1 247 565
2023-2024 4 563 815 1 319 165
2024-2025 4 859 113 1 527 198
2025-2026 4 920 905 1 670 485
Source FranceAgrimer Occitanie, traitement SRISET

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Figure 7 : prix moyens sur le marché Vrac en Occitanie du 1er août au 1er mai par campagne entre 2020 et 2026.
CapagnePrix moyen IGP (Vrac)Prix moyen SIG (Vrac)Prix moyen BIO (Vrac)
2019-2020 93,1 80,3 181,2
2020-2021 91,3 79,7 159
2021-2022 103 97,1 173,1
2022-2023 97,1 91,3 156,7
2023-2024 94,2 82,1 140,6
2024-2025 93,4 81,8 138,2
2025-2026 95,6 81,4 137,7

Sources : Agreste, Estimations SRISET, FranceAgrimer

Grandes cultures

Evolution des surfaces

Au 1er juillet, les estimations régionales établissent une augmentation des surfaces des cultures d’hiver avec des progressions respectives par rapport à 2025 de +3%, +5% et +18% pour le blé tendre, le blé dur et le colza (Fig. 10). La dynamique du colza, portée par des niveaux de prix plus favorables qu’en céréales, est particulièrement remarquable. Les surfaces en colza atteignent, en 2026, un niveau historiquement haut, 20% au-delà de la moyenne décennale.
S’agissant des cultures de printemps la situation est plus contrastée. La crise au Moyen-Orient qui a débuté en février 2026 a provoqué une hausse soudaine des prix des intrants au premier rang desquels figurent le gazole non routier et les engrais azotés. Dans un contexte économique déjà fragile pour les exploitations spécialisées en grandes cultures en Occitanie, cette augmentation des coûts de production semble avoir pesé sur les décisions de mise en culture. Le maïs, disposant de cours peu favorables en 2025-2026 a été écarté (repli de 25% des surfaces en maïs grain par rapport à 2025) au profit du tournesol, dont les cours sont en progression sensible (+8% de surface en 2026). Dans ce contexte, les orges de printemps ont également été fortement pénalisées (-38%), entraînant un repli de la sole totale en orges (-1%) alors que les orges d’hiver progressent (+4%).

Récolte des cultures d’hiver

Au 1er juillet, compte tenu de la très forte avancée des stades phénologiques engendrée par les deux pics de chaleur successifs de fin mai et fin juin, les récoltes des cultures d’hiver sont quasiment terminées. Pour les céréales à paille, les rendements du blé dur et du blé tendre sont inférieurs à 2025, avec respectivement -6% et -14%. En blé tendre, la productivité reste supérieure à la moyenne quinquennale (+3%) Les orges résistent avec un rendement comparable à 2025. En colza, on constate un repli par rapport à l’année précédente (-5%) tout en restant au-dessus de la moyenne 2021-2025 (+3%). L’avancement physiologique des cultures d’hiver semble avoir permis de minimiser l’impact de la canicule de fin juin.

Figure 10 - Tendances d’évolution des rendements et des surfaces des principales grandes cultures en 2026 en Occitanie

Figure 10 - Tendances d'évolution des rendements et des surfaces des principales grandes cultures en 2026 en Occitanie  - voir la transcription ci-dessous
Figure 10 - Tendances d’évolution des rendements et des surfaces des principales grandes cultures en 2026 en Occitanie | Sources : Agreste, Estimations SRISET au 01/07/2026

Description textuelle

Ce tableau compare l’évolution des rendements et des surfaces de six cultures entre les campagnes 2026 et 2025, ainsi que l’évolution des rendements de la campagne 2026 par rapport à la moyenne des campagnes 2021 à 2025.

Le tableau comporte six lignes correspondant aux cultures et trois colonnes de résultats :

Évolution des rendements 2026 / 2025 ;
Évolution des rendements 2026 / moyenne 2021-2025 ;
Évolution des surfaces 2026 / 2025.

Les cellules sont colorées selon l’importance et le sens de l’évolution :

Vert foncé : forte hausse.
Vert clair : hausse.
Bleu : stabilité ou évolution très faible.
Jaune : légère baisse.
Orange : baisse marquée.
Gris : donnée non disponible, indiquée par « ND ».

Les valeurs sont les suivantes :

Blé tendre
Évolution des rendements 2026 par rapport à 2025 : –6 %, cellule jaune.
Évolution des rendements 2026 par rapport à la moyenne 2021-2025 : +3 %, cellule vert clair.
Évolution des surfaces 2026 par rapport à 2025 : +3 %, cellule vert clair.
Blé dur
Évolution des rendements 2026 par rapport à 2025 : –14 %, cellule orange.
Évolution des rendements 2026 par rapport à la moyenne 2021-2025 : –6 %, cellule jaune.
Évolution des surfaces 2026 par rapport à 2025 : +5 %, cellule vert clair.
Orges
Évolution des rendements 2026 par rapport à 2025 : +1 %, cellule bleue.
Évolution des rendements 2026 par rapport à la moyenne 2021-2025 : +7 %, cellule vert clair.
Évolution des surfaces 2026 par rapport à 2025 : –1 %, cellule bleue.
Colza
Évolution des rendements 2026 par rapport à 2025 : –5 %, cellule jaune.
Évolution des rendements 2026 par rapport à la moyenne 2021-2025 : +3 %, cellule vert clair.
Évolution des surfaces 2026 par rapport à 2025 : +18 %, cellule vert foncé.
Tournesol
Évolution des rendements 2026 par rapport à 2025 : ND, donnée non disponible, cellule grise.
Évolution des rendements 2026 par rapport à la moyenne 2021-2025 : ND, donnée non disponible, cellule grise.
Évolution des surfaces 2026 par rapport à 2025 : +8 %, cellule vert clair.
Maïs grain
Évolution des rendements 2026 par rapport à 2025 : ND, donnée non disponible, cellule grise.
Évolution des rendements 2026 par rapport à la moyenne 2021-2025 : ND, donnée non disponible, cellule grise.
Évolution des surfaces 2026 par rapport à 2025 : –25 %, cellule orange.

Prix et Marché

En 2026, les prix moyens des céréales (cf. IPPAP Céréales Fig. 9) se maintiennent à des niveaux bas après la forte baisse intervenue entre janvier et septembre 2025 (-15%). A cette situation peu favorable s’ajoute une augmentation des coûts de production depuis février 2026 (GNR, engrais azotés). La situation économique, déjà très préoccupante pour les exploitations spécialisées en grandes cultures en Occitanie depuis 2023, risque encore de s’aggraver. Les seules productions dont l’évolution des prix permet d’envisager d’absorber au moins partiellement la hausse des coûts de production sont les oléoprotéagineux, au premier rang desquels figure le tournesol, avec des cours en hausse de 17% en mai 2026 par rapport à mai 2025.

Figure 9 - Indices mensuels nationaux des prix des produits agricoles (IPPAP) et des prix d’achat des moyens de production toutes Otex et céréales et oléoprotéagineux (IPAMPA)

Source : Agreste SSP, traitement SRISET

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Figure 9 - Indices mensuels nationaux des prix des produits agricoles (IPPAP) et des prix d’achat des moyens de production toutes Otex et céréales et oléoprotéagineux (IPAMPA)
IPAMPA- Otex Céréales et oléoprotéagineuxIPAMPA- Indice total (Toutes Otex)IPPAP CéréalesIPPAP Oléagineux
sept.-24 126 124 116,8 120,7
oct.-24 126 124 120,2 133,6
nov.-24 126 124 116,2 138,8
déc.-24 126 124 120,1 137,6
janv.-25 128 126 121 137,9
févr.-25 129 126 120,7 138,3
mars-25 129 125 116,1 134,4
avr.-25 128 125 111,8 124,6
mai-25 127 124 108 120,5
juin-25 128 125 107,2 120,7
juil.-25 129 125 108 121,1
août-25 129 124 106,4 122,4
sept.-25 128 124 102,5 123
oct.-25 129 124 102 124,4
nov.-25 130 125 103,3 131,6
déc.-25 129 124 102 126,7
janv.-26 130 124 103 128,5
févr.-26 131 125 103,7 131,6
mars-26 142 132 106,7 134,6
avr.-26 144 134 105,2 131,4

Sources : Estimations SRISET au 01/07/26 - Agreste.

Productions animales et fourrages

Bovins : un repli des volumes abattus qui se poursuit et des évolutions de prix qui diffèrent selon les catégories

Sur les 4 premiers mois de l’année 2026, avec 26,4 milliers de tonnes équivalent carcasse, la région enregistre un retrait de 2,9% des volumes abattus de bovins par rapport à 2025. La décapitalisation des cheptels se poursuit. L’évolution régionale est de -4,1% pour les vaches, -2,4% pour les génisses et de -8,8% pour les veaux.

Les exports régionaux de broutards, profitant des marchés favorables en 2025, étaient en hausse de 4% entre 2024 et 2025. Ils chutent cependant de 16% sur les 4 premiers mois de l’année, en raison des difficultés de circulation liées aux contraintes sanitaires (Dermatose nodulaire contagieuse, DNC) et d’une offre plus restreinte. Seuls les départements du nord de la région ont échappé à ces mesures de restrictions et vu leurs exports progresser. En Aveyron, la hausse était de 3,2% sur cette même période (Fig. 11).

L’offre restreinte en vaches de réforme a favorisé le maintien des cours à un haut niveau, qui se replient néanmoins depuis début avril. Cette tendance est en lien avec une baisse de la consommation, notamment en raison de la diminution du pouvoir d’achat, contraint par la hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation. La cotation vache de type « P+ » Grand Sud entrée abattoir standard (STD) hors SIQO atteint 5,9 €/kg en semaine 25 soit-9% par rapport à la semaine 15 et -2% par rapport à 2025. Elle reste cependant supérieure de +24% par rapport à 2024.

La cotation des veaux de boucherie non élevés au pis (classe U) Grand Sud se maintient à des niveaux élevés (Fig. 12). Malgré un léger repli depuis la semaine 14 en lien également avec la baisse de la consommation, la cotation est tout de même de 9,82€/kg au 15/06/2026 dépassant de 13% le niveau déjà élevé de 2025 à la même période et +29% au-dessus de la moyenne 2021-2023.
Selon le Kantar Worldpanel, l’évolution des achats de viande de bœuf de boucherie hors élaborée diminue de 10,5% entre 2024 et 2025. La tendance se poursuit entre janvier et avril 2026, avec un recul de -3,6% par rapport à la même période en 2025 et de -3,2% pour la viande hachée fraîche.

Après les épizooties de Maladie Hémorragique (MHE) en 2023-2024 et de Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) en 2024-2025, la DNC a fait son apparition en France fin juin 2025. Depuis un an, 75 élevages ont été affectés dans les régions Auvergne-Rhône-Alpes (80 foyers), Bourgogne-Franche-Comté (8 foyers) et Occitanie (29 foyers dont 22 dans les Pyrénées-Orientales). Toutes les mesures de prévention (renforcement de la surveillance vétérinaire, désinsectisation, abattage de troupeaux contaminés, vaccination…) ainsi que des restrictions sur le déplacement des bovins encore en cours, ont permis de stopper la propagation du virus. Aucun nouveau foyer n’a été détecté en France depuis début janvier 2026.

Figure 11- Evolution des exportations régionales de broutards (effectifs)

Source : Agreste BDNI Export

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Figure 11- Evolution des exportations régionales de broutards (effectifs)
Effectifs en têtesMoyenne 2021-2023202420252026
janv 12 589 15 062 14 482 12 980
fév 13 466 14 425 15 214 9 493
mars 15 086 15 424 18 360 15 432
avril 12 783 17 674 19 433 18 791
mai 12 307 14 867 16 045 0
juin 11 797 12 881 14 095 0
juil 8 914 12 942 13 723 0
aout 9 737 10 258 10 540 0
sept 13 143 16 625 18 418 0
oct 13 958 18 068 10 436 0
nov 14 910 14 383 20 679 0
déc 10 621 14 112 12 655 0

Figure 12- Evolution hebdomadaire des cotations des veaux de boucherie non élevés au pis classés U Rosé clair pour le bassin Grand Sud (entrée abattoir € HT / kg de carcasse)

Source : FranceAgrimer, traitement Sriset

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Figure 12- Evolution hebdomadaire des cotations des veaux de boucherie non élevés au pis classés U Rosé clair pour le bassin Grand Sud (entrée abattoir € HT / kg de carcasse)
semMoyenne 2021-2023202420252026
1 7,81 8,25 8,71 10,06
2 7,81 8,24 8,69 10,37
3 7,85 8,26 8,82 10,38
4 7,80 8,39 8,64 10,53
5 7,78 8,39 8,65 10,42
6 7,83 8,38 8,70 10,39
7 7,76 8,35 8,77 10,54
8 7,72 8,38 8,87 10,71
9 7,81 8,35 8,78 10,61
10 7,80 8,35 8,85 10,57
11 7,74 8,33 8,74 10,62
12 7,70 8,36 8,80 10,65
13 7,80 8,39 8,90 10,55
14 7,76 8,36 8,90 10,06
15 7,69 8,26 8,76 10,25
16 7,71 8,10 8,66 10,25
17 7,70 8,10 8,67 10,00
18 7,65 8,09 8,72 10,05
19 7,67 8,15 8,78 9,80
20 7,74 8,02 8,67 9,92
21 7,71 8,17 8,81 9,68
22 7,61 8,19 8,81 9,63
23 7,58 8,17 8,82 10,15
24 7,56 8,07 8,73 9,77
25 7,60 8,15 8,72 9,82
26 7,55 8,16 8,84 0
27 7,49 8,14 8,74 0
28 7,44 8,15 8,56 0
29 7,46 8,15 8,69 0
30 7,37 8,02 8,59 0
31 7,48 8,06 8,60 0
32 7,51 8,16 8,66 0
33 7,49 8,16 8,72 0
34 7,48 8,17 8,70 0
35 7,57 8,23 8,83 0
36 7,66 8,22 9,15 0
37 7,66 8,25 9,25 0
38 7,72 8,23 9,12 0
39 7,76 8,22 9,15 0
40 7,93 8,27 9,33 0
41 7,95 8,35 9,35 0
42 8,00 8,31 9,65 0
43 7,99 8,49 9,66 0
44 8,02 8,49 9,86 0
45 8,04 8,34 9,91 0
46 8,14 8,46 9,90 0
47 8,14 8,40 10,37 0
48 8,10 8,59 10,24 0
49 8,07 8,68 10,31 0
50 8,06 8,62 10,25 0
51 8,12 8,69 10,33 0
52 8,08 8,66 10,41 0

Ovins viande : abattage des ovins de réforme en hausse et cours très soutenus

Avec 7,2 milliers de tonnes, le volume total d’ovins abattus dans la région progresse de 2,2% entre 2025 et 2026 sur les 4 premiers mois de l’année. Les volumes abattus d’agneaux sont en légère baisse de -0,1% sur la même période mais ceux des ovins de réforme sont en hausse 23%.

La pénurie de l’offre à l’international et des cheptels français se poursuit, accentuée par les mortalités et baisse de fertilité des troupeaux résultant des épidémies de fièvre catarrhale de ces dernières années.

Les cours se maintiennent à des niveaux record, bien qu’en repli depuis la fin de la fête de l’Aïd el Kebir. Le prix de l’agneau couvert R 16/19 kg Grand Sud est de 10,86 €/kg de carcasse en semaine 25, +2% par rapport à 2025, soit +54% par rapport à la moyenne 2018-2022.

Selon le Kantar Worldpanel, la diminution de la consommation des viandes de boucherie ovines des ménages français s’accentue fortement. De -10,8% entre 2023 et 2024, et de -13,7% entre 2024 et 2025, elle est de -28,8 % sur les 4 premiers mois de l’année 2026.

La situation s’est stabilisée sur le plan sanitaire. La région a été peu touchée par les dernières épidémies de fièvre catarrhale ovine de sérotype 8 (FCO8) et 3 (FC03). Depuis le 1er juin 2026, 9 foyers de FC03 ont été recensés en France, dont un dans le Lot et 8 dans les Pyrénées-Atlantiques.

Porcins : volumes en légère hausse, cours stable et bas

Avec près de 36,2 milliers de tonnes, les volumes des porcs abattus dans la région sont en hausse de 3,6% sur les 4 premiers mois de l’année entre 2025 et 2026. Les abattages sont en progression depuis 2023.

Coté cotation, les cours sont stables et bas depuis le début de l’année. La cotation du porc charcutier de classe U Grand Sud est de 1,59 €/kg de carcasse en semaine 25 soit -18% en dessous de celle de l’année 2025 et seulement 4% au-dessus valeurs moyennes 2018-2022.

Volailles et palmipèdes gras : des abattages de canards toujours en baisse et une légère hausse pour les poulets de chair

Avec près de 3,1 milliers de têtes soit 38% des abattage nationaux, l’effectif régional de canards gras abattu est en repli de 11,6% sur les 4 premiers mois de l’année. La baisse était de 5,4% entre 2024 et 2025. Le rattrapage des niveaux d’avant la crise (grippe aviaire) s’était fait entre 2023 et 2024, avec une évolution de +30%. L’effectif régional de poulets abattus sur les 4 premiers mois de l’année est en hausse de 2,9% avec 11,2 millions de têtes, par rapport à 2025. Il dépasse, un niveau non atteint depuis plusieurs années soit +28,6% par rapport à 2023.

Depuis le 3 juin 2026, le niveau de risque « grippe aviaire » a été abaissé au niveau négligeable en France. Compte tenu du caractère saisonnier et hivernal de cette maladie, aucune recrudescence significative n’est attendue au cours de l’été. Cependant, la canicule intense et exceptionnelle des dernières semaines de juin entraine une mortalité massive dans les élevages avicoles de certaines régions et une saturation des services d’équarrissage. Des dérogations à l’interdiction d’enfouissement à la ferme ont été mises en place en Bretagne et Pays de la Loire. L’Occitanie échappe, à la date de parution de cet article, à cette situation.

Lait de vache : livraison de lait conventionnel à l’industrie en hausse et en baisse en bio

En France, 23.5 milliards de litres de lait de vache ont été livrés à l’industrie en 2025, dont 1,1 milliard de litres (5%) produits en agriculture biologique. Sur les 4 premiers mois de l’année 2026, les volumes nationaux de lait de vache livrés à l’industrie connaissent une progression de 4,7% par rapport à la même période de l’année 2025. Sur la même période, les volumes nationaux de lait de vache biologique livrés à l’industrie connaissent une progression de 1,2%.

En 2025, l’Occitanie représentait 2% des livraisons nationales. Sur les 4 premiers mois de l’année 2026, les volumes régionaux de lait de vache livrés à l’industrie connaissent une progression de 4.3% par rapport à la même période de l’année 2025.

L’agriculture biologique représentait 8% du total livré en 2025 par les producteurs de la région avec 46,6 millions de litres livrés à l’industrie. Sur les 4 premiers mois de l’année 2026, les volumes de lait de vache biologique livrés à l’industrie par les producteurs de la région enregistrent une baisse de 3.4% par rapport à la même période de l’année précédente.

Lait de brebis : livraison de lait à l’industrie en hausse en bio et en conventionnel

En France, 294,8 millions de litres de lait de brebis ont été livrés à l’industrie en 2025, dont 32.5 millions de litres (11%) en agriculture biologique. Sur les 4 premiers mois de l’année 2026, les volumes nationaux de lait de brebis livrés à l’industrie connaissent une progression de 7,7% à période égale par rapport à 2025. Sur la même période, les volumes nationaux de lait de brebis biologique livrés à l’industrie connaissent une progression de 10,5%.
En 2025, l’Occitanie était la première région productrice de lait de brebis avec 222,2 millions de litres livrés à l’industrie, soit 75% des livraisons nationales. Sur les 4 premiers mois de l’année 2026, les volumes régionaux de lait de brebis livrés à l’industrie connaissent une progression de 8,4% par rapport à la même période de l’année 2025.
L’agriculture biologique représentait 14% du total livré en 2025 par les producteurs de la région avec 30,5 millions de litres livrés à l’industrie. Sur les 4 premiers mois de l’année 2026, les volumes de lait de brebis biologique livrés à l’industrie par les producteurs de la région connaissent une progression de 10,6% par rapport à la même période de l’année précédente.

Lait de chèvre : livraison de lait à l’industrie en hausse en bio et en conventionnel

En France, 496,6 millions de litres de lait de chèvre ont été livrés à l’industrie en 2025, dont 22.7 millions de litres (5%) en agriculture biologique. Sur les 4 premiers mois de l’année 2026, les volumes nationaux de lait de chèvre livrés à l’industrie connaissent une progression de 7,4% par rapport à la même période de l’année 2025. Sur la même période, les volumes nationaux de lait de chèvre biologique livrés à l’industrie enregistrent une baisse de 8,9%.
En 2025, l’Occitanie était la 3ème région productrice de lait de chèvre avec 67,4 millions de litres livrés à l’industrie, soit 14% des livraisons nationales. Sur les 4 premiers mois de l’année 2026, les volumes régionaux de lait de chèvre livrés à l’industrie connaissent une progression de 5,8% par rapport à la même période de l’année 2025.
L’agriculture biologique représente 5% du total livré en 2025 par les producteurs de la région avec 3 millions de litres livrés à l’industrie. Sur les 4 premiers mois de l’année 2026, les volumes de lait de chèvre biologique livrés à l’industrie par les producteurs de la région connaissent une progression de 1,8% par rapport à la même période de l’année précédente.

Figure 13- Livraisons de lait à l’industrie entre janvier et avril en 2025 et 2026 en Occitanie

Source : Agreste, SSP, FranceAgriMer, Enquête mensuelle laitière

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Figure 13- Livraisons de lait à l’industrie entre janvier et avril en 2025 et 2026 en Occitanie
20252026
Vache 209 367 218 317
Brebis 111 706 121 052
Chèvre 22 156 23 446

Fourrages et prairies

Après un début de campagne favorable à la pousse de l’herbe et à la réalisation des premières coupes, la situation s’est très rapidement dégradée à partir du coup de chaleur de la fin mai. Au 20 avril, en Occitanie, la pousse de l’herbe était excédentaire par rapport aux normales de +15% à +50% en fonction des régions fourragères (indices ISOP). Au 20 mai, avant la canicule de fin juin, la situation s’était déjà largement dégradée avec un déficit global de production d’herbe de 8% au niveau régional. Les régions fourragères les plus affectées au 20 mai sont localisées sur une large frange allant de l’Aveyron au lot en allant jusqu’au Gers (Fig13). Ce constat semble encore largement aggravé par l’épisode exceptionnel de canicule qui a sévi sur la fin juin (fig. 14). La production d’herbe estivale, voire automnale, pourrait être très fortement compromise. Au niveau des autres plantes fourragères comme le maïs et le sorgho la situation risque également d’être très défavorable en l’absence d’irrigation.

Figure 14- Cartographie des indicateurs de rendement des prairies permanentes calculés par le modèle ISOP au 30 juin 2026

Météo France, INRAE, SSP, Cartographie Sriset

Sources : Agreste, estimations SRISET Occitanie.

Sources des données – Méthodes

Les informations présentées dans cette publication qui concernent les rendements, les surfaces et les cours des fruits et légumes 2026 sont basées sur des estimations précoces de production établies au plus tard au 01/07/2026, ainsi que sur le travail d’enquête et les données du réseau des nouvelles des marchés (RNM). Les estimations précoces de production sont élaborées par le SRISET à partir de données administratives, du suivi d’un échantillon d’exploitations, et d’informations collectées auprès des correspondants agricoles locaux, des organismes professionnels, des agriculteurs.

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