La production de lait est composée de celle livrée à l’industrie, celle transformée à la ferme et celle commercialisée en circuits courts.
Les massifs de montagne en France métropolitaine
Le Massif central de par son emprise territoriale est le 1er massif français. Les Pyrénées, avec 18 000 km2 sont à la 3ème place derrière les Alpes. Du point de vue agricole, ce sont 10 700 exploitations dans les communes du massif des Pyrénées pour une SAU
(hors estive de 374 430 ha). Les estives représentent, quant à elles, plus de 524 000 ha. Cf. Étude « Agriculture du massif pyrénéen » www.draaf-occitanie
Le massif des Pyrénées représente une faible part de la production laitière des massifs montagneux de métropole, 1 % de la production totale de lait de vache en 2024. Pour le lait transformé à la ferme, la part du massif se situe à 5 % (production des massifs) et pour le lait vendu en vente directe près de 24 % (de la production des massifs). La part de la production de lait de vache en Bio est en revanche inférieure dans les Pyrénées par rapport aux autres massifs (4 % du volume total). La production de lait de vache des massifs a baissé depuis 2020, en particulier dans les Pyrénées et dans le massif central, alors qu’elle est restée stable dans les massifs du nord-est (cf. Graphique 1).
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Source : estimations à partir de la statistique agricole annuelle et du RA20 (cheptel de vaches laitières communal, exploitations ayant une commercialisation de lait en circuits courts CC et exploitations ayant un atelier de transformation de lait).
Source : estimations à partir de la statistique agricole annuelle et du RA20 (cheptel de vaches laitières communal, exploitations ayant une commercialisation de lait en circuits courts CC et exploitations ayant un atelier de transformation de lait).
Le massif assure une production de 612 000 d’hl de lait de vache dont 77 % du volume est livré à l’industrie et 22 % commercialisé en vente directe. Le massif représente 27 % de la production de lait de vache des départements pyrénéens (09, 11, 31, 64, 65 et 66). Les Pyrénées atlantiques assurent un peu plus du 1/3 de cette production devant la Haute-Garonne et l’Ariège (cf. Tableau 1). La production a baissé de 7 % en 2024 par rapport à 2018 en particulier dans les Hautes-Pyrénées, Haute- Garonne et Pyrénées Atlantiques.
Le lait de brebis
Le massif des Pyrénées contribue à 21 % de la production de lait de brebis des massifs métropolitains (le Massif central concentre 61 % de cette production), cf graphique 2. La production des départements pyrénéens est à 84 % localisée dans le massif. Le lait livré à l’industrie représente 77 % de la production et celle transformée à la ferme 22 %. La production de lait de brebis bio est faible près de 1 %. Les Pyrénées atlantiques concentrent 98 % de la production pyrénéenne de lait de brebis (cf. tableau 2). La production de lait de brebis a peu varié entre 2018 et 2024. Le volume de lait est en retrait de 1 %. Le volume transformé à la ferme est en progression d’un peu plus de 10 %.
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Source : estimations à partir de la statistique agricole annuelle et du RA20 (cheptel de brebis laitières communal)
Source : estimations à partir de la statistique agricole annuelle et du RA20 (cheptel de vaches laitières communal, exploitations ayant une commercialisation de lait en circuits courts et exploitations ayant un atelier de transformation de lait).
Le lait de chèvre
La production pyrénéenne de lait de chèvre représente 4 % de la production des massifs métropolitains (90 % dans le Massif central). Le lait transformé à la ferme occupe une place importante dans la valorisation des produits dans les massifs des Alpes, du Massif central et des Pyrénées et ce débouché continue à progresser depuis 2018. Cf graphique 3.
La part transformée à la ferme est très majoritaire avec 71 % du lait produit destinée à des productions fermières. Les Pyrénées-Atlantiques et l’Ariège sont les deux principaux départements contributeurs respectivement 44 % et 25 % de la production de lait de chèvre du massif. La production de lait de chèvre est en progression depuis 2018, +28 % dans le massif et en particulier dans les Pyrénées-Atlantiques (+ 76 %).
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Source : estimations à partir de la statistique agricole annuelle et du RA20 (cheptel de chèvres communal, exploitations ayant une commercialisation de lait en circuits courts CC et exploitations ayant un atelier de transformation de lait).
Source : estimations à partir de la statistique agricole annuelle et du RA20 (cheptel de chèvres communal, exploitations ayant une commercialisation de lait en circuits courts CC et exploitations ayant un atelier de transformation de lait).
Les productions d’animaux de boucherie
Les productions bovines
La production des animaux de boucherie recouvre les vaches de réforme, les génisses et mâles de plus de 2 ans, les génisses et mâles de 1 à 2 ans, les génisses et mâles de 8 à 12 mois et les veaux (de boucherie et sous la mère). Le massif des Pyrénées contribue peu à la production d’animaux de boucherie des massifs métropolitains, la production de veaux y est un peu plus significative. Les productions bouchères sont le fait principal des zones hors massif, nord-ouest notamment (Cf. Graphique 4).
Source : estimations à partir de la statistique agricole annuelle et du RA20 (UGB bovins communal, exploitations ayant une commercialisation de lait en circuits courts CC et exploitations ayant une valorisation de viande).
Dans le massif pyrénéen, la production d’animaux de boucherie diminue de 33 % entre 2018 et 2024. La baisse est le résultat de la diminution forte du cheptel laitier et plus modérée du cheptel allaitant. Au total, le massif valorise un peu plus de 50 000 têtes de bovins dont 28 000 veaux. Les Pyrénées-Atlantiques valorisent un peu plus de la moitié des têtes et 2/3 des veaux du massif. Le département des Hautes-Pyrénées est le 2ème contributeur avec près de 20 % des têtes (total et veaux). L’Ariège et Haute Garonne se situent au même niveau à 10 % de la production du massif (Cf. Tableau 4).
Source : estimations à partir de la statistique agricole annuelle et du RA20 (cheptel de chèvres communal, exploitations ayant une commercialisation de lait en circuits courts CC et exploitations ayant un atelier de transformation de lait).
Les productions d’animaux maigres destinées à l’export (broutards)
Les broutards exportés représentent une part importante de la production bovine du massif des Pyrénées. Ce sont en 2024, un peu plus de 28 000 têtes de broutards qui sont exportés du massif. La production tend toutefois à diminuer depuis 2018 où elle dépassait les 33 000 têtes.
Tableau 4b : Broutards mouvements
Broutards
2018
2024
ev
Ariège
9 647
7 668
-21%
Aude
2 128
1 828
-14%
Haute-Garonne
4 873
4 594
-6%
Pyrénées Atlantiques
8 774
7 418
-15%
Hautes-Pyrénées
5 840
5 226
-11%
Pyrénées Orientales
1 764
1 901
8%
Massif des Pyrénées
33 025
28 635
-13%
Source : estimation à partir de la BDNI mouvements exports et du cheptel de vaches nourrices
dans le massif (RA2020)
Les productions ovines
Le massif des Pyrénées produit un volume d’agneaux significatifs (13,5 %) au regard des productions des autres massifs. La production pyrénéenne avoisine en 2024, les 600 000 têtes d’agneaux, le Massif central plafonne à 1,6 millions de têtes et les Alpes autour de 250 000
têtes. Alors que la production d’agneaux est en baisse dans tous les autres massifs, elle progresse de 1 % entre 2018 et 2024 dans les Pyrénées (Cf. Graphique 5).
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Source : estimations à partir de la statistique agricole annuelle et du RA20 cheptel ovins communal, exploitations ayant une commercialisation.
Les Pyrénées-Atlantiques produisent 3/4 des agneaux du massif, pour l’essentiel des agneaux de lait issus de l’important troupeau de brebis laitières. Pour les autres départements, la production est issue des brebis allaitantes, 10% de la production d’agneaux du massif pour les Hautes-Pyrénées et 9 % pour l’Ariège. La dynamique positive entre 2018 et 2024 est portée par les Hautes-Pyrénées, la Haute-Garonne et l’Ariège alors que la production des Pyrénées-Atlantiques diminue de 3 %. Cf. tableau 5.
Source : estimations à partir de la statistique agricole annuelle et du RA20 (cheptel ovins communal, exploitations ayant une commercialisation).
Les production équines et asines (départements pyrénéens)
Le cheptel équin des départements du massif est en forte progression (chevaux, ânes, poneys). Il progresse de 33 % entre 2018 et 2024 pour les départements du massif (ensemble des communes). Les naissances des animaux de trait sont en progression en Ariège et Pyrénées-Atlantiques et en légère baisse ailleurs. Source base de données institut français du cheval (SIRE).La production de poulains est principalement destinée à l’exportation pour engraissement en Espagne et une partie notamment pour la production des Pyrénées-Atlantiques est exportée vers le Japon.
Source : IFCE, SIRE (système d’information relatif aux équidés)
La production de vins
Le massif des Pyrénées produit en moyenne, pour la période 2018-2024, 750 000 hl de vin dont 82 % du volume est valorisé en AOP. Les départements de l’Aude et des Pyrénées Orientales réalisent 96 % des volumes du massif, mais subissent une baisse importante de la production, en raison principalement de la sécheresse qui affectent ces territoires (Cf graphique 6).
Les productions de céréales et autres grandes cultures
Pour les céréales, la production réalisée dans les communes du massif peut être estimée à 160 000 tonnes pour les 6 départements. La production de maïs est largement majoritaire notamment pour les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées. La part de la production dans le massif ne représente que 8 % de la production totale des six départements. La production de céréales est relativement stable depuis 2018. Pour la production d’oléagineux, les communes du massif ont une production estimée à 9 000 tonnes, soit 3 % de la production des départements avec une tendance à la baisse depuis 2018. Pour la production de protéagineux à graines, la production du massif se situe à 1 500 tonnes soit 5 % de la production des départements et une évolution positive depuis 2018 (Cf. tableau 8).
Source : estimation à partir de la statistique agricole annuelle et du RA2020 (surfaces des cultures niveau massif)
Méthodologie
Les estimations de la production du massif sont faites à partir de la statistique agricole annuelle et des données départementales. Les volumes de production sont proratisés pour calculer la production du massif. Des ratios ont été calculés pour chaque production pour déterminer la part du massif dans le département à partir des données du RA 2020. Les indicateurs de cheptels, de surfaces et part d’exploitation en circuit court ont permis de répartir la production d’un département entre massifs et hors massifs.