Conjoncture mensuelle grandes cultures au 1er octobre 2026

Les récoltes des cultures d’été se terminent

Point Céréobs

Les cultures de maïs en grain ne s’annoncent pas satisfaisantes et la production (française et régionale) est en décrochage par rapport à 2025 et à la moyenne quinquennale.
L’été 2026, le territoire a connu trois vagues de chaleur qui se sont succédé rapidement, de 14 jours en juin, 16 jours en juillet, puis 23 jours de fin juillet jusqu’au 19 août. Depuis le 17 juin, seuls trois, puis huit jours d’accalmie se sont intercalés entre ces températures caniculaires (sources : Météo France, yvoir club du 21/08/26).
La première semaine de septembre est encore très chaude et sèche avec un record à plus de 40°C le 06/09/2026 et les maïs sèchent très vite. Les plus précoces commencent à être récoltés. Mi-septembre est marqué par des récoltes en conditions sèches pour toute la région Occitanie. Le temps sec est idéal pour avancer dans les récoltes de maïs irrigués pour lesquels les taux d’humidité sont aux normes et sans tassement de sol (selon les départements). Les rendements sont très hétérogènes. Ils dépendent de la réserve hydrique du sol, de la fréquence de retour des tours d’eau, du matériel d’irrigation(enrouleur/pivot) ou encore de la variété.
Les conditions de culture en 2026 sont en très net recul : seuls 29% des maïs ont été notés en conditions bonnes contre 45% en 2025 et 54% des maïs sont en conditions mauvaises et très mauvaises contre 25% l’an passé.

Pour en savoir plus (Cereobs - France AgriMer)

Une collecte d’automne catastrophique

En Occitanie, les rendements en tournesol en fin de collecte seraient catastrophiques (15 qx/ha) avec une perte de 30% par rapport à la moyenne décennale et de 16% par rapport à 2025.
Les résultats en maïs grain sont très mauvais en raison des problèmes de fécondation lors de la canicule estivale. Les rendements en irrigué seraient de 82 qx/ha (-22% par rapport à la moyenne décennale et à 2025). La collecte n’est pas tout à fait achevée, il reste 5 à 10% des parcelles à moissonner. En sec, en fin de collecte, le rendement serait de 25 qx/ha (-65% par rapport à la moyenne décennale et -51% par rapport à 2025). Les perspectives de rendement en maïs grain ont poussé de nombreux agriculteurs à basculer tout ou partie de leurs surfaces en ensilage. Une proportion plus négligeable a été méthanisée. Une partie a été arrachée.
La collecte de soja, toujours en cours, laisse un constat très hétérogène, de catastrophique à médiocre. Les résultats les moins bons sont sur les parcelles non irriguées et conduites en agriculture biologique (punaises, mauvaise qualité des grains). Le rendement en soja (18 qx/ha) serait de -25% par rapport à la moyenne décennale et de -28% par rapport à 2025.
Les récoltes de sorgho ne sont pas terminées également. Les rendements seraient décevants et s’établiraient à 32 qx/ha soit -35% par rapport à la moyenne décennale et -17% par rapport à 2025.
Les rendements de maïs semence, sont très en dessous des objectifs. Les rendements varient en fonction des problèmes de fécondation liés aux vagues de chaleur successives qui ont impacté la majorité des parcelles.

En Camargue, les récoltes de riz ont débuté à partir du 20 septembre . Les rendements seraient corrects (59 qx/ha) soit +3% par rapport à la moyenne décennale et -1% par rapport à 2025. Au 1er octobre, seulement 40% des parcelles sont récoltées. L’épisode cévenol violent du 30 septembre avec des cumuls de pluies très importants a eu un impact sur les cultures et a stoppé les récoltes. Les dégâts restent à être évalués suite à cet évènement climatique.

Les incertitudes sur les semis de colza se précisent

La préparation des sols en sec est compliquée, les intentions de semis pour la prochaine campagne seraient à la baisse compte tenu du marché céréalier incertain et des résultats médiocres en 2026.
Sur le bassin Languedoc-Roussillon, seulement trois quarts des semis de colza ont pu être réalisés. Sur les parcelles implantées, les levées sont irrégulières et les plantules n’ont pas un développement favorable par manque d’eau. La pression des ravageurs est très forte (vers gris, fourmis, héliothis).
Sur l’ouest de la région, les fortes intentions de semis de colza n’ont pas pu être réalisées. On s’attend plutôt à une diminution de la sole par rapport à 2025. L’occurrence de précipitations début octobre sera décisive dans les décisions de semis.
Pour ce qui concerne les céréales à paille, seules des conditions agro-climatiques favorables en octobre permettront d’implanter la sole envisagée à laquelle pourrait se rajouter le report des surfaces de colza non réalisées.
En conclusion, les conditions climatiques des jours à venir conditionneront la suite des semis de la nouvelle campagne.

Point mensuel sur les cotations

La cotation blé tendre rendu Rouen au mois de septembre 2026 est en hausse par rapport au mois dernier (243 €/tonne). Elle est stable par rapport à la moyenne quinquennale mais en hausse de 29% par rapport à 2025 (188 €/tonne).
La cotation du blé dur FOB La Pallice au mois de septembre augmente de 8% par rapport à 2025 (286 €/tonne). Elle est en baisse de 23% par rapport à la moyenne quinquennale (369 €/tonne).
La cotation du maïs rendu Bordeaux au mois de septembre 2026 est en hausse de 49% par rapport à l’année dernière (183 €/tonne en 2025 contre 273 €/tonne en 2026) et de 20% par rapport à la moyenne quinquennale (227 €/tonne). Elle augmente également de 6% par rapport au mois d’août (256 €/tonne).
La cotation du colza rendu Rouen est en hausse de 18% par rapport à 2025 (546€/tonne en septembre 2026 contre 461 €/tonne en 2025), de 5% par rapport à la moyenne quinquennale (518 €/tonne) et de 3% par rapport au mois d’août 2026 (530 €/tonne).
La cotation du tournesol rendu Bordeaux en septembre 2026 est elle aussi en hausse de 13% par rapport à 2025 (489 €/tonne en 2025 contre 551 €/tonne en 2026), de 10% par rapport à la moyenne quinquennale (499 €/tonne) et quasi stable par rapport au mois d’août 2026 (548 €/tonne).

Point mensuel sur la collecte

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