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Bilan 2020 Viandes et palmipèdes - Agreste Conjoncture n°3 - Mars 2021

Bilan 2020 Viandes et palmipèdes

Sommaire
- Bovins
- Ovins
- Porcins
- Palmipèdes

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Bovins

Les effectifs et volumes d’abattage sont en baisse L’Occitanie compte environ 1 350 milliers de bovins en 2020 (dont 9 % de vaches laitières), soit une baisse de 1 % par rapport à 2019 (-3 % pour les laitières). Les volumes abattus sont également en retrait de 2,6 % avec environ 342 milliers de têtes abattues sur l’année 2020. La crise sanitaire Covid 19, qui a engendré une réorganisation de l’écoulement des animaux et de l’approvisionnement de la filière, a accentué le phénomène. Par ailleurs, la consommation de viande a chuté de 3 % par rapport à 2019.

graphique 1&2 - vignette

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Les prix sont en baisse
La crise sanitaire pèse sur les marchés. La chute des débouchés vers la restauration hors domicile a fortement impacté les cours. Le prix annuel moyen des vaches de type « O » est de 3,17 €/kg en 2020 soit une baisse de 3 % par rapport à 2019. Celui des veaux de boucherie non élevé au pis (classe U) est de 7,18 €/kg. Meilleur qu’en 2019 jusqu’à la mi-septembre, la tendance s’inverse sur le dernier trimestre. Seuls les cours des vaches de race laitière se redressent en fin d’année car la consommation de viande hachée a augmenté, relançant la demande.

…et l’export en retrait, impactés par la crise
Après un début d’année dynamique, puis une baisse en avril et août, les exports de broutards (6-18 mois) en 2020 repartent à la hausse en septembre et octobre mais reculent de nouveau à partir de novembre.
Les effectifs exportés sur l’année, d’environ 186 milliers de têtes, sont en repli de 1,2 % par rapport à 2019.

La baisse de la consommation de viande qui touche également l’Italie et l’Espagne a freiné les exportations vers ces pays. A cela se rajoute l’impact de la crise sanitaire. Annulations de commandes, fortes pressions sur les prix, fermetures des frontières, exigences des importateurs renforcées sur l’état sanitaire des animaux, ont fortement perturbé les échanges.

graphique 4&5 - vignette

graphique 6&7 - vignette

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Ovins

Les volumes d’abattage sont en baisse Après un début d’année à la hausse, les volumes abattus diminuent fortement. Avec près de 22 755 tonnes équivalent carcasse en 2020 soit 28 % des abattages nationaux, le volume total d’ovins abattus dans la région est en baisse de 5 % par rapport à 2019.

Au total, 1,07 millions d’agneaux et 0,14 millions d’ovins de réforme ont été abattus en Occitanie en 2020.

Des prix soutenus par une offre inférieure à la demande et des importations en recul
La baisse de la production couplée à des importations plus faibles liées au contexte de la crise du Covid19 font monter les cotations. Depuis la mi-mai les cours grimpent, le prix de l’agneau couvert R 16-19 kg est de 7,36 €/kg à la mi-décembre soit une hausse de 6 % par rapport à 2019 et de 10 % par rapport à la moyenne quinquennale 2014-2018. Au niveau national, la consommation de viande ovine est structurellement déficitaire. La production française couvrait 44 % de la consommation en 2019.

graphique 8&9 - vignette

graphique 10 - vignette

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Porcins

Volumes et marché en baisse après un début d’année dynamique
Les mois de juin et juillet ont vu des abattages records de porcs dans la région. Avec près de 108 065 tonnes, les volumes abattus de porcs sont en hausse de 3 % entre 2019 et 2020.

Entre janvier et août, les cours chutent avant de se raffermir un peu jusqu’en novembre puis poursuivre de nouveau leur baisse. A la mi-décembre la cotation du porc charcutier Grand Sud est de 1,38 €/kg soit une baisse 26 % par rapport à la même date l’an passé.

porcins vignetteL’année 2019 avait été exceptionnelle en raison de la forte demande chinoise suite à la crise porcine.

Le secteur est pénalisé par la crise sanitaire de la Covid19, notamment par la fermeture des débouchés de la restauration collective. Il subit également au niveau national la concurrence des États-Unis et des autres pays de l’Union européenne dont certains, touchés par la peste porcine africaine, ne peuvent plus exporter vers l’Asie.

Des exports en forte augmentation
L’exportation des porcs vivants d’Occitanie se fait exclusivement vers l’Espagne. L’Occitanie y a exporté au troisième trimestre 2020 près de 1 millions de tonnes de porcs vivants soit 3 fois plus que le volume annuel de 2018 et 10 fois celui de 2019. En effet, l’offre porcine intérieure espagnole ne suffit pas à répondre à la demande du pays qui exporte massivement vers la Chine au point de provoquer des pénuries sur son marché.

graphique 11&12 - vignette

graphique 13&14 - vignette

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Palmipèdes

Volumes et production plutôt stable en 2020
L’Occitanie est la deuxième région française productrice de canard gras derrière la Nouvelle-Aquitaine avec 36,35 milliers de tonnes en 2019. Touchée durement par la crise de l’influenza aviaire de 2016/2017, la production a repris progressivement depuis 3 ans. Alors qu’ils chutent de 8 % au niveau national, les volumes de canards gras abattus en 2020 dans la région se maintiennent par rapport à l’année précédente mais restent 9 % en dessous de ceux de l’année 2015.

Une filière impactée par une double crise sanitaire : Covid19 et Influenza 2020/2021
Les mesures de restrictions sanitaires de l’année 2020 ont fortement entravé la consommation habituelle de foies gras durant la période pascale et les fêtes de fin d’année. Les débouchés de la filière ont été considérablement réduits suite à la fermeture de la restauration hors foyer et l’arrêt de l’export. La nouvelle crise d’influenza aviaire qui sévit en Nouvelle-Aquitaine depuis l’automne 2020 touche l’Occitanie depuis la fin décembre avec le développement de foyers de contamination dans le Gers puis les Hautes-Pyrénées et la Haute-Garonne.

graphique 15&16 - vignette

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