Succession d’épisodes caniculaires et sécheresse en 2026 : impacts forestiers du stress hydrique en cours en Occitanie

Le printemps et l’été 2026 sont marqués par une succession inédite de vagues de chaleur accompagnée d’une très faible pluviométrie engendrant un intense épisode de sécheresse.
Les premiers impacts visuels de ce stress hydrique sur les forêts (flétrissement, rougissement-jaunissement et chutes foliaires) s’observent localement depuis cette mi-juillet chez les feuillus sur les sols aux plus fortes contraintes hydriques. Ce phénomène est très précoce et risque de s’accentuer dans les jours et semaines à venir si les fortes chaleurs persistent.
Il est important de rappeler que cette symptomatologie est un mécanisme de survie des essences feuillues pour limiter l’évapotranspiration et ne prédit pas du dépérissement des arbres, la croissance est néanmoins affectée. Chez les résineux en revanche, un rougissement important du feuillage est très fréquemment gage de mortalité à terme. Les jeunes plantations sont particulièrement sensibles au stress hydrique qui peut engendrer un très fort taux de mortalité comme il l’est déjà observé par endroit.
Pour mesurer pleinement l’impact sylvo-sanitaire de ce nouvel aléa météorologique, il faudra attendre la reprise de végétation au printemps 2027. Néanmoins dès à présent une surveillance accrue doit être menée sur les peuplements résineux (épicéas, pins, sapins) en lien avec d’éventuelles attaques de scolytes, en mettant en œuvre les méthodes de lutte pour limiter celles-ci (détection et exploitation rapide des arbres atteints). Cette attention doit être notamment portée sur les forêts qui ont été affectées par les tempêtes hivernales Nils et Pedro ou par des incendies au cours de cet été.
Ce déficit hydrique 2026 s’inscrit dans une répétition d’étés chauds et secs comme en 2022 et 2025 et intervient sur des peuplements forestiers qui peuvent être encore fragilisés par ceux-ci. Ainsi, nous nous situons dans une configuration toute singulière, vraisemblablement inédite, dont les impacts globaux sur la santé des forêts demeurent par conséquent inconnus quant à leur intensité et à leur étendue, dépendant également de la météorologie de cette fin d’été et de cet automne. En lien avec cette incertitude, il convient d’être prudent dans les actions sylvicoles à mener, en ne négligeant pas la capacité de résilience des arbres.

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