Stratégie de la filière vitivinicole nationale face au changement climatique

publié le 27 février 2020 (modifié le 4 octobre 2021)

L’augmentation de la température enregistrée ces dernières décennies a déjà provoqué des changements observables sur la physiologie de la vigne : avancement de sa phénologie (floraison, véraison) et de la période de récolte (près de deux semaines en moyenne par rapport à la période avant 1980) ; augmentation du degré alcoolique ; baisse de l’acidité du raisin à la récolte ; modification des profils aromatiques et polyphénoliques ; évolution du rendement dans certaines régions…
En plus de ces tendances,les viticulteurs ont dû faire face à des événements extrêmes : canicules de 2003 et 2006, printemps très chaud et très sec de 2011, gel en février 2012, été très pluvieux en 2013, hiver 2015-2016 très doux, sécheresse de l’été 2019, gel de printemps en 2021.

Cette stratégie a pour ambition de ne proposer que des actions concrètes, pouvant pour la plupart être réalisées à court et moyen terme. Ce travail collectif identifie des leviers rapidement mobilisables pour l’adaptation et l’atténuation, qui ne sont d’ailleurs pas toujours forcément propres à la filière viti-vinicole. Le corps de la stratégie est là, il est désormais temps, en cohérence avec l’action gouvernementale, de la mettre en œuvre.