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@gro-echos juin 2017 : Perspectives et enjeux de la campagne de commercialisation 2017-2018

Mise en perspectives
Dans un contexte de marché orienté à la baisse, la demande mondiale de céréales reste soutenue mais les stocks dans les principaux pays exportateurs sont abondants et pèsent sur le marché.
À la fin de la campagne 2016-2017, les stocks mondiaux de blé tendre augmenteraient pour la quatrième année consécutive (+ 16 Mt sur un an), atteignant 241 Mt selon le Conseil International des céréales (CIC). Au niveau européen, les stocks devrait diminuer pour la troisième année consécutive, en dépit d’une récolte attendue dans la moyenne. Du fait des faibles disponibilités françaises de la récolte 2016, la Roumanie devient le premier pays européen exportateur de céréales sur la campagne 2016-2017, devant la France.

Des parts de marché à retrouver
La France et la région Occitanie pourraient profiter du potentiel de production de la récolte 2017 pour se repositionner sur le marché européen à l’export et profiter de la dynamique de fin de campagne : Selon FranceAgriMer, l’exportation vers les pays tiers s’améliore, la concurrence se raréfie et les prix français sont compétitifs. En particulier, les objectifs de ventes vers l’Algérie et l’Afrique subsaharienne sont revus à la hausse.

Un marché prometteur pour le blé dur, mais très concurrentiel
La hausse des cours qui en a résulté a incité les agriculteurs à semer davantage de blé dur lors des campagnes 2015-2016 puis 2016-2017. Le redressement de l’offre mondiale a alors entraîné une chute des cours. Les cotations nationales ont évolué en cohérence avec les cours mondiaux.
Le blé dur rendu Port-La-Nouvelle cotait 212 € (moyenne de janvier à mai 2017) contre 242 € sur la même période en 2016 et 320 € en 2015. Selon le CIC, les stocks mondiaux devraient nettement s’étoffer en 2016-2017, atteignant 11 Mt.
Néanmoins, sauf incident climatique dans les zones majeures de production, les récoltes et les stocks se maintiendraient à un niveau élevé.

L’Occitanie caracole en tête au niveau national pour sa production de blé dur (692 000 t). La récolte 2017-2018 s’annonce de bonne qualité. La région sort de 2-3 campagnes difficiles « où les prix ont été très bas ». A 218 €/t pour blé dur contre 160 €/t pour le blé tendre, le blé dur reste plus rémunérateur que le blé tendre pour l’agriculteur. La compétitivité du blé dur est importante pour la production céréalière régionale