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@gro-echos décembre 2016 : L’artichaut du Roussillon, valorisé sur les marché précoces

C’est en Occitanie que se trouve le plus précoce des bassins français de production d’artichauts, dans la plaine du Roussillon.
Classé IGP depuis l’été 2015, l’artichaut du Roussillon est cultivé depuis le XVIIIème siècle, bénéficiant de conditions climatiques et structurelles très favorables : ensoleillement important, hivers doux, irrigation, qualité des sols. La production est en forte baisse, à l’image des autres productions maraîchères, depuis les années 1980. De plus de 1 200 ha en 2000, les surfaces sont tombées à 505 ha en 2015. La plus grande partie de la production française est cultivée en Bretagne (6 500 ha), mais sur une campagne plus tardive, qui prend le relais de la production précoce du Roussillon.

Si l’année 2012 est restée dans les mémoires, une météorologie désastreuse ayant détruit la quasi-totalité de la production, les campagnes d’artichauts se succèdent avec des surfaces en légère hausse pendant ces 4 dernières années. La valorisation de la production n’ayant pas connu d’incident majeur depuis 2012, l’implantation de surfaces en artichaut paraît plus intéressante, surtout quand certaines productions connaissent des crises à répétition. L’IGP a pour vocation de soutenir cette filière locale en faisant la promotion d’un artichaut avec des qualités organoleptiques reconnues et un mode de production traditionnel (plantation et récolte à la main). IGP et conjoncture de marché semblent être les deux facteurs qui pourraient amener la filière à se maintenir et à se développer.

En 2016, un hiver doux, mais avec une période de froid à l’automne, et de douceur en janvier-février, sans fortes pluies, a permis une bonne fructification, avec une précocité de 10 à 15 jours.
Malgré le vent, qui a parfois malmené les épidermes, la météo a permis d’étaler les récoltes pendant toute la campagne, de début mars jusqu’à la fin du mois de mai, et d’alimenter ainsi le marché de façon régulière. Le marché, après un bon démarrage, se tient et offre des cours légèrement plus élevés qu’en 2015, au-dessus de la moyenne quinquennale.
Les introductions espagnoles sont toujours présentes, mais étalées tout au long de la campagnes, elles sont désormais anticipées et intégrées dans le marché.