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@gro-echos décembre 2016 : Evaluation de la production et de la consommation mondiale de vin

L’organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), publie les éléments les plus significatifs de la situation mondiale du marché des vins : une production mondiale et européenne en baisse, un écart faible entre la production et la consommation.

La production mondiale de vin (hors jus et moûts) de 2016 devrait être proche de 260,5 millions d’hectolitres (Mhl). Cette production 2016 est une des plus faibles depuis 20 ans, mais avec des situations très contrastées, conséquences d’événements climatiques défavorables dans les différentes zones de production. Pour évaluer la production de vins au niveau mondial à cette période de l’année, l’OIV considère une variabilité de 10 % au regard de la récolte 2015, pour les pays non encore renseignés en 2016 ( à ce stade 88 % des pays sont renseignés). Ces hypothèses conduisent à estimer la production mondiale 2016 dans un fourchette comprise entre 256 et 265 Mhl : 260 Mhl se situe en milieu de fourchette d’estimation.

Dans l’Union européenne, la production de vins 2016 est évaluée à 158,3 Mhl soit une baisse significative de 7,9 Mhl par rapport à la production 2015 (166,2 Mhl). L’Italie confirme sa place de premier producteur mondial (48,8 Mhl) suivi par la France (41,9 Mhl) et l’Espagne (37,8 Mhl). L’Allemagne et le Portugal avec respectivement 8,4 et 5,6 Mhl s’inscrivent dans l’évolution à la baisse (-4 et -20 %).
En revanche la Roumanie, après deux années de mauvaises récoltes, retrouve un bon niveau de production avec 4,8 Mhl.
En dehors de l’Union européenne, la production 2016 s’inscrirait aussi en recul par rapport aux productions élevées de 2013 et 2014. Sur le continent américain, le niveau de production reste encore élevé aux Etats-Unis avec 22,5 Mhl, en revanche en Amérique du sud les productions baissent fortement en Argentine (8,8 Mhl), au Chili (10,1 Mhl) et au Brésil (1,4Mhl).
En Océanie les productions australiennes (12,5Mhl) et néo-zélandaise (3,1Mhl) sont à la hausse.

L’évaluation du niveau de consommation mondiale, à cette période de l’année, on ne dispose pas encore des informations définitives sur le niveau de consommation des différents marchés. On a recourt donc à une projection du niveau de consommation mondiale à partir de l’année 2000 avec deux scénarios. Les deux scénarios considérés reposent, l’un sur la reprise de long terme de l’évolution positive de la consommation mondiale depuis 2 000, et l’autre sur l’évolution régressive de la consommation depuis la crise économique de 2008. Ces évolutions conduisent à situer la consommation de vins en 2016 dans une fourchette allant de 239,7 Mhl à 246,6 Mhl.

L ‘analyse de ces deux éléments donne quelques indications sur le marché. L’écart entre la production et la consommation se situe en 2016 d’après les données présentées aux alentours de 20 Mhl, soit un niveau faible au regard de la situation des dernières années. Cette configuration reflète un équilibre satisfaisant du marché au niveau mondial, propice au maintien du niveau de prix actuels pour les plus prisés dans les échanges.