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@gro-echos de juin2019 : Exportations de broutards, la demande évolue

Exportations de broutards : la demande évolue

Après un léger retrait enregistré au premier trimestre 2019, les exportations régionales de bovins maigres sont en hausse en avril. Sur l’année les volumes exportés retrouvent un niveau proche de 2018, du fait du dynamisme de la demande italienne et des pays tiers. L’export de broutards femelles est en augmentation au niveau régional comme national.

Une demande dynamique
Sur les deux premiers mois de l’année, la production de bovins maigres s’oriente à la baisse en Occitanie (- 11% par rapport à la même période 2018). Cette baisse de l’offre est liée à la baisse des naissances de veaux, pour la deuxième année consécutive, et à la vente précoce d’animaux à l’automne dernier à cause de la sécheresse. En l’absence d’une offre suffisante, et d’une demande régulière vers l’Italie le marché du broutard reste ferme. Les cotations de la majorité des catégories sont remarquablement stables, proches de leur moyenne triennale, pour le bassin Grand Sud. Seules, les cotations du mâle limousin U de 6-12 mois se réajustent à la hausse de 0,10 €/ kg vif pour atteindre 3 €/ kg vif fin mars.
Depuis fin février, l’Algérie est de nouveau aux achats. Elle apporte un nouveau débouché pour les bovins mâles lourds et complète ainsi les marchés existants. Toutefois, la recrudescence des cas de FCO cet hiver a limité les échanges, seuls les animaux vaccinés sont exportés sans difficultés.

Un marché des bovins maigres en évolution
Le nombre de bovins exportés a augmenté depuis 2014. Cette hausse s’accompagne d’une évolution différenciée pour les différentes catégories d’animaux. Les ventes de bovins mâles de plus de 300 kg ont reculé de 1,2% en 2018 au niveau national comme régional. Ce repli concerne les ventes vers l’Espagne et surtout vers l’Italie, clients traditionnels de la France. Vers l’Italie ce repli est compensé par une hausse des achats de bovins femelles et de broutards légers. Les femelles semblent très appréciées par les engraisseurs italiens. Elles ont la faveur de certains magasins qui apprécient les carcasses plus petites et la viande plus tendre.

Exportations de broutards, des perspectives d’évolution en demi-teinte
Jusqu’à ce jour le marché du broutard reste actif avec des cotations qui se tiennent, une demande à peine couverte et une concurrence européenne peu présente. La baisse des naissances de veaux allaitants perdure au niveau français. Sur les deux premiers mois 2019, elle atteint 5%. D’après Eurostat, la production totale de bovins devrait de nouveau reculer en France, toutes catégories confondues, alors qu’au niveau européen, seule la production de gros bovins devrait reculer.
Par ailleurs, Eurostat pointe un repli des effectifs de bovins femelles reproductrices dans les principaux pays de l’UE, à l’exception de la Pologne.
Cette situation contrastée entre les principaux pays de l’Union européenne concernant les effectifs de bovins présents dans les exploitations pourrait compliquer les flux commerciaux de la fin de l’année en provoquant des tensions sur les volumes et les prix.

@gro-échos