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@gro-echos de juin 2017 : stratégie de la production de pêche européenne

L’Espagne, premier producteur européen de pêches-nectarines avec 1 500 000 tonnes estimées en 2017 voit arriver cette année son plein potentiel de pêches plates, résultat d’une politique de rénovation de vergers menée depuis plusieurs années. Si ces jeunes arbres ont pris la place des pêches blanches, les nectarines et pêches pavies, utilisées à double fin en Espagne, augmentent également leurs surfaces. L’Italie, deuxième producteur européen avec 1 300 000 tonnes estimées, observe une diminution de ces vergers au nord du pays du fait d’arrachages liés à une succession d’aléas climatiques. Les surfaces du sud augmentent mais se modifient depuis 6 ans au profit des pêches plates consommées sur le marché italien et des nectarines. La Grèce avec 800 000 tonnes estimées produit principalement des pêches pavie pour l’industrie. Après plusieurs années de catastrophe climatique, l’année 2017 devrait être une campagne de pleine récolte. La France reste en quatrième position avec un potentiel estimé à 210 000 tonnes. Elle connait une diminution structurelle de ses surfaces dans tous ses bassins, mais voit sa volumétrie se maintenir ou augmenter grâce notamment à un bon renouvellement de ses vergers (6 à 7%/an) et à la plantation de nouvelles variétés plus productives et plus gouteuses. Car si l’Espagne reste leader de l’innovation variétale en Europe avec près de 310 variétés dans son catalogue, la France trouve sa place dans un marché prônant la qualité gustative et visuelle. Face aux enjeux climatiques, aux diversités des modèles économiques et productifs européens et au concept de "Consom’Acteur", l’innovation variétale devient le sujet majeur de ces filières.