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Les résultats économiques 2015 des exploitations agricoles du réseau d’information comptable agricole (RICA) de la région Occitanie

Plus de la moitié des exploitations agricoles d’Occitanie augmentent leur résultat courant avant impôt par actif non salarié

Après une hausse de 21 % en 2014, le résultat courant avant impôt (RCAI) des exploitations agricoles de la région Occitanie se stabilise à 24 100 euros en 2015. Avec un contexte conjoncturel et climatique plutôt favorable pour leurs productions, la viticulture et les producteurs de fruits dégagent un résultat moyen en forte progression. De nombreuses productions agricoles sont affectées par une conjoncture mondiale et régionale défavorable et des conditions climatiques difficiles, qui entraînent une baisse des volumes et des prix. Les exploitations de grandes cultures présentent le résultat courant avant impôts en plus fort recul pour la campagne 2015 (- 28 %). En matière de dispersion statistique, le résultat courant avant impôt par actif non salarié des éleveurs, est plus concentré. Le phénomène de décapitalisation réapparaît, car le montant des investissements ne couvre plus la dotation aux amortissements pour la majorité des filières.

En 2015, dans la région Occitanie, 84 % de l’ensemble des exploitations agricoles moyennes et grandes ont un résultat courant avant impôt (RCAI) positif. Ce pourcentage est stable par rapport à 2014.
Le résultat courant avant impôt fortement à la hausse des orientations technico-économiques (Otex) viticulture et fruits et cultures permanentes contribue à stabiliser le résultat régional (cf. le tableau 1 page 4).
En effet, si les activités des exploitations spécialisées bovins viande et orientées polyculture-polyélevage sont légèrement en dessous du niveau de 2014, le résultat courant avant impôt des grandes cultures se rétracte de 28 % et n’atteint que 14 000 euros.
Le résultat régional progresse ainsi de 2 % en valeur courante. Il s’élève en moyenne à 24 100 € par exploitation contre 37 800 € en France métropolitaine.
En termes d’évolution, cet indicateur classe l’Occitanie parmi les huit régions métropolitaines à la hausse. Par contre, en termes de valeur et comme en 2014, elle se place à la dernière position des treize nouvelles régions après Auvergne-Rhône-Alpes. La région Grand-Est occupe toujours le premier rang avec 52 800 €.
La production de l’exercice (129 000 €) se maintient par rapport à 2014. En 2015, après avoir augmenté ces dernières années, les charges d’exploitation se stabilisent à 129 500 €.
Les charges d’approvisionnement régressent de 2 % sur un an. Elles représentent près d’un tiers des charges totales. Les principales baisses concernent les dépenses en fournitures et en énergie stockée sur l’exploitation.
Les autres charges d’exploitation augmentent de 2 % avec une hausse de 8 % pour les travaux par tiers et un recul de 21 % pour les fournitures pour production immobilisées. Les charges de personnel restent stables.
En un an, la valeur ajoutée (42 900 €) et l’excédent brut d’exploitation (EBE) à 47 900 € prennent 3 %. Si le paiement découplé entré en vigueur sur l’exercice dans le contexte de la nouvelle politique agricole commune (2014-2020) recule légèrement (12 600 € en moyenne), le montant des subventions d’exploitation est à la hausse.
Dans la région, la moyenne du résultat courant avant impôt par unité de travail non salarié s’élève à 18 300 €, soit à peine plus d’un Smic annuel [1]. L’augmentation de ce résultat sur un an concerne plus de la moitié des exploitations toutes filières confondues, voire 68 % pour la viticulture et jusqu’à 77 % pour les élevages d’ovins et de caprins.
Dans les différentes orientations, la dispersion statistique du résultat courant avant impôt par unité de travail non salarié est hétérogène entre les orientations technico-économiques des exploitations. Il est le plus dispersé en viticulture (suivi par l’arboriculture) : l’écart interquartile est de 32 300 euros contre 15 400 euros dans les élevages d’ovins et de caprins (cf. la figure 1 et le guide de lecture ci-dessous [2]).
En 2015, avec en moyenne 19 700 € par exploitation, les investissements corporels [3] (y compris le foncier) chutent de 20 %. Mais, contrairement à 2014, les investissements ne couvrent pas la dotation aux amortissements, ce qui se traduit par un montant d’investissement corporel net négatif (- 4 100 €). Cela confirme une situation de décapitalisation. En 2014, la capitalisation atteignait en moyenne 440 € d’investissement corporel net par exploitation.

Les exploitations viticoles : la hausse du résultat se poursuit en 2015

Avec 16,2 millions d’hectolitres, le volume de la vendange 2015 en Occitanie est supérieur de 7 % à celui de 2014. La filière bénéficie d’une demande porteuse et la campagne profite d’une meilleure valorisation pour toutes les catégories de vins mais connaît des volumes échangés en baisse.
Après l’augmentation de 2014, la valeur de la production viticole progresse encore de 8 % en 2015, pour approcher les 160 000 €.
Les charges d’approvisionnement, à 28 600 € en moyenne, se rétractent légèrement. Elles représentent 21 % des charges totales d’exploitation, niveau comparable à la moyenne nationale de la filière. La baisse la plus forte concerne les fournitures et l’énergie stockée tandis que la dépense en produits phytosanitaires s’alourdit (+ 6 %).
La valeur ajoutée, de près de 80 000 € par exploitation, profite à nouveau d’une augmentation sensible de plus de 10 % ce qui permet à l’excédent brut d’exploitation de se redresser à 54 900 € (niveau plus fort depuis 2011).
Avec un montant de 30 900 €, le résultat courant avant impôt 2015 est le plus élevé des cinq dernières campagnes viticoles. 85 % des exploitations de l’orientation viticulture affiche un résultat courant avant impôt excédentaire (80 % en 2014).
Le résultat courant avant impôt par actifs non salariés moyen des viticulteurs s’établit à 25 400 € soit près de 1,5 fois le Smic annuel.
La dispersion des résultats courant avant impôt par actif non salarié viticoles se stabilise depuis 2 ans mais elle est supérieure aux années précédentes : les résultats du quart supérieur dépassent de 32 300 € ceux du quart inférieur, contre 24 200 € en 2012 (cf. figure 2).
Dans le contexte économique favorable de la filière, les exploitations viticoles augmentent leurs investissements. Le montant investi de 25 500 € est supérieur à la dotation aux amortissements ce qui permet de poursuivre la recapitalisation constatée en 2014 (+ 27 %).
L’évolution de l’endettement des exploitations n’est que de 3 % et les indicateurs financiers sont favorables : la capacité d’autofinancement (CAF) s’élève de 14 % et l’autofinancement continue de croître.
Le taux d’endettement recule à 26 % (- 1 point sur un an), tandis que le poids de l’endettement (charges financières rapportées à l’excédent brut d’exploitation) est de 29 %, soit 9 points de moins qu’en 2015.

Pour la troisième année consécutive, une campagne céréalière difficile
Alors que la production régionale de céréales d’hiver augmente de 9 % par rapport à 2014, les rendements des cultures d’été sont décevants et la production baisse d’environ 15 %. Au niveau mondial, l’abondante récolte de céréales contribue à maintenir les stocks mondiaux de céréales à un niveau élevé. Ce contexte provoque un recul des cours mondiaux des céréales. Dès lors, les exploitations de grandes cultures d’Occitanie enregistrent un repli de 2 % de la production de l’exercice. La valeur ajoutée (28 200 €) baisse de 8 %. L’excédent brut d’exploitation d’un montant de 39 600 €, en Occitanie, recule de 12 % alors qu’au niveau national, il progresse de 8 %. Malgré les difficultés macro-économiques de la filière, ce constat met en exergue une plus faible efficience technico-économiques des moyens de production des exploitations de grandes cultures de la région.
Les charges d’approvisionnement s’élèvent en moyenne à 50 800 € par exploitation, soit 32 % de moins que la moyenne nationale. Elles représentent 37 % de l’ensemble des charges d’exploitation. Avec en moyenne 29 300 € de subventions d’exploitation, les fermes céréalières d’Occitanie se situent sensiblement en dessous de la moyenne nationale (35 400 €).
En moyenne, le résultat courant avant impôt par actif non salarié (10 800 €) est en recul de 26 % par rapport à 2014. Il représente 62 % du montant d’un Smic annuel. Toutefois, il est deux fois plus élevé que le montant enregistré en 2013 (4 300 €), qui avait été une année particulièrement calamiteuse pour les céréaliers de la région.
La dispersion des résultats courant avant impôt par actif non salarié s’est fortement rétrécie par rapport aux années précédentes : les résultats du quart supérieur dépassent de 20 700 € ceux du quart inférieur, alors que cette différence atteignait 34 300 € en 2011, année particulièrement faste pour les exploitations céréalières (cf. figure 3).
Les mauvaises performances économiques de 2015 n’incitent pas les exploitations de grandes cultures à investir. Les investissements corporels bruts (13 500 € en moyenne par exploitation) sont en forte baisse (- 30 %) par rapport à l’année précédente. Au niveau national, la baisse n’est que de 5 %. Mais, fait marquant, le montant des investissements ne couvre pas la dotation aux amortissements. Cela génère une aggravation du phénomène de décapitalisation chez les céréaliers régionaux (- 12 500 € en moyenne par exploitation). Au niveau national, la décapitalisation est bien plus élevée (- 17 200 € par exploitation).
Le taux d’endettement s’établit à 39 % et croît de 2 points par rapport à 2014, alors qu’en moyenne nationale, la progression n’est que d’un point. Cette situation explique l’érosion de la capacité d’autofinancement (38 300 €) en baisse de 13 %.
Comme le fonds de roulement ne couvre plus suffisamment le besoin de financement du cycle d’exploitation, la trésorerie nette des exploitations de grandes cultures d’Occitanie recule à 10 500 €.

La campagne fruitière plutôt favorable permet de redresser le résultat courant avant impôt par actifs non salariés des arboriculteurs
En 2015, les conditions climatiques pèsent sur les récoltes des fruits d’été. La campagne de production connaît des volumes inférieurs à ceux de 2014 mais avec une demande soutenue liée à la chaleur estivale, les niveaux de prix sont supérieurs. La production régionale de pommes est en baisse mais les prix sont soutenus.
Dans les comptabilités, la production de l’exercice des exploitations de l’Otex fruits et autres cultures permanentes (258 400 €) varie de + 7 % en un an.
Les charges courantes totales sont quasi-stables à 234 700 € après 2 % de hausse en 2014.
Les dépenses en approvisionnement reculent de 1 000 € en moyenne par exploitation et représentent 17 % du total des charges. Elles sont constituées à 38 % d’achats de produits phytosanitaires. Les autres charges d’exploitation progressent : 17 % pour les travaux et services aux cultures et 3 % pour les dotations aux amortissements mais la facture des fournitures pour productions immobilisées s’allège d’un tiers.
La valeur ajoutée s’accroît de 13 % et l’excédent brut d’exploitation (76 700 €) de 23 %.
Après avoir chuté de moitié en 2014, le résultat courant avant impôt augmente de 36 % à 47 300 € ce qui le rapproche du résultat de 2012.
La moyenne du résultat courant avant impôt par actifs non salariés de l’arboriculture à 33 600 € (il approche deux Smic annuels) est la plus élevé des filières de l’analyse.
La dispersion des résultats courant avant impôt par actifs non salariés se concentre depuis 2013, l’intervalle interquartile (cf. figure 4) passant de 33 700 € en 2014 à 29 3 00 € en 2015.
L’autofinancement repart fortement à la hausse dans un contexte d’un investissement total en retrait de plus d’un tiers. Au contraire de 2014, l’investissement total ne couvre plus les amortissements. La conséquence est que les entreprises passent en phase de décapitalisation (- 3 500 € en moyenne).
Le taux d’endettement perd quatre points mais reste toutefois très élevé (50 %).
Le poids de l’endettement dans les exploitations se maintient (33 %) même si l’excédent brut d’exploitation augmente de 15 000 euros à champ constant sur l’exercice.

Pas d’amélioration en vue pour les éleveurs de bovins-viande
La campagne agricole 2015 voit la fin des quotas laitiers et la libéralisation du marché du lait qui sont à l’origine de conséquences économiques défavorables dans les élevages. La filière bovins-viande subit les effets collatéraux de la crise laitière. Les difficultés du secteur laitier incitent les éleveurs à accélérer la réforme des vaches laitières. De fait, les volumes des abattages de gros bovins progresse de 2 % en 2015 au niveau régional comme au niveau national. Le déséquilibre offre-demande provoque une chute des cours des animaux.
Cette situation entraîne une dégradation des performances économiques des élevages bovins-viande. La production de l’exercice s’établit en moyenne à 65 700 €, en baisse de 3 % par rapport à 2014. La valeur ajoutée d’un montant de 7 100 € chute encore de 13 %. Par contre, l’excédent brut d’exploitation se maintient grâce à l’apport significatif des subventions d’exploitation (41 400 €), qui d’ailleurs augmente de 4 %. Néanmoins, avec 21 000 € le résultat courant avant impôt baisse de 3 %
En moyenne, le résultat courant avant impôt par actifs non salariés des éleveurs reste stable et s’établit à 16 900 €. La dispersion de ce dernier s’accroît par rapport aux deux années précédentes. En 2015, les résultat courant avant impôt par actifs non salariés du quart supérieur dépassent de 16 300 € ceux du quart inférieur. Cet écart n’était que de 12 000 € en 2013 et de 12 700 € en 2014 (cf. figure 5).
Les charges d’approvisionnement (28 400 €) représentent 33 % de l’ensemble des charges d’exploitation et sont en légère baisse (- 1 %) par rapport à l’année précédente. Avec 10 600 €, le poste des aliments concentrés représente 38 % des charges d’approvisionnement et enregistre une hausse de 5 %.
Confrontés a une morosité ambiante, sans réelle lisibilité sur l’avenir, les éleveurs de bovins-viande n’investissent plus. Le montant des investissements corporels s’élève à 18 600 € en repli de 24 %. Mais contrairement à 2014, le montant des investissements corporels nets de cessions et d’amortissements s’avère être négatif (- 1 700 €). Ce qui confirme la situation de décapitalisation. La réalisation de nouvelles constructions et installations chute de 64 % et l’achat de nouveaux matériels de 17 %.
Le niveau de l’endettement total (91 800 €) s’élève de 17 % et le taux d’endettement à 24 % prend deux points. La capacité d’autofinancement (39 600 €) se maintient alors que les prélèvements privés (12 600 €) se rétractent de 35 % ce qui permet de dégager un montant d’autofinancement significatif (27 000 €) en progression de 37 %.

La zone Roquefort maintient la filière ovine régionale à flot
En 2015, les élevages d’ovins-viande d’Occitanie n’ont pu bénéficier de cours rémunérateurs. À l’exception du troisième trimestre, le prix de vente des agneaux a été inférieur à celui de 2014.
Par contre, les producteurs de lait de brebis de la zone Roquefort profitent d’une hausse de 2,4 % du prix du litre de lait collecté. De plus, le lait destiné à la fabrication du fromage de Roquefort AOP connaît une augmentation de 2,7 % du prix du litre de lait payé au producteur.
Ces éléments contribuent à la préservation des résultats économiques des exploitations ovines et donc de l’orientation ovins et caprins de la région. Avec 90 700 €, la production de l’exercice augmente de 2 % La valeur ajoutée (14 700 €) baisse de 5 % car les charges d’approvisionnement (39 100 €) augmentent de 4 % et notamment la facture des aliments concentrés s’alourdit de 8 %. Le montant des subventions d’exploitation (44 300 €) s’accroît de 8 % ce qui permet à l’excédent brut d’exploitation de progresser également de 7 %. Et in fine, le résultat courant avant impôts (23 700 €) augmente de 9 %.
De même, l’indicateur de résultat courant avant impôt par actifs non salariés (14 500 €) enregistre une progression de 22 %. Par rapport aux années précédentes, en 2015 la dispersion du résultat courant avant impôt par actif non salarié s’amenuise (cf. figure 6). Les résultat des exploitations du quart supérieur dépassent de 14 000 € ceux du quart inférieur. Cet écart atteignait 23 100 € en 2012.
Avec 16 900 € d’investissements corporels, les élevages ovins et caprins ont moins investi qu’en 2014 et 2013, respectivement 20 800 € et 22 600 €. La baisse est significative pour les constructions et installations (- 44 %), par contre l’investissement en matériel est en augmentation (+ 16 %). Comme en 2014, les investissements ne couvrent plus la dotation aux amortissements ce qui provoque une décapitalisation (- 7 300 € en moyenne) en augmentation par rapport à 2014 (- 5 100 €).
L’endettement total (116 900 €) connaît une progression de 11 %. Et le taux d’endettement s’élève désormais à 37 %, contre 35 % en 2014. L’encours des emprunts à court terme (3 100 €) augmente de 19 %. Par contre, l’encours des prêts à long et moyen terme demeure quasi stable. Ce qui suppose un recours significatif à l’autofinancement. La capacité d’autofinancement (49 700 €) se consolide et comme les prélèvements privés (19 900 €) chutent de 22 %, l’autofinancement (29 900 €) augmente de 40 %.

Le poids de l’endettement en régression pour les exploitations de polyculture-polyélevage

En Occitanie, l’orientation polyculture-polyélevage est constituée d’exploitations agricoles présentant des systèmes d’exploitation qui sont très différents. Majoritairement, il s’agit d’exploitations mixant des céréales avec des élevages d’herbivores (principalement des bovins, éventuellement des ovins). Mais il y a également des systèmes mélangeant des céréales avec de l’arboriculture ou de la viticulture ou encore des cultures spécialisées (melon, ail, etc.…), plus éventuellement des élevages d’herbivores ou de granivores (volailles de chair, palmipèdes gras). Cet ensemble hétéroclite de systèmes d’exploitation peut impacter facilement la tendance des résultats économiques.
Les ventes des exploitations de polyculture-polyélevage sont légèrement en hausse. Après l’augmentation de 7 % en 2014, la production de l’exercice baisse de 5 % sur un an (116 100 €).
Les charges d’exploitation se rétractent avec l’allégement des dépenses d’approvisionnements à 46 200 euros. La principale réduction concerne l’énergie stockée.
Sur un an, la valeur ajoutée (25 200 €) bénéficie de la baisse des charges et augmente de 17 % et l’excédent brut d’exploitation se stabilise à 42 300 €. La diminution de 10 % du montant des subventions et des indemnités d’assurances couplée à la hausse des charges de personnel contribuent à cette stabilité.
L’évolution du résultat courant avant impôt des polyculteurs-polyéleveurs s’inverse entre 2014 et 2015, puisqu’il recule légèrement à 18 500 €. Dans le même temps, le résultat courant avant impôt par actifs non salariés moyen augmente fortement mais reste faible (16 000 €) et sous le niveau d’un Smic annuel.
La dispersion du résultat courant avant impôt par actifs non salariés reste élevée pour la spécialisation (en troisième position derrière l’arboriculture) avec un écart interquartile de 24 400 €, et elle augmente en un an (cf. figure 7). L’intervalle s’élargit de 8 %, soit une différence de 1 800 €.
La proportion des exploitations dégageant un résultat excédentaire augmente avec 86 % en 2015 contre 83 % en 2014.
Le taux d’endettement à 36 % prend deux points entre 2014 et 2015.
En parallèle, le poids de l’endettement décroît de neuf points (41 %) dans le contexte du recul du remboursement en capital des emprunts à long et moyen terme et d’un excédent brut d’exploitation stable.
Alors qu’en 2014, les polyculteurs-polyéleveurs avaient plus investi qu’en 2013, le montant de l’investissement corporel moyen des exploitations de polyculture-polyélevage (22 300 €) diminue de près de la moitié. Comme il ne couvre plus le montant des amortissements, les exploitations subissent une décapitalisation très importante (- 3 000 €).

Auteurs : Nicole Jacquottet & Serge Ladois - SRISET
© Agreste 2017

[1] 17 490 € au 01.01.2015 pour un compte de résultat courant avant impôt par actifs non salariés

[2] Guide de lecture des graphiques de dispersion du RCAI par Utans - En 2015
3e quartile : 25 % des exploitations viticoles affichent un RCAI par Utans supérieur à 41 700 €.
Moyenne : le RCAI par Utans moyen des exploitations viticoles est de 25 400 € à positionner par Barbara.
Médiane : la moitié des exploitations viticoles affiche un RCAI par Utans inférieur à 24 000 €.
1er quartile : 25 % des exploitations viticoles affichent un RCAI par Utans inférieur à 9 400 €.
L’écart interquartile représente la différence entre le premier quartile et le troisième quartile soit 32 300 € pour l’Otex viticulture par exemple

[3] L’investissement corporel est égal à l’investissement total sans les immobilisations incorporelles et financières