Contenu

Le marché des céréales : un marché très segmenté !

Les diverses utilisations des céréales :

Les utilisations des céréales sont très variées et peuvent être classées en trois groupe : alimentation humaine / alimentation animale et usages non-alimentaire. De ces trois grands types d’utilisation découlent un ensemble d’industriels (meunerie, semoulerie, biscuiterie, fabrication d’aliments du bétail, amidonnerie, chimie verte telle que la production de bio-éthanol).
Chacune de ces utilisations requiert une ou plusieurs céréales :

- meunerie : blé tendre
- semoulerie : blé dur
- biscuiteries : blé tendre
- fabrication d’aliments du bétail : toutes céréales
- amidonnerie : blé / maïs
- chimie verte : toutes céréales
- bio-éthanol : maïs

Pour aller plus loin, l’article décrit les critères réglementaires en terme sanitaires et commerciaux indispensables pour pénétrer les différents segments du marché des céréales et rappelle les atouts pour la filière régionale.

Des critères technologiques et sanitaires spécifiques aux différentes utilisations.

Les céréales doivent répondre à deux types de critères. Les critères réglementaires en terme sanitaire et les critères commerciaux (technologiques et qualitatifs) selon les demandes des marchés. Les risques liés à la présence de mycotoxines dans les céréales et les seuils réglementaires sont rappelés dans le guide mycotoxines joint à cet article. En ce qui concerne le risque sanitaire la réglementation protège le consommateur. (voir Guide_mycotoxines)

Les perspectives pour 2017/2018 tendent à montrer que les utilisations de blé sur le marché intérieur français devraient peu varier par rapport à l’an dernier, notamment dans le secteur de l’alimentation humaine (meunerie, boulangerie, biscotterie), secteur mâture où la demande est peu élastique. En revanche, FranceAgriMer prévoit une diminution des utilisations par les fabricants d’aliments du bétail français à 5,3 millions de tonnes (contre 5,4 Mt en 2016/17), en raison de la bonne qualité des blés 2017 qui devrait conduire à privilégier les utilisations en alimentation humaine. http://www.franceagrimer.fr/content...

La meunerie a besoin de blés panifiables et de blés de force

La meunerie a besoin de blés panifiables et de blés de force. Les meuniers réalisent, chaque année, des analyses d’échantillons, en lien avec les collecteurs afin de classer les lots. Ils effectuent aussi des analyses de variétés pures et sont des prescripteurs importants sur les variétés.
L’Association Nationale de la Meunerie Française (ANMF) a mis en place un classement des variétés qu’elle publie chaque année (http://www.meuneriefrancaise.com/fi...).

Les blés de force cultivés dans le Sud

Au niveau national les surfaces occupées par des variétés classées comme blés améliorants ou de force représentent 4,3% de l’emblavement. Les surfaces sont plus importantes dans les régions méridionales, particulièrement en Occitanie (38% des semis), PACA (12% des semis) et Auvergne-Rhône-Alpes (8% des semis).
Pour la région Occitanie, la meunerie représente 250 000 tonnes en 2016. Les collecteurs de la région développent les filières de blé de qualité (taux de protéines supérieur à 14%) et de blés tracés (filières territorialisées). Les surfaces cultivées en blés améliorants et blés tracés progressent depuis 2013 pour atteindre 128 000 ha en 2017, Deux variétés de blés améliorants Bologna et Rebelde dominent l’assolement 2017 et représentent 53 200 ha. http://www.franceagrimer.fr/content...

La semoulerie et les pastiers ont besoin de blés durs de qualité

Le blé dur est classé sur des critères mesurables à la récolte : taux de protéines, poids spécifiques, humidité, indice de temps de chute de Hagberg (comme en blé tendre) mais aussi Grains germés,Mitadinées, Fusariés (GMF), indice de jaune, indice de brun. A l’image des meuniers, l’industrie du blé dur fait également chaque année des recommandations sur les variétés de blé dur en fonction de ces besoins technologiques (rendement semoulier, aspect semoules et pâtes, tenue à la cuisson).http://www.lgseeds.fr/data/medias/1...

L’export : des cahiers des charges exigeants

Pour terminer, une grosse partie des céréales d’Occitanie est exportée. Chaque destination a également ses exigences qualitatives en fonction de ses utilisations et des exigences de consommation. (voir document critères export joint à cet article).

  • Guide_mycotoxines_ (format pdf - 746.2 ko - 29/09/2017)seuils réglementaires applicables
  • criteres-export (format doc - 436.5 ko - 29/09/2017)cahiers des charges des pays du pourtour méditerranéen