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Le chancre coloré du platane en région Occitanie (novembre 2017)

Le chancre coloré du platane est dû à un champignon, le Ceratocystis platani qui, en pénétrant dans les vaisseaux du bois à l’occasion d’une blessure, entraîne la mort de l’arbre :

Symptomes du chancre colore (format pdf - 745.8 ko - 17/12/2015)

En causant des blessures aux arbres, voies d’entrée du champignon, l’Homme est le principal vecteur de la maladie.
L’arbre contaminé est une source d’inoculum pour ses voisins.
En raison de sa virulence, ce champignon est un organisme nuisible réglementé dont l’introduction et la dissémination sont interdites, en application de la réglementation européenne.

Données réglementaires et techniques sur le chancre coloré (format pdf - 6.8 Mo - 08/01/2018)

La situation régionale vis à vis de ce parasite :

jpg - 2.1 Mo
Novembre 2017

10 départements sont concernés par des foyers de chancre coloré, sur 109 communes.

La lutte obligatoire contre le chancre coloré du platane a conduit à l’abattage de plus de 1060 platanes (dont près de 400 contaminés) en milieu « sec » sur la région :
- depuis 1992 sur les départements littoraux (353 arbres abattus)
- depuis 2005 sur les autres départements (712 arbres abattus).
En 2017, 301 platanes (dont 49 contaminés) ont été soumis à l’abattage en milieu "sec".

La lutte contre la maladie le long du Canal du Midi mobilise de nombreux acteurs institutionnels, politiques, associatifs et citoyens et représente un sujet sensible : les foyers progressent sur le tronçon à l’aval de Castelnaudary (plus de 19 000 platanes abattus depuis 2011) ; des foyers ont été identifiés aux portes de Toulouse.

Pour limiter son extension la réglementation prévoit :

. Des mesures préventives, qui s’avèrent essentielles : circulation du bois de platane réglementée ; mesures prophylactiques obligatoires pour toute intervention sur ou à proximité de platanes (les blessures occasionnées aux arbres - élagage, tranchée...- peuvent permettre l’entrée des spores du champignon)

. L’identification précoce (déclarer au Service Régional de l’Alimentation - SRAL ou à la FREDON toute suspicion) et l’éradication des foyers identifiés selon un protocole strict sous contrôle du SRAL, incluant l’abattage des arbres contaminés et leurs voisins.

La note nationale d’information (format pdf - 247 ko - 17/12/2015) ci-jointe fait état des travaux en cours en matière de procédés de lutte.