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L’irrigation contribue à 18 % de la valeur de la production agricole en Occitanie

En Occitanie, une exploitation sur quatre a recours à l’irrigation (environ 17 000 irrigants). Les exploitations qui n’irriguent que du maïs représentent 8% des irrigants de la région, les arboriculteurs occitans et les vignerons du Languedoc-Roussillon constituent le 2ème principal groupe (6%) et les producteurs de légumes le 3ème groupe (5%). Seules 2% des exploitations déclarent des surfaces irrégulièrement irriguées.

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Le potentiel est constitué des surfaces irrigables équipées pour l’irrigation soit pas aspersion, par micro irrigation ou gravité. Les surfaces irrigables représentent 12% de la SAU régionale. En superficie, le maïs est la première culture irriguée avec plus de 150 000 ha, principalement dans le territoire midi-pyrénéen. Les vergers (yc. raisin de table) ont une superficie irriguée de 23 000 ha. En 2010,La vigne principalement en Languedoc-Roussillon, est irriguée sur près de 20 000 ha. Mais si les autres surfaces irriguées semblent être stables, la superficie potentiellement irriguée en vignes en 2016 atteindrait plus de 35000 ha.

Sommaire
- Des irrigants très spécialisés
- L’aspersion sur 85% des surfaces irriguées
- Un irrigant sur deux dans un réseau collectif
- Plus de 10 000 exploitations fortement dépendantes de l’irrigation
- Estimation du besoin structurel en eau d’irrigation : l’exemple du bassin Adour-Garonne

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Des irrigants très spécialisés

Les orientations technico-économiques (OTEX) et la nature des cultures qu’iles irriguent permettent de faire une typologie des irrigants de la région. Cette dernière révèle la dépendance économique à l’eau des principaux systèmes de production agricole.

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Les deux principaux types d’irrigants de la région sont classés pour deux tiers d’entre eux parmi des exploitations spécialisées (OTEX). En grandes cultures pour les irrigants du maïs et en arboriculture ou viticulture pour les irrigants des cultures pérennes. En revanche, pour les irrigants de légumes, la spécialisation en cultures légumières ne concerne qu’une exploitation sur cinq. En raison de leur spécialisation et des cultures irriguées, les exploitations sont très dépendantes économiquement de l’eau. La conduite des cultures en système pluvial crée une incertitude forte sur le rendement ou sur la qualité de la production à commercialiser. La production irriguée constitue une part importante de la production végétale en valeur (voir publications : Analyse économique des exploitations agricoles irrigant du maïs grain L’irrigation vectrice de la production fruitière)

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L’aspersion sur 85% des surfaces irriguées

Les modes d’irrigation sont assez différents dans les deux bassins (Adour-Garonne et Rhône-Méditerranée) et sont très liés aux cultures irriguées. En Midi-Pyrénées, l’aspersion est quasiment le mode d’irrigation exclusif excepté pour les cultures pérennes dont un tiers de la SAU bénéficie d’une micro irrigation. En revanche, en Languedoc-Roussillon, la micro irrigation concerne plus de 40% des superficies dont 30% pour les cultures pérennes (vergers et vignoble). L’irrigation par gravité, compte tenu des infrastructures régionales (canaux) et des cultures, est assez répandu et se pratique sur 22% des superficies irriguées de Languedoc-Roussillon.

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Un irrigant sur deux dans un réseau collectif

50 % des exploitations sont affiliées à un réseau collectif pour leur approvisionnement en eau. L’origine des retenues collinaires concerne 1 irrigant sur 4 en Midi-Pyrénées et les forages, 1 sur 3 en Languedoc-Roussillon.

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Plus de 10 000 exploitations fortement dépendantes de l’irrigation

Selon leur classement typologique et les volumes d’eau moyens utilisés plus de 10 000 exploitations de la région sont dépendantes économiquement des disponibilités en eau pour sécuriser la production.
Les productions à plus forte valeur ajoutée, telles que les fruits, les légumes et les semences, dans des structures très spécialisées sont fortement dépendantes. Pour les autres productions telles que le maïs grain la dépendance est moyenne ou faible pour les structures où l’irrigation est moins contributrice au potentiel de production.

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Estimation du besoin structurel en eau d’irrigation

L’exemple du bassin Adour-Garonne
La finalité du travail d’estimation est d’analyser les besoins structurels en eau d’irrigation à une échelle hydrographique pertinente et sur un période de 5 ans.

Les cultures prises en compte

Les surfaces prises en compte sont celles du maïs grain, maïs doux, maïs ensilage, maïs semence, soja, tournesol, sorgho, blé, carottes, haricots, melon, tomates d’industrie, noisettes, prunes d’ente, pommes, kiwi et semences de betterave. Les données de surface ont pour origine les déclarations
annuelles de la PAC par les agriculteurs.

La méthode
Les calculs ont été réalisés à l’échelle des masses d’eau, pour une fréquence annuelle, de 2010 à 2014. Une estimation des surfaces irriguées, par masse d’eau (données RPG) a été réalisée. Des
données volumes d’irrigation (issues de dires d’experts et des données du RA 2010) y ont été intégrées. Les besoins en eau d’irrigation ont pu être estimés, toujours par masse d’eau. Ces résultats ont été agrégés pour produire des indicateurs de résultats et d’analyse
Sources : RPG 2010 à 2014, RA 2010

Les résultats : 2 indicateurs du besoin théorique de l’agriculture

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Estimation des surfaces équipées pour l’irrigation de la vigne en zone Languedoc-Roussillon

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