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Historique de l’année

mise à jour : 1er septembre 2017

Ail : Début de campagne complexe
La campagne de l’ail démarre avec la mise en marché de l’ail violet. Le manque de coloration engendre un cours de début de campagne qui se situe bien en deçà de ceux pratiqués lors des 2 dernières années. Les cours de l’ail rose sont un peu plus soutenus et se situent dans la normale.
La campagne de l’ail blanc n’a pas encore démarré, avec une concurrence espagnole qui pèse sur un marché déjà en tension. Ainsi, la bascule sur l’ail français tarde à s’opérer.
Le commerce demeure peu animé tout au long du mois. Les premières cotations de l’ail blanc démarrent sur les niveaux de la moyenne quinquennale, l’ail violet pâtit toujours de son manque de coloration ce qui ne permet pas un redressement des prix. En fin de mois, des doutes apparaissent sur la qualité de certains lots d’ail rose. De nombreux opérateurs limitent volontairement les apports afin de voir comment la situation évoluera sur les deux semaines à venir.

Concombre : des volumes qui ne s’écoulent pas
Le concombre est en crise conjoncturelle depuis le 2 août. La demande trop faible ne permet pas d’écouler les apports. Le pic de production est passé mais les volumes produits restent importants. Les prix restent bas pour la campagne qui se poursuivra jusqu’à l’automne.
Après un début de mois compliqué par le creux de production qui a laissé la place aux pays concurrents, l’offre est de retour, face à une demande très intéressée. Le marché est fluide en toute fin de mois, dans le sud de la France du fait de l’afflux de vacanciers et d’une météo favorable à la consommation de ce produit. Le niveau des prix est supérieur à la moyenne quinquennale. Au niveau national cependant, le concombre ne sort de crise que le 6 septembre.

Melon : Marché lourd et encombré
Le pic de production du melon sur le sud ouest est intervenu après le 14 juillet alors que l’indicateur de marché établit une situation de crise conjoncturelle qui perdure depuis le 29 juin. Le marché reste encombré par des volumes disponibles importants notamment de gros calibres et l’écoulement est laborieux. À l’expédition on relève quelques concessions pour faciliter l’écoulement du produit. Malgré la diminution des volumes dans tous les bassins de production en fin de mois, les prix du melon ne se relèvent pas suffisamment pour sortir de la crise conjoncturelle.

Tomate : Marché en équilibre
La tomate a connu une période de crise conjoncturelle au début du mois d’août. Puis, au cours du mois, les apports nationaux diminuent et facilitent l’écoulement des stocks. Bien que la demande reste modérée, le marché réussit à se maintenir à l’équilibre mais les prix restent orientés à la baisse.

conjoncture mensuelle au 1er août 2017

Ail : L’ail violet manque de coloration
Les récoltes, plus précoces de quelques jours, se sont déroulées dans des conditions climatiques très chaudes et sèches. Les lots sont donc de bonne qualité avec des calibres moyens. Cependant ces conditions
climatiques, avec un déficit d’eau au printemps, ont limité la coloration de l’ail violet. L’Espagne et la Chine arrivent sur le marché avec de gros volumes et des prix plutôt bas.
La campagne en ail blanc se met en place doucement.

Concombre : marché équilibré
Après un début de mois compliqué par le creux de production qui a laissé la place aux pays concurrents, l’offre est de retour, face à une demande très intéressée. Le marché est fluide en fin de mois, dans le Sud de la France du fait de l’afflux de vacanciers et d’une météo favorable à la consommation de ce produit. Le niveau des prix est supérieur à la moyenne quinquennale.

Melon : Marché lourd et encombré
Le pic de production du melon sur le sud ouest est intervenu après le 14 juillet dans un contexte de crise conjoncturelle au sens du RNM qui perdure depuis le 29 juin. Le marché reste encombré par des volumes disponibles importants envahis par de gros calibres et l’écoulement est laborieux . A l’expédition on relève quelques concessions pour faciliter l’écoulement du produit mais les prix du produit ne se relèvent pas suffisamment pour sortir de la crise conjoncturelle.

Tomate : Marché fluide
La demande qui s’était essoufflée en début de mois sous une météo peu propice à la consommation reprend à l’approche du 14 juillet et le marché reste fluide jusqu’à la fin du mois, sur des prix disputés et sensibles aux fluctuations d’apports sur le marché français.

conjoncture mensuelle au 1er juillet 2017

Concombre : Reprise des cours et de la demande
Après un creux de production entre deux rotations et l’absence d’actions promotionnelles, le marché s’améliore en fin de mois. La concurrence du Benelux reste toutefois présente, mais les cours se raffermissent. La production 2017 devrait être supérieure à 2016 avec des surfaces en hausse.

Melon : La campagne de commercialisation a démarré
Les surfaces productives de la zone sud-est sont en hausse pour cette campagne, les plantations sous abris bas progressent largement alors que celles sous serres diminuent. La campagne a démarré en début de mois et la production s’accélère sous l’effet des fortes chaleurs. Les volumes progressent rapidement et le pic de production devrait être atteint début juillet. L’offre est importante pour toutes les régions et la demande n’est pas au rendez-vous. Les prix s’en ressentent et le marché devient très difficile. Des dégagements sont opérés en fin de mois compte tenu de l’évolution des produits stockés. Le marché est porté en crise conjoncturelle depuis le 29 juin.

Tomate :Marché équilibré
La production régionale se maintient ce mois-ci, contrairement à celle de l’ouest de la France qui est en hausse et qui pèse sur le marché. Malgré tout, les prix restent corrects grâce à une demande bien présente. La récolte 2017 devrait être identique à celle de 2016.

conjoncture mensuelle au 1er juin 2017

Courgette : Production régionale en plein essor
La campagne 2017 devrait être équivalente à celle de l’an dernier : les surfaces se maintiennent et les rendements seraient aussi bons. Après un développement freiné au mois d’avril par la météo, la production de plein champ, essentiellement dans le Gard, arrive en masse sur le marché à partir de la mi-mai. Même si les ventes sont stables, les capacités
de stockage suffisent à éviter la chute des prix et l’écoulement se maintient

conjoncture mensuelle au 1er mai 2017

Concombre : Apports importants et chute des prix
Les surfaces productives de la région se maintiennent en 2017. La production est estimée en légère hausse par rapport à 2016. En avril, les apports sont importants mais les écoulements sont faibles. La qualité est satisfaisante mais les stocks s’accumulent. De plus, la concurrence nantaise pèse fortement sur le marché et les prix chutent. la demande n’est pas suffisante, et ne réagit pas aux opérations promotionnelles.

Tomate : Des surfaces en baisse
Les surfaces régionales de tomates de bouche sont en baisse par rapport à l’an dernier. Ce sont surtout les tomates grappes qui perdent des surfaces au profit des tomates anciennes, en particulier sous serres chauffées. Les rendements, sont quant à eux, estimés en progression. En tomate industrie, les surfaces diminuent également en raison d’une trop faible valorisation du produit mais les rendements devraient être identiques voire légèrement supérieurs à ceux de 2016. Globalement la récolte de tomates pourrait diminuer cette année. En tomate grappe, le début de campagne a permis de bien valoriser le produit à des prix supérieurs à la moyenne mais l’entrée en production des grands bassins, pèse sur le marché en fin de mois d’avril e et les prix en pâtissent.

conjoncture mensuelle au 1er avril 2017

Laitue : L’abondance de l’offre pèse sur les cours
La météo très clémente de ce mois de mars a favorisé la production régionale mais aussi nationale, ce qui renforce la concurrence. La douceur exceptionnelle accélère la maturation des salades que les producteurs coupent le plus rapidement possible, et ce sur l’ensemble du bassin Languedoc-Roussillon. Cela entraîne un surplus sur le marché du frais et l’offre devient donc largement supérieure à la demande, qui suit pourtant un rythme de saison normal. Les produits ne s’écoulent pas et les prix baissent. Le marché est déclaré en crise conjoncturelle à partir du 23 mars.

conjoncture mensuelle au 1er mars 2017

Laitue et Chicorée : Baisse des demandes
Durant tout le mois, la demande est peu importante et les ventes de laitues sont compliquées. Malgré des apports réduits en raison d’une météo pluvieuse, les prix sont orientés à la baisse.

Sur le marché de la chicorée, les prix fléchissent en début de mois. Les volumes sont faibles et beaucoup sont drainés par l’industrie pour la 4eme gamme. En fin de mois la diminution des apports marque la fin de la campagne pour la plupart des opérateurs.

Aïl : Excellente campagne 2016
Depuis l’excellente campagne de 2010, l’ail français ne s’était jamais porté aussi bien, pour l’ail violet et davantage encore pour l’ail blanc. Les cours sont élevés et en hausse constante depuis la crise conjoncturelle de 2012-2013. Concernant l’ail rose, les cours restent stables depuis 2010, avec une valorisation importante pour la qualité supérieure Label Rouge.
La conjoncture, avant et pendant la campagne française, est très favorable : les cours espagnols et chinois sont élevés, permettant une meilleure plus-value pour la filière française. La récolte est de qualité et abondante (gros calibres et hausse d’environ 180 ha de la sole d’ail, en particulier en Occitanie). Pour l’ail rose du Tarn, la conservation en stockage nécessite une attention particulière.
Après la crise de l’ail (années 2012 et 2013), les médiateurs des relations commerciales agricoles, ont soutenu la filière et le référencement de l’ail « origine France » auprès de la FCD (Fédération du Commerce et de la Distribution). Leur intervention, renouvelée chaque année, est très positivement reconnue par l’ensemble de la filière ; elle contribue à développer et sécuriser le débouché de la grande distribution et permet une meilleure stabilité des cours.

Conjoncture mensuelle au 1er février 2017

Laitue : surfaces plantées et volumes en baisses
Alors que la deuxième rotation s’annonce, les volumes sont toujours structurellement en baisse. Cet effet structurel est amplifié par ’importants problèmes de production dans les principales régions productrices d’Espagne, touchées au coeur de l’hiver par des inondations en décembre puis des chutes de neige et des gelées en janvier, détruisant les salades de plein-champ destinées à l’exportation. Le marché européen est donc déséquilibré et les prix, qui étaient déjà supérieurs à la moyenne quinquennale en première moitié de campagne, s’en éloignent maintenant franchement, et atteignent des niveaux inégalés depuis 15 ans, tant en feuilles tendres qu’en chicorées.

conjoncture mensuelle au 1er janvier 2017

Laitue : Les petits volumes soutiennent les cours
La campagne 2015-2016 restera gravée dans les mémoires avec une crise caractérisée par une offre abondante et des accidents de consommation qui ont conduit à des prix très bas tout au long de la campagne. Les surfaces en salade ont baissé suite à cette situation exceptionnelle.
Dans une campagne 2016-2017 marquée dès le début par une production peu abondante, le mois de décembre ne se démarque pas. Cependant, en début de mois, la demande est en dessous des attentes, alors même que le froid limite les apports en provenance de la moitié nord de l’Hexagone. Le marché se tend à l’approche des fêtes, traditionnellement très actif, tant en feuilles tendres qu’en chicorées. Les prix sont au-dessus de la moyenne quinquennale. Après Noël, la dernière semaine de l’année voit le marché se replier, dans un contexte globalement peu actif.

conjoncture mensuelle au 1er décembre 2016

Ail : conjoncture internationale favorable à la campagne française, prix d’achat de l’ail étranger particulièrement élevés
Selon des estimations, la production chinoise serait en baisse de 25 %. La demande mondiale est forte et supérieure à l’offre, par conséquent les cours s’envolent : environ 2,50 €/kg entrée UE fin 2016 (1,50 €/kg en 2015).
D’autre part, ces dernières années, l’Espagne développe son marché à l’export, en particulier vers les pays tiers (voir chiffres Eurostat ci-dessous). Sur le marché européen, les offres espagnole et chinoise sont donc plus restreintes et les prix d’achat stade expédition plus élevés : 3,00 € le kg d’ail blanc ou violet espagnol en décembre 2016 (env. 2,40 €/kg en 2015). Aussi, les cours de l’ail blanc français suivent ces hausses : 3,30 €/kg départ expédition pour l’indicateur de marché (sac ail blanc 5 kg) en 2016 contre 2,80 €/kg en 2015. Le bilan satisfaisant de cette campagne se confirme par la hausse de la production française d’environ 20 % et la fluidité de son écoulement sur le marché intérieur, principalement en grande distribution. Les disponibilités d’ail blanc et violet devraient s’épuiser en janvier.
Concernant la commercialisation de l’ail rose qui se poursuivra au premier trimestre 2017, les constats de milieu de campagne sont plus nuancés car la filière a des attentes qualitatives exigeantes, toutefois les cours sont corrects.

Quelques chiffres à l’exportation, source Eurostat :
Exportations de juin à sept 2016, de l’Espagne vers les pays tiers, 43 400 t (24 200 t même période en 2015, 14 300 t en 2014)
Exportations de juin à août 2016, de l’Espagne vers l’UE, 32 800 t (30 200 t en 2015)
Exportations de juin à août 2016, de l’Espagne vers la France, 6 250 t (5 800 t en 2015)
Exportations de juillet à septembre 2016, de la France en UE, 3 450 t (2 100 t en 2015)

Laitue : demande faible, marché calme
Le marché est assez calme en ce début de campagne pour la grande région et les laitues de plein champs laissent la place aux abris bas.
Pour le bassin Languedoc-Roussillon, les surfaces sont encore en baisse cette année. Les surfaces de plein champ sont les plus affectées. Les raisons de la baisse sont multiples et l’effet de la crise salade de l’an dernier joue un rôle important. De plus, d’autres cultures, telles le chou, l’artichaut et la patate douce, sont en plein développement et utilisent des terres jusque-là
destinées aux salades. La Batavia blonde et la Feuille de chêne blonde souffrent d’une concurrence très présente et de volumes assez importants. Les cours de la Feuille de chêne rouge, dont les volumes restent faibles, ne sont pas impactés par le ralentissement du marché. La laitue pommée profite encore d’un intérêt satisfaisant pour limiter le fléchissement de ses prix.

Chicorée : marché équilibré, prix stables
Pour le bassin Languedoc-Roussillon, les volumes disponibles pour le marché du frais sont moins importants. La baisse des surfaces et l’envoi à l‘industrie d’une partie des volumes récoltés permettent d’avoir un marché équilibré. L’équilibre offre-demande participe au maintien des cours.

conjoncture mensuelle au 1er novembre 2016

Concombre : Baisse des prix en fin de campagne
La fin de campagne se profile et les volumes régionaux diminuent. La dégradation des conditions climatiques de cet automne n’a pas favorisé la consommation. La concurrence européenne se renforce, notamment celle de l’Espagne, et les prix baissent.

Courgette : Une campagne très satisfaisante
La production régionale de plein champ de cette année a été bien supérieure à celle de 2015 grâce à d’excellents rendements. La campagne a très bien démarré mais la conjoncture a été plus défavorable en septembre. A cette période, la production était encore très importante et les prix ont atteint des niveaux très bas. Début octobre, la chute des apports en fin de campagne a permis la remontée des cours. Les produits espagnols prennent ensuite le relais.

Tomates : Légère reprise de la demande
La production régionale en tunnel froid ou plein air s’est terminée ce mois-ci. En Roussillon, une nouvelle rotation est entrée en production début octobre. La demande reste faible jusqu’en fin de mois où les prix marquent une légère augmentation.

conjoncture mensuelle au 1er octobre 2016

Melon : Une campagne correcte
En Occitanie, la campagne du melon est caractérisée par des rendements corrects et une qualité globalement bonne. Les récoltes sont achevées dans le bassin sud-est alors qu’il reste encore quelques melonnières côté sud-ouest. Toutefois, sur ce dernier bassin, les volumes sont estimés à la baisse par rapport à l’an dernier.

Ail en sec : Une bonne campagne mais nuancée pour l’ail rose
Mi-septembre, le marché s’essouffle, les dépenses de rentrée semblent détourner les consommateurs des achats de condiments. Néanmoins le bilan de la commercialisation en août-début septembre est positif. En outre, les disponibilités d’ail français restent modérées et ce ralentissement n’oppose donc pas d’inquiétude. Les flux réguliers vers la grande distribution garantissent pour la campagne des cours stables et soutenus en ail blanc.
Pour l’ail violet, plus précoce et représentant environ 20 % des surfaces d’ail du sud-ouest, les apports diminuent et les cours tendent à se raffermir.
Quant à l’ail rose, il supporte plus difficilement les imperfections visuelles dues au café au lait. De ce fait, certains lots sont déclassés et les cours baissent.
D’ores et déjà, pour la prochaine campagne, une augmentation des surfaces ensemencées dans le sud-ouest est prévisible. Après une deuxième bonne campagne en termes de prix, la culture d’ail compterait pour une part plus importante dans l’assolement des céréaliers.

conjoncture mensuelle au 1er septembre 2016

Melon : Une fin de campagne qui s’approche
Sur le bassin Sud-Ouest, l’estimation globale de production de melon 2016 est revue à la baisse au 1er septembre. Les melonnières présentent quelques symptômes de mildiou et d’oïdium. Le climat de la première quinzaine d’août a repoussé le pic de production après le 15 août et vient confirmer la particularité de la campagne.
Dans le bassin Sud-Est, les volumes sont en diminution et la fin de campagne s’approche. La forte concurrence des autres bassins de production (Centre-Ouest et Sud-Ouest) fait chuter les prix semaine 34.
Le melon a été déclaré en crise conjoncturelle au niveau national du 23 au 29 août par FranceAgrimer.
Au niveau régional, la reprise de la demande et les faibles niveaux de stocks peuvent expliquer en partie l’augmentation des prix fin août - début septembre.

Tomate : Forte concurrence mais reprise de la consommation
Le marché est instable et la concurrence bretonne fait varier les prix sur les tomates grappes et les rondes. La production de tomates anciennes est en recul mais les prix se maintiennent à un bon niveau. En fin de mois, la consommation est favorisée par la météo. L’approche de la rentrée scolaire et du retour de la restauration collective devrait encore la maintenir.

Courgette : De bons niveaux de rendement pour cette campagne
La production régionale de plein champ est en baisse ce mois-ci, notamment en raison du vent et des fortes chaleurs. Globalement, les rendements de cette campagne sont bons.
Sur le marché, jusqu’en semaine 33, la concurrence est peu présente et les prix se maintiennent à des niveaux assez importants. La baisse brutale des prix en fin de mois pourrait s’expliquer par une diminution de la demande.

Concombre : Reprise de la demande en fin de mois
Les apports et la qualité des produits ne sont pas uniformes car certains opérateurs sont en fin de rotation et d’autres sont déjà entrés dans la nouvelle. En fin de mois, la météo plus estivale a stimulé la demande, ce qui permet d’éviter les resserres et de raffermir les prix.

Ail en sec : un bon début de campagne, des prix soutenus
L’ail blanc est attendu début août en grande distribution pour le lancement de la campagne « nouvelle récolte ». Après un début timide des approvisionnements, les flux réguliers vers les centrales d’achat et les enseignes indépendantes se mettent en place. Les cours sont soutenus.
L’ail rose, déjà disponible fin juillet, est prisé en particulier en Label Rouge. A partir du 15 août, l’abondance de gros calibres et la présence de lots du Tarn marqués par des coulures café au lait nécessitent quelques concessions de prix aux stades production et expédition.
L’ail violet, vendu dès juillet à prix élevé, accuse en août un repli de sa demande face à une offre élargie. Les cours se réajustent donc un peu à la baisse. Le nouvel AOC de Cadours fait son entrée en grande distribution mais pénètre difficilement le segment haut de gamme chez les grossistes.
Les prix d’achat de l’ail espagnol et chinois sont en hausse cette année ; les débouchés espagnols vers les pays tiers permettent de maintenir l’offre en Europe à des niveaux de prix élevés (prix de vente moyen de l’ail blanc espagnol : 3,80 €/kg en août 2016 à Rungis ; 2,74 € en août 2015).
Les volumes commercialisés en août sont globalement satisfaisants et les prix sont soutenus (au stade expédition, environ +0,30 à 0,40 €/kg par rapport à 2015 selon les couleurs). L’écoulement de la production en grande distribution est sécurisée pour toute la durée de la campagne. Les conditions de conservation sont actuellement satisfaisantes.