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Historique de l’année

conjoncture mensuelle au 1er février 2019

salade : une offre restreinte
Le mois de janvier débute sur une demande très correcte. Comme chaque année, elle se tasse dès la deuxième semaine en contre-coup des fêtes mais aussi à cause de la période de soldes qui défavoriserait la consommation de produits frais.
Les problèmes de météo hivernale perturbent le trafic routier et posent des problèmes de livraison mais aussi limitent les déplacements des clients dans les départements impactés par les chutes de neige et le verglas.
La faiblesse de l’offre permet de limiter la baisse des prix qui restent toujours nettement supérieurs à la moyenne quinquennale.

conjoncture mensuelle au 1er janvier 2019

laitue : La faiblesse des apports permet des cours haussiers
En décembre, les apports sont globalement faibles. La consommation n’est pas au rendez vous en début de mois et la demande atone. La faible pression de l’offre permet aux prix de rester relativement élevés. A l’approche de Noël, la demande s’active. Le disponible se réduit chez certains opérateurs avec de petits grammages. Une hausse des prix se confirme mais reste variable selon le poids des salades. Après les fêtes, le marché reste globalement actif et la demande soutenue par des consommateurs qui souhaitent de “se mettre au vert”.

conjoncture mensuelle au 1er décembre 2018

Aïl : un marché stabilisé
Les apports dans les stations sont quasi terminées. Le marché est désormais complètement stabilisé et l’écoulement se poursuit de manière régulière. L’ail violet français fortement concurrencé voit son cours se réajuster légèrement à la baisse afin de dynamiser les sorties. Mêmes conséquences pour lail rose du Tarn en grappe mais avec pour cause, une qualité hétérogène.
Sur la deuxième quinzaine du mois, les metteurs en marché n’échappent pas aux mouvements sociaux et quelques départs de marchandises ne peuvent aboutir. Les échanges commerciaux sont incertains d’autant que la libre circulation des produits n’est pas garantie.
Les volumes se réduisent notamment en ail violet AOP Cadours, certains opérateurs prévoient une fin de campagne prématurée.
Dans ce contexte morose, les cours restent stables.

laitue : apports en recul ; cours à la hausse
La campagne des salades d’hiver commence dans un marché assez concurrentiel mais avec des prix très corrects. La situation évolue à partir du milieu de mois grâce à des apports faibles en Roussillon mais aussi en Provence, dus à des baisses structurelles de surfaces plantées.
Les mouvements sociaux perturbent le marché à partir du samedi 17 novembre en provoquant des retards de livraisons, le blocage de centrales ou encore de magasins. Ceci pèse naturellement sur la demande mais avec une production très faible les prix progressent de façon importante (environ 0,15€ de plus). Sans amélioration substantielle des apports, la bonne valorisation des cours de la laitue ne peut que perdurer.

conjoncture mensuelle au 1er novembre 2018
Aïl : Bonne valorisation
Le mois d’octobre ne connaît pas l’engouement habituel qui le caractérise. Les marchés internationaux en fruits et légumes, les vacances scolaires et le pont de la Toussaint n’ont pas contribué à dynamiser le marché. L’écoulement est régulier mais s’effectue globalement sur de petits volumes, notamment en ail rose. C’est d’autant plus marqué sur les grappes pour lesquelles les disponibilités sont très mesurées. D’une manière générale, les cours en ail blanc et en violet restent fermes et sont bien supérieurs à la campagne précédente ainsi qu’à la moyenne quinquennale. Fin octobre avait lieu le dernier marché de l’ail violet à Cadours.

conjoncture mensuelle au 1er octobre 2018

Aïl : une activité en repli
La mise en place se poursuit avec une activité commerciale correcte pour cette période de l’année, tirée par les traditionnelles foires à l’ail. Les cours restent à des niveaux élevés en blanc et violet tandis que l’on constate une légère baisse en ail rose, ce dernier nécessitant un tri afin d’obtenir un produit de qualité.
le marché devient plus compliqué en seconde moitié de mois. Les cours sont discutés, une partie des transactions se traite encore sur de l’ ail espagnol, seules les tresses et les grappes suscitent de l’intérêt.

courgette : Arrivée d’une météo automnale et fin de campagne,
Après une rentrée tendue côté marché, l’offre devient plus conséquente. Elle est supérieure à celle de l’an passée à la même période. Dans un marché excédentaire, les reports de stocks sont conséquents et les cours s’orientent à la baisse. La météo plus fraîche du début du mois d’octobre entraîne une baisse des volumes. La production plein air, s’achève celle sous abri se fait discrète alors que la production d’origine espagnole s’installe dans la paysage. La fin de la campagne coïncide avec une crise conjoncturelle début octobre.

melon : Une saison qui s’achève plutôt que prévu.
Après un début de campagne sous les conditions climatiques chaotiques, la saison de production du melon s’achève plus tôt qu’elle n’étaient initialement prévue par les producteurs. Début août, la demande est intéressée face à une offre existante : tout va dans le sens de la reprise. Rendements et qualité sont au rendez-vous. Le secteur retombe en difficultés à la mi-août alors que les volumes semblent correspondre à la demande. À la fin de la campagne de cotations, le melon a retrouvé des couleurs. Côté volumes produits en Occitanie en 2018, la filière accuserait une perte de 10%, moins due aux pertes de surfaces sur la région qu’aux arrachages de melonnière au champs.

conjoncture mensuelle au 1er septembre 2018

concombre : bon niveau de prix
Durant tout le mois, la demande est faible. Le marché est équilibré grâce à des apports modestes en phase avec la demande. Le marché reste fluide grâce aux actions promotionnelles qui permettent un écoulement du produit et le maintien des prix à un bon niveau. En fin de mois la concurrence espagnole commence à arriver mais avec de faibles volumes.

melon : marché lourd et compliqué
En début de mois d’août, la demande est intéressée et l’offre en déclin. Les volumes en stock sont en baisse et le melon sort de crise conjoncturelle le 3 août. Les prix amorcent une tentative de hausse. Mais dans un contexte où l’équilibre entre l’offre et la demande est fragile et la concurrence inter-bassins bien présente, les prix doivent s’ajuster à la baisse afin de limiter les stocks. Des actions de promotion sont toujours présentes et permettent de maintenir le flux des expéditions. En fin de mois, la demande commence à s’orienter vers les produits de saison (raisins, prunes, poires...) et la fluidité du marché est ralentie par la diminution des engagements.

Ail : les cours se raffermissent
Les récoltes, retardées d’une semaine à cause des conditions pluvieuses du printemps, se sont déroulées dans de bonnes conditions. Les rendements sont en légère augmentation avec des calibres supérieurs à la campagne passée pour l’ail blanc et violet, avec une belle coloration pour l’ail violet.
Le marché se met en place début août mais l’ail espagnol est très présent et le basculement sur les produits français est difficile. En fin de mois, l’activité commerciale est lancée pour les trois couleurs d’ail. Le marché est fluide. Les cours sur l’ail blanc et violet se raffermissent évoluant bien au delà de la moyenne quinquennale. En ail rose, l’offre est conséquente et la demande semble moins présente. Les cours s’orientent à la baisse.

conjoncture mensuelle au 1er août 2018

courgette : marché déséquilibré
Le marché reste déséquilibré durant tout le mois avec une offre supérieure à la demande. Le marché est poussif avec des sorties lentes et fastidieuses. Les reports de stocks sont importants. La concurence entre les régions reste dominante en fin de mois, même si l’offre régionale se réduit, la conjoncture reste difficile.

tomate : marché fluide
En début de mois, l’offre normale pour la saison est rapidement absorbée par la demande. Après le 14 juillet, la demande s’est ralentie et le marché a du mal à se relancer malgré une météo propice aux achats. Les acheteurs sont prudents et la concurrence interrégionale omniprésente. En fin de mois, le marché semble mieux orienté avec une nouvelle progression des prix de la grappe.

melon : marché encombré
Le manque de consommation du week-end du 14 juillet marque le début de la dégradation sur le marché du melon. Les jours suivant la demande reste insuffisante et n’arrive pas à absorber les volumes à la vente. Les prix poursuivent leur érosion.Le marché est encombré sur l’ensemble du territoire, malgré la présence d’un produit de qualité et d’un temps propice à la consommation. Il est déclaré en crise conjoncturelle depuis le 20 juillet. En fin de mois les stocks régressent et les actions de promotion permettent une amélioration progressive des écoulements.

concombre : marché contrasté
Après une situation satisfaisante en début de mois, le marché devient difficile après le 14 juillet : arrêt presque total du commerce et chute des prix. Malgré des apports en retrait et une consommation favorisée par une météo estivale, le marché est perturbé par les départs en vacances et l’arrêt des collectivités pour l’été. La situation ne s’améliore pas en fin de mois

conjoncture mensuelle au 1er juillet 2018

courgette : marché compliqué
Avec des produits de qualité hétérogène (manque de tenue à la conservation, griffures notamment), le marché est compliqué avec une demande inférieure à l’offre. Les ventes sont freinées par les départs en vacances alors que toutes les régions sont en production avec des ceintures vertes actives. Malgré une légère hausse des volumes produits (+ 3 % à fin juin 2018, par rapport à fin juin 2017, le niveau des prix est bas (- 3 % semaine 27 par rapport à l’an passé) .

tomate : un marché favorable
Après un début du mois de juillet en crise conjoncturelle, la saison se poursuit dans des conditions favorables : avec le retour de conditions climatiques plus clémentes, les volumes permettent de faire face à une demande présente. Des actions promotionnelles permettent d’équilibrer un marché porteur semaine 27 avec des volumes supérieurs à l’an passé, variant de + 15 à + 30 % selon les variétés.

melon : conjoncture favorable pour le début de la campagne de commercialisation
Des difficultés d’implantation et de mauvaises conditions climatiques ont rendu difficile ce début de campagne. Les volumes annoncés lors du salon international d’affaires de la filière fruits et légumes de l’EuroMéditéranée (Medfel) du mois de mars sur les bassins de production du sud de la France, ne seront certainement pas produits. Aprés des productions de printemps hétérogènes et de qualité moindre, la tendance à l’amélioration des volumes produits a débuté début juillet avec le retour de conditions estivales. Début juillet, l’offre émane principalement du sud-est de la France mais le sud-ouest et le Centre-Val-de-Loire entrent lentement en concurrence. Les cours sont corrects et supérieurs de 45 % en semaine 27 par rapport à la même période en 2017, même s’ils s’orientent rapidement à la baisse en fin de semaine.

conjoncture mensuelle au 1er juin 2018

courgette : marché concurrentiel
La production régionale de courgettes démarre début mai. L’évolution de la réglementation, avec la suppression de l’homologation de produits semble modifier les pratiques culturales des producteurs. À ce jour, les volumes produits, bien que plus faibles, restent présents par le biais des produits espagnols qui concurrencent l’origine France. Le marché est sensible, bien qu’au dessus du seuil de crise conjoncturelle.

concombre : un marché instable
La demande reste faible durant tout le mois de mai, insuffisante pour absorber les volumes en hausse. Les mauvaises conditions météo sont défavorables à la consommation. Le marché est très instable depuis le début de la campagne (fin février) et les opérateurs font peu d’actions promotionnelles. Les cours se maintiennent difficilement.

conjoncture mensuelle au 1er mai 2018

tomate : début de campagne mitigée
Les plantations de tomate plein air sont rendues difficiles par une mauvaise climatologie et l’impossibilité de mise en terre.
Les surfaces sous serre quant à elles augmenteraient au détriment du concombre. On note un engouement pour la production de variétés anciennes.
Coté marché, la tomate connaît un accident de début de campagne avec une crise conjoncturelle dès le mois d’avril. Une météorologie particulièrement défavorable a provoqué une chute brutale de la demande, suivie d’un décrochage des prix, dans un contexte général de manque d’attrait pour ce produit pourtant de saison.
Après ce choc, le niveau des prix remonte et se stabilise. À l’expédition, les ventes sont fluides et les prix sont stables, quelle que soit la variété

conjoncture mensuelle au 1er avril 2018

laitue : demande faible
Le mois de mars débute sur un marché qui peine à se remettre des intempéries de février (neige, verglas) et leurs conséquences. L’amélioration de la météo et la remontée des températures favorise la production alors que la consommation de progresse pas. Les cours sont fragilisés mais les opérateurs tentent de limiter au maximum la baisse des prix. Des prix plus bas ne favorisent pas plus les sorties. En fin de mois, il faut anticiper le retour de la demande qui est attendue avant le week-end de Pâques.

concombre : marché en progression
La bascule de l’origine Espagne vers l’origine France se met en place au début du mois chez l’ensemble des distributeurs. Les volumes du
Roussillon sont faibles mais la concurrence nationale est importante, ce qui complique le commerce dans une période de faible demande. Toutefois, sur la deuxième moitié du mois les volumes au niveau national sont en baisse à cause d’une météo moins favorable pour la
production. L’ amélioration de la consommation particulièrement avant et pour Pâques va permettre un raffermissement des prix.

conjoncture mensuelle au 1er mars 2018

laitue : marché perturbé
Début février, les difficultés de circulation sur les axes routiers (météo et blocages des agriculteurs) retardent les livraisons et ralentissent l’activité. L’équilibre entre l’offre et la demande se rétablit en milieu de mois et les prix se raffermissent. Le marché est à nouveau perturbé en fin de mois par des températures basses et des problèmes d’acheminement. Par ailleurs, la période de congés scolaires pénalise également le marché. La demande des grossistes demeure faible, seul les volumes dirigés vers l’industrie permettent le dégagement du marché.

concombre : marché lourd
La campagne commerciale du concombre démarre avec un commerce difficile. Après une première semaine de prix intéressants, le marché s’alourdit par les volumes assez importants de la concurrence nationale alors que la production du Roussillon reste encore limitée. Cette situation pousse les prix à la baisse. Par ailleurs, la bascule sur l’origine France tarde à se mettre en place car de nombreuses actions promotionnelles sont encore engagées avec des produits espagnols. La période de vacances scolaires et la mauvaise météo limitent fortement la demande. .

conjoncture mensuelle au 1er février 2018

laitue : marché déséquilibré
Après une période de fin d’année 2017 et une première semaine de janvier très correcte, les cours des salades fléchissent régulièrement en janvier. Le marché traverse une période de baisse de la consommation habituelle après les fêtes de fin d’année, liée notamment à l’impact négatif des soldes sur la consommation des produits frais. Mais la météo de janvier 2018 particulièrement douce a favorisé la production et rajouté du déséquilibre entre l’offre et la demande. Le marché a toutefois évité de peu la crise conjoncturelle

conjoncture mensuelle au 1er janvier 2018

laitue : des surfaces en régression
Les surfaces régionales de plein champ continuent leur inexorable diminution en 2017, en particulier dans les Pyrénées Orientales. Cette régression commence à s’observer également pour le sous-abri en raison du démontage de serres mais aussi du remplacement par d’autres légumes. Des exploitations, jusqu’à présent en monoproduction de salades, diversifient leurs productions avec du céleri, du chou, de la patate douce ou de la pomme de terre primeur. La laitue Batavia est devenue la variété prépondérante devant la laitue pommée. Depuis le début de la campagne en novembre, la météo assez douce a favorisé la production mais la demande est faible et la concurrence nationale forte. Les prix chutent et malgré l’arrivée du froid en fin d’année, les cours ne remontent pas.