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Historique conjoncture de la campagne 2018-2019

conjoncture au 1er septembre 2019

concombre : du mieux en fin de mois
Après un mois de juillet particulièrement bon, la tendance s’inverse en août. Pendant les deux premières semaines, on assiste à un rééquilibrage du marché à la baisse. L’offre progresse et les cours reculent. Ensuite comme chaque année après le 15 août, l’activité se réduit mais cette fois-ci avec une météo défavorable, la consommation semble s’arrêter. Le marché est lourd, la concurrence est autant nationale qu’européenne. Les cours chutent fortement. En fin de mois, la météo plus favorable favorise les achats. Le marché se reprend très légèrement mais cela suffit à stabiliser les prix.

aïl : la campagne de commercialisation se met en place
Les conditions climatiques favorables du printemps jouent en faveur d’un bon développement de l’ail. Les récoltes sont avancées par rapport à l’année précédente. Les aulx se caractérisent par des calibres moyens à gros et une qualité jugée correcte. Le mois de juillet chaud et sec favorise un bon séchage. La commercialisation démarrée en juillet, se poursuit en août sur un rythme estival régulier avec une offre élargie en couleur et en conditionnement. La demande en ail Rose Label Rouge est intéressée. Les cours de ce début de campagne sont dans l’ensemble stables et supérieurs à la campagne précédente ainsi qu’à la moyenne quinquennale. En fin de mois, sur un marché plutôt calme, les cours se réajustent sur l’ensemble de l’offre. La demande est moindre en ail rose. La présence d’ail d’origine espagnole chez les grossistes freine la commercialisation à ce stade.

melon : Maintien difficile des prix
Les chaleurs excessives et les particularités variétales, favorisent le développement de gros calibres. Malgré des concessions de prix, le marché est difficile. En fin de mois, la baisse des apports se confirme mais la demande se tourne vers les produits de saison. Le marché est sans dynamisme dans un contexte où les prix du mois d’août sont en dessous de ceux pratiqués ces deux dernières années. Il devrait y avoir de la disponibilité jusqu’à la fin du mois de septembre.
Smiley :

conjoncture au 1er août 2019

concombre : équilibre offre-demande difficile
Le mois débute sur un marché stimulé par l’épisode caniculaire de la fin du mois de juin. La demande est présente alors que l’offre est réduite suite aux conséquences des fortes chaleurs. Les prix progressent fortement.
Le marché s’inverse par la suite avec une importante augmentation de la concurrence des pays du Benelux. Les prix chutent et les cours du Roussillon se réajustent à la baisse pour permettre de relancer l’activité. L’épisode caniculaire de fin juillet arrive en même temps qu’un creux de production entre deux rotations chez la plupart des opérateurs au niveau national. La demande est relancée et l’offre affaiblit, les prix flambent.

courgette : une offre réduite maintien les cours
Durant tout le mois le commerce reste caractérisé par une production et des apports souvent en dents de scie, stimulés par la chaleur mais pas toujours en phase avec la demande. Dans ce contexte, les cours sont orientés en hausse et se maintiennent à des niveaux élevés. Ils sont supérieurs de 40 % à la moyenne quinquennale 2014-2018.

melon : des débuts prometteurs puis la crise
Les premières cotations Sud-Ouest (S.O) débutent le 1er juillet dans un contexte porteur. Les volumes français sont facilement absorbés malgré la présence de melon espagnol. Les prix sont d’un bon niveau. Compte tenu d’une production encore faible du SO, la mise en marché ne pose pas de problème et les écoulements sont fluides. Les récoltes s’étoffent sur le plan national notamment avec une augmentation sensible des apports du bassin Languedoc-Roussillon et de la région PACA. Les prix se réajustent à la baisse en cette fin de première semaine de mise en marché mais les ventes restent fluides pour les opérateurs du SO. L’offre progresse fortement au plan national et approchent les 4 000 tonnes le lundi 8 juillet. Toutefois, les apports encore limités permettent à la plupart des expéditeurs du SO d’écouler leur produit. Le week-end du 14 juillet pénalise les ventes et les récoltes cumulées avec les reports des stocks dépassent largement la capacité d’absorption de la consommation française. Il est également à noter que le produit espagnol est encore présent. Le SO n’est pas épargné et la situation devient difficile compte tenu d’une progression notable des récoltes. Malgré des concessions de prix, les ventes sont tendues et compliquées, sachant que certains expéditeurs n’arrivent pas à trouver preneur. Le RNM porte le melon en crise conjoncturelle le mercredi 17 juillet ; la sortie de crise a lieu le 25 juillet.

tomate : après la crise, l’envolée des cours
Globalement les cours sont en progression sur le mois, portés par une météorologie très favorable à la consommation. La météo changeante d’un jour à l’autre avec des écarts de températures jour/nuit qui n’ont pas favorisé le développement végétatif. Le manque de volume par rapport à une demande active permet un raffermissement des cours et leur envol à des niveaux exceptionnels en fin de mois.

conjoncture au 1er juillet 2019

melon : de la place pour le melon régional,
La saison du melon commence favorablement sur la région. L’Espagne a connu des aléas climatiques entraînant la baisse de ses volumes d’export et les productions régionales arrivent en commercialisation au moment où la concurrence espagnole s’essouffle. Les potentiels de volumes régionaux ne sont toutefois pas optimums pour le moment et les fortes chaleurs en Occitanie accentuent les incertitudes sur la possibilité de répondre à la forte demande actuelle et possiblement à venir. Pour le moment le marché est dynamique et les cours fermes avec des prix au-delà de la moyenne quinquennale ; mais le pic de production qui devrait intervenir sur les deux dernières semaines de juillet pourrait modifier la conjoncture actuelle.

tomate : retour à la normale,
La tomate a été marquée en début de campagne par une crise historique (chute des prix jusqu’à -36 % en dessous de la moyenne) pour l’ensemble des gammes variétales. Même les tomates anciennes ont été touchées. L’arrivée en production des serres sur l’ensemble des bassins à un moment où la consommation n’était pas encore présente à cause de la mauvaise climatologie, pouvait expliquer la situation. Avec le retour de conditions climatiques plus clémentes, suite au week-end de l’ascension, la demande a repris, stimulant le marché jusqu’à aujourd’hui. Les conditions de fortes chaleurs actuelles favorisent la demande, jusqu’à laisser craindre certains bassins de manquer de produits.

conjoncture mensuelle au 1er juin 2019

concombre : la météo capricieuse de mai perturbe l’activité,
Le mois débute avec une offre moindre qui permet un raffermissement des prix. Par la suite, la météo instable sur l’ensemble du territoire perturbe la consommation. Le marché libre perd son dynamisme et l’activité n’est assurée que par les nombreuses actions promotionnelles qui permettent de sortir des volumes. La période de Ramadan vient peser aussi sur la consommation. Les prix se tassent à partir de la mi-mai puis se stabilisent mais le marché reste compliqué malgré une concurrence nantaise moins présente.

tomate : une crise sans précédent,
Premier légume consommé par les Français (13.9 kg/ménage et par an – source INSEE), la tomate connaît dès le mois de mai une crise sans précédent. Dans un contexte de mauvaise météo, les forts volumes nationaux de tomates cerises, tomates cocktail et tomates rondes mis sur le marché ne rencontrent pas la demande escomptée. Les mises en avant dans les grandes et moyennes surfaces, les retraits et les dons aux associations, n’ont pas suffi à écouler les stocks. Des centaines de tonnes de tomates excédentaires ont été détruites. Sur le bassin est de l’Occitanie, malgré une production estimée en baisse de 15 % par rapport à l’année dernière, les tomates ont bénéficié du temps clément du mois de février pour arriver en masse sur un marché compliqué. Les prix sont restés pour la deuxième fois de la campagne de manière significative en dessous de la moyenne (jusqu’à -36%). Le week-end ensoleillé de l’ascension et le début du mois de juin ont marqué la fin de cette mauvaise période avec un retour à des volumes moins conséquents, la reprise de la consommation et des prix au-delà de la moyenne.

conjoncture mensuelle au 1er mai 2019

concombre : Produit fortement concurrencé,
En raison d’une météo maussade, l’offre en Roussillon n’est pas particulièrement développée et la production freinée. En revanche, l’offre nationale est importante et la concurrence européenne rude ; le Benelux comme l’Espagne pratique des prix très agressifs. Aussi l’entrée en vacances scolaires, la fermeture des collectivités et le temps maussade ne favorisent pas la consommation ; la demande est faible même autour du week-end Pascal. En fin de mois, les volumes sont plus importants mais la demande n’est toujours pas au rendez-vous. Cela est d’autant plus inquiétant que les plantations sont annoncées en hausse cette année.

conjoncture mensuelle au 1er avril 2019

salade : la fin de campagne est calamiteuse
Après un début de campagne exceptionnel la tendance du marché s’inverse totalement. Le retour d’une météo favorable à la production entraîne des apports plus importants alors que la demande se tasse fortement. Les cours passent en dessous de la moyenne quinquennale dès le début du mois et les problèmes de resserre se développent. Ainsi, la récolte est temporisée, mais pose des problèmes de poids des salades qui deviennent trop importants (jusqu’à 650 g) entraînant des difficultés pour les ventes. Une partie de la marchandise est donc détruite après récolte ,ou les parcelles labourées lorsque récolte encore en place. La situation ne devrait pas s’améliorer, car beaucoup de producteurs ont planté en janvier-février pour une rotation supplémentaire prévue pour Pâques.

concombre : démarrage de campagne en Roussillon
La campagne démarre sur un marché avec une concurrence espagnole encore présente. Toutefois la bascule au profit du produit français s’opère assez rapidement. En début de mois, l’offre est essentiellement sur les petits calibres (300/400 g) alors que la demande est comme d’habitude, sur le calibre moyen (400/500 g). La météo favorable va stimuler la production et augmenter les apports en gros calibres (500/600 g). Malheureusement la demande est faible pour ce calibre d’où la tentation de certains opérateurs de vendre au même prix que le 400/500 g.

conjoncture mensuelle au 1er mars 2019

salade : l’embellie se tasse
Le mois de février est particulièrement compliqué. La demande est faible en raison des trois semaines de vacances scolaires et de la concurrence européenne assez pressante notamment en Batavia portugaise et laitue belge.
Dans ce contexte, les prix sont en baisse : assez lentement dans un premier temps mais le phénomène s’accélère par la suite, surtout en Batavia et laitue. Cette baisse se poursuit jusqu’à la fin du mois et même au delà, ce qui permet de revenir progressivement vers des prix plus proches de ceux des années antérieures.

conjoncture mensuelle au 1er février 2019

salade : une offre restreinte
Le mois de janvier débute sur une demande très correcte. Comme chaque année, elle se tasse dès la deuxième semaine en contre-coup des fêtes mais aussi à cause de la période de soldes qui défavoriserait la consommation de produits frais.
Les problèmes de météo hivernale perturbent le trafic routier et posent des problèmes de livraison mais aussi limitent les déplacements des clients dans les départements impactés par les chutes de neige et le verglas.
La faiblesse de l’offre permet de limiter la baisse des prix qui restent toujours nettement supérieurs à la moyenne quinquennale.

conjoncture mensuelle au 1er janvier 2019

laitue : La faiblesse des apports permet des cours haussiers
En décembre, les apports sont globalement faibles. La consommation n’est pas au rendez vous en début de mois et la demande atone. La faible pression de l’offre permet aux prix de rester relativement élevés. A l’approche de Noël, la demande s’active. Le disponible se réduit chez certains opérateurs avec de petits grammages. Une hausse des prix se confirme mais reste variable selon le poids des salades. Après les fêtes, le marché reste globalement actif et la demande soutenue par des consommateurs qui souhaitent de “se mettre au vert”.

conjoncture mensuelle au 1er décembre 2018

Aïl : un marché stabilisé
Les apports dans les stations sont quasi terminées. Le marché est désormais complètement stabilisé et l’écoulement se poursuit de manière régulière. L’ail violet français fortement concurrencé voit son cours se réajuster légèrement à la baisse afin de dynamiser les sorties. Mêmes conséquences pour lail rose du Tarn en grappe mais avec pour cause, une qualité hétérogène.
Sur la deuxième quinzaine du mois, les metteurs en marché n’échappent pas aux mouvements sociaux et quelques départs de marchandises ne peuvent aboutir. Les échanges commerciaux sont incertains d’autant que la libre circulation des produits n’est pas garantie.
Les volumes se réduisent notamment en ail violet AOP Cadours, certains opérateurs prévoient une fin de campagne prématurée.
Dans ce contexte morose, les cours restent stables.

laitue : apports en recul ; cours à la hausse
La campagne des salades d’hiver commence dans un marché assez concurrentiel mais avec des prix très corrects. La situation évolue à partir du milieu de mois grâce à des apports faibles en Roussillon mais aussi en Provence, dus à des baisses structurelles de surfaces plantées.
Les mouvements sociaux perturbent le marché à partir du samedi 17 novembre en provoquant des retards de livraisons, le blocage de centrales ou encore de magasins. Ceci pèse naturellement sur la demande mais avec une production très faible les prix progressent de façon importante (environ 0,15€ de plus). Sans amélioration substantielle des apports, la bonne valorisation des cours de la laitue ne peut que perdurer.

conjoncture mensuelle au 1er novembre 2018
Aïl : Bonne valorisation
Le mois d’octobre ne connaît pas l’engouement habituel qui le caractérise. Les marchés internationaux en fruits et légumes, les vacances scolaires et le pont de la Toussaint n’ont pas contribué à dynamiser le marché. L’écoulement est régulier mais s’effectue globalement sur de petits volumes, notamment en ail rose. C’est d’autant plus marqué sur les grappes pour lesquelles les disponibilités sont très mesurées. D’une manière générale, les cours en ail blanc et en violet restent fermes et sont bien supérieurs à la campagne précédente ainsi qu’à la moyenne quinquennale. Fin octobre avait lieu le dernier marché de l’ail violet à Cadours.

conjoncture mensuelle au 1er octobre 2018

Aïl : une activité en repli
La mise en place se poursuit avec une activité commerciale correcte pour cette période de l’année, tirée par les traditionnelles foires à l’ail. Les cours restent à des niveaux élevés en blanc et violet tandis que l’on constate une légère baisse en ail rose, ce dernier nécessitant un tri afin d’obtenir un produit de qualité.
le marché devient plus compliqué en seconde moitié de mois. Les cours sont discutés, une partie des transactions se traite encore sur de l’ ail espagnol, seules les tresses et les grappes suscitent de l’intérêt.

courgette : Arrivée d’une météo automnale et fin de campagne,
Après une rentrée tendue côté marché, l’offre devient plus conséquente. Elle est supérieure à celle de l’an passée à la même période. Dans un marché excédentaire, les reports de stocks sont conséquents et les cours s’orientent à la baisse. La météo plus fraîche du début du mois d’octobre entraîne une baisse des volumes. La production plein air, s’achève celle sous abri se fait discrète alors que la production d’origine espagnole s’installe dans la paysage. La fin de la campagne coïncide avec une crise conjoncturelle début octobre.

melon : Une saison qui s’achève plutôt que prévu.
Après un début de campagne sous les conditions climatiques chaotiques, la saison de production du melon s’achève plus tôt qu’elle n’étaient initialement prévue par les producteurs. Début août, la demande est intéressée face à une offre existante : tout va dans le sens de la reprise. Rendements et qualité sont au rendez-vous. Le secteur retombe en difficultés à la mi-août alors que les volumes semblent correspondre à la demande. À la fin de la campagne de cotations, le melon a retrouvé des couleurs. Côté volumes produits en Occitanie en 2018, la filière accuserait une perte de 10%, moins due aux pertes de surfaces sur la région qu’aux arrachages de melonnière au champs.

conjoncture mensuelle au 1er septembre 2018

concombre : bon niveau de prix
Durant tout le mois, la demande est faible. Le marché est équilibré grâce à des apports modestes en phase avec la demande. Le marché reste fluide grâce aux actions promotionnelles qui permettent un écoulement du produit et le maintien des prix à un bon niveau. En fin de mois la concurrence espagnole commence à arriver mais avec de faibles volumes.

melon : marché lourd et compliqué
En début de mois d’août, la demande est intéressée et l’offre en déclin. Les volumes en stock sont en baisse et le melon sort de crise conjoncturelle le 3 août. Les prix amorcent une tentative de hausse. Mais dans un contexte où l’équilibre entre l’offre et la demande est fragile et la concurrence inter-bassins bien présente, les prix doivent s’ajuster à la baisse afin de limiter les stocks. Des actions de promotion sont toujours présentes et permettent de maintenir le flux des expéditions. En fin de mois, la demande commence à s’orienter vers les produits de saison (raisins, prunes, poires...) et la fluidité du marché est ralentie par la diminution des engagements.

Ail : les cours se raffermissent
Les récoltes, retardées d’une semaine à cause des conditions pluvieuses du printemps, se sont déroulées dans de bonnes conditions. Les rendements sont en légère augmentation avec des calibres supérieurs à la campagne passée pour l’ail blanc et violet, avec une belle coloration pour l’ail violet.
Le marché se met en place début août mais l’ail espagnol est très présent et le basculement sur les produits français est difficile. En fin de mois, l’activité commerciale est lancée pour les trois couleurs d’ail. Le marché est fluide. Les cours sur l’ail blanc et violet se raffermissent évoluant bien au delà de la moyenne quinquennale. En ail rose, l’offre est conséquente et la demande semble moins présente. Les cours s’orientent à la baisse.