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Historique de l’année

conjoncture mensuelle au 1er août 2018

abricot : une belle fin de saison
En Roussillon, après un très mauvais début de campagne en terme de quantité et de qualité, l’amélioration des conditions climatiques permet de relancer la production. Les volumes de production des variétés locales (Rouge du Roussillon et Royal) et des variétés tardives (Faralia et Farbaly) sont corrects et les prix également. La campagne se termine cette fin de juillet. Dans le Languedoc, la qualité des produits s’améliore également et les apports redeviennent plus conséquents avec l’arrivée des variétés rouges (Bergarouge, Bergeron).

pêche : un marché toujours déficitaire
La production de cette campagne continue d’être déficitaire malgré l’arrivée sur le marché des variétés non touchées par le gel lors de la floraison. Les volumes restent limités sous l’effet des fortes températures qui freinent le mûrissement des fruits alors que la demande s’accroît avec l’arrivée des estivants. Le marché est tendu et reste donc sous-approvisionné.

prune : Tendance haussière des cours
En début de mois la présence des pêches, nectarines et abricots dispersent la demande d’autant que l’offre est réduite en raison des aléas climatiques du printemps. Après le 14 juillet, la demande est plus intéressée et les cours s’améliorent. La faiblesse du disponible incite les expéditeurs à privilégier la demande du marché français. La commercialisation de la Reine-Claude dorée en fin de mois crée un engouement supplémentaire. Le bon aspect qualitatif de la Reine-Claude dorée avec le bon ensoleillement devrait tirer le marché par manque de certaines autres variétés et le niveau élevé des cours.

conjoncture mensuelle au 1er juillet 2018

abricot : une météo très défavorable en juin
Le gel a affecté la floraison des variétés précoces mais les pluies excessives de mai et juin ont eu raison de la qualité des fruits. Les fruits sont gorgés d’eau, ils éclatent et la pourriture s’installe. Le déclassement des fruits est important dans un marché morose au mois de juin. Dans les Pyrénées-Orientales, le pic de production en Rouges du Roussillon est atteint au début du mois de juillet avec des volumes satisfaisants. Sur l’ensemble de la région, la baisse de production pourrait atteindre 16 % par rapport à la campagne précédente.

pêche : chute de la production
La production de pêches et nectarines est estimée en baisse de 20 % sur le bassin Languedoc-Roussillon et 40 % à l’ouest de la région. Dans les Pyrénées-Orientales, le gel lors de la floraison et la sharka font baisser fortement les rendements. Dans le Gard, les arbres présentent de faibles chargements en fruits en raison du gel, auquel s’ajoute les pluies excessives du printemps qui font baisser les rendements et favorisent les maladies. Les écarts de tri pendant le conditionnement sont très importants et accentuent la baisse de volumes en produits commercialisables. Les prix sont fermes, mais le manque de produit rend le marché difficile.

cerise : une saison catastrophique
La saison est catastrophique. Les pluies excessives ont fortement abîmé les fruits qui se fendent, éclatent et se conservent très mal après récolte. De plus, l’humidité favorise la pourriture des fruits. Le ramassage a été arrêté précocement sur les variétés trop touchées. La production est estimée en baisse d’environ 30 à 40 % par rapport à l’an dernier.

pomme : la fin de campagne approche
Les volumes sur les étals régressent régulièrement face à une demande qui se calme, plus intéressée par les fruits d’été. Le recul constant du disponible favorise la fermeté des cours. L’offre se concentre sur la variété Golden qui profite de sorties fluides.

conjoncture mensuelle au 1er juin 2018

abricot : peu de volume en début de campagne
La météorologie (gel, grêle) de début d’année a fortement grévé les cultures précoces. Pour l’instant, les volumes récoltés sont faibles. De plus, la qualité des fruits n’est pas au rendez-vous : noyaux fendus suite au gel et problème de tenue des fruits après récolte, dans un contexte général peu propice à la consommation de fruits d’été.

pêche : début de campagne retardé,
Les premières récoltes débutent doucement la dernière semaine de mai. La campagne démarre avec au moins 2 semaines de retard par rapport à l’an dernier. L’impact des orages et de la grêle de ces derniers jours sur la production n’est pas encore mesurable, mais la qualité des fruits est très hétérogène.

cerise : qualité et volume impactés par la mauvaise météo
Sur le bassin du Tarn-et-Garonne, les volumes sont faibles. Les pluies abondantes ont fait éclater les fruits. Le ramassage est ralenti et le tri important.
Sur le bassin méditerranéen, les précipitations perturbent également la récolte des variétés précoces. Les fruits gorgés d’eau éclatent. Les orages et la grêle de la dernière semaine de mai ont aggravé la situation, notamment dans le Roussillon. Les volumes sont faibles et la qualité fait défaut.

pomme : tension sur les volumes
Malgré les périodes de congés du mois de mai, l’activité reste régulière et favorise un déstockage important. Cette situation facilite les tentatives de hausse des cours, qui bien souvent aboutissent. Le manque de pommes constaté en Europe accentue la demande, tant sur le marché intérieur qu’en direction des marchés européens et provoque une certaine tension sur les stations où la marchandise fait défaut. Les expéditeurs essayent de satisfaire tout le monde, mais privilégient en premier lieu leur clientèle habituelle.
L’offre variétale se réduit pour ne concerner en fin de mois que Golden et Granny. Sur cette dernière variété, on assiste à l’ouverture de chambre en atmosphère contrôlée jusque là en attente.
Les opérateurs donnent l’avantage au marché de la pomme de table au détriment du marché de l ’industrie largement déficitaire en volume.

conjoncture mensuelle au 1er mai 2018

abricot : une météo défavorable qui fera chuter la production
Les surfaces régionales se stabilisent avec une légère augmentation de 0,5 % après plusieurs campagnes de croissance. Le gel de fin février ainsi que la grêle et la neige du mois de mars n’ont pas épargné les départements du bassin Languedoc-Roussillon. Ces accidents climatiques ont fortement touché les variétés précoces et la production est estimée en baisse de 1 5 % par rapport à la campagne précédente.
La campagne devrait débuter en semaine 23 avec 15 jours de retard par rapport à 2017.

pêche : une production prévue à la baisse
Les mauvaises conditions météorologiques de ce printemps n’ont pas épargné les vergers régionaux. L’épisode de gel de fin février a
provoqué des dégâts sur les variétés à floraison précoce et plus particulièrement en Roussillon. La production totale pourrait être
en baisse de 9 % par rapport à l’an dernier. Les surfaces, quant à elles, poursuivent leur diminution principalement en raison des arrachages pour cause de sharka dans les Pyrénées-Orientales.
A l’ouest de la région, les fortes précipitations de ce printemps ont détrempé les sols et pourraient favoriser le développement de maladie. Le Tarn-et-Garonne a souffert d’un épisode de gel qui impactera la production. Elle est estimée en baisse de 1 4 % par rapport à la campagne précédente malgré le maintien des surfaces

cerise : une belle campagne en perspective
Dans tous les bassins de l’Occitanie, les aléas climatiques n’ont eu que peu d’incidence sur la floraison. Les conditions météo étaient au rendez vous pour favoriser une belle floraison dans tous les départements, laissant présager une bonne production avec des rendements et des volumes dépassant ceux de l’an dernier. Les
surfaces diminuent sur la partie ouest de l’Occitanie mais se maintiennent dans la zone méditerranéenne.

pomme : la demande se calme en fin de mois
Ce n’est qu’en fin de mois que les expéditeurs font face à une demande plus calme. Un temps estival accentué par les congés scolaires du printemps l’explique en partie. De plus, le développement de l’offre des productions printanières diversifie les étals. Le déstockage non négligeable relevé en mars se poursuit en avril, contraignant les acteurs à privilégier avant tout leur clientèle. À
destination de l’Europe, de nombreux départs s’effectuent en pallox ainsi qu’en caisse vrac à un rythme régulier.
En fin de mois, l’offre se concentre sur les variétés Golden, Fuji et quelques lots de Chantecler, Granny et rouge. On enregistre quelques manques de calibres. Cette situation complique la fluidité du marché d’autant que dans le Sud-Est la campagne est terminée avec un report de la demande sur les bassins du Val-de-Loire et du Sud-Ouest

conjoncture mensuelle au 1er avril 2018

Pomme : la pomme a toujours la pêche
Malgré un ralentissement de la demande avec le retrait des collectivités (congés d’hiver), la demande demeure intéressée. L’activité ne faiblit pas car l’offre française est suffisante contrairement à la production européenne qui a souffert du gel du printemps. La fin des congés réactive la demande et favorise un raffermissement des cours. La régression régulière de l’offre explique la sensation de rythme soutenu dans les stations. Ainsi, certaines variétés voient l’ouverture de leurs chambres en atmosphère contrôlée (AC) se reporter afin de favoriser le conditionnement de la variété Pink lady sur laquelle la demande est très active.
La raréfaction des départs en direction du grand export est effacée par une demande accrue de l’Europe. En effet de nombreuses transactions s’effectuent en pallox et qualité bis tant en direction de l’Espagne que vers l’Angleterre et l’Europe du Nord.
Le marché est globalement actif face à une demande intéressée qui progresse en fin de mois La fin de campagne dans le bassin Sud-Est entraine un report de la demande sur les autres bassins, dont le Sud-Ouest. Il en découle certaines pénuries qui ne durent pas avec l’ouverture de chambres en AC de variétés Golden et Canada pour l’essentiel. Les cours restent fermes avec une tendance à se raffermir sur l’ensemble du mois.

conjoncture au 1er mars 2018

Pomme : demande soutenue
La cadence des départs reste satisfaisante pour le bassin Sud-Ouest, malgré une parité euro/dollar défavorable à l’export. La poursuite de la demande à destination de l’Europe contribue à un bon rythme de déstockage. En fin de mois, vers le grand export le flux se réduit avec l’approche des programmes de fin d’expédition et de l’arrivée des pommes de l’hémisphère Sud, annoncée avec un retard d’une dizaine de jours.
Sur le marché français les évènements climatiques et les mouvements sociaux sur les routes ont entrainé des retards de livraison. Mais la demande est restée régulière et intéressée sur l’ensemble du mois. Cette situation n’inquiète pas les expéditeurs compte tenu du niveau des stocks disponibles plus faibles que d’ habitude. Un phénomène attentiste est observé sur l’ouverture des chambres en atmosphère contrôlée, notamment en Chantecler, Canada, et Golden sur laquelle certains calibres manquent.
Les cours se sont raffermis sur l’ensemble des variétés et pour toutes les destinations.

conjoncture mensuelle au 1er février 2018

Pomme : l’export dynamise le marché de la pomme
Après les fêtes de fin d’année, la pomme a le vent en poupe, même si en début de mois, marchés de gros et collectivités demeurent en retrait en raison des congés scolaires. La demande en direction de l’export assure l’activité, générant un volume de déstockage satisfaisant.
En direction du Grand Export, la parité Euro/Dollar défavorable explique un léger retrait de la demande, mais développe les volumes écoulés. On constate moins de client, mais les quantités vendues demeurent importantes.
Vers l’Europe, de nombreux départs s’effectuent en direction du Nord-Est, tandis que le marché anglais demeure timide. Le manque de production en Europe en raison des épisodes de gel du printemps expliquent cette situation en donnant de l’intérêt à la pomme française un intérêt non négligeable qui contribue à orienter le volume, des stocks en deçà de la campagne précédente.
Sur le marché français, certains calibres manquants pénalisent les commandes, notamment en Canada et Golden.

Conjoncture mensuelle au 1er décembre 2017

Pomme : le marché national s’essouffle
Les congés scolaires de la Toussaint ralentissent la demande en début de mois avec le retrait des collectivités sur le marché intérieur.
En revanche, le grand export dynamique imprime son rythme et assure l’activité des stations. Après un timide réapprovisionnement après les vacances, le marché national se calme à nouveau jusqu’en fin de mois. Les variétés Granny et Golden se heurtent à une offre qui bien que réduite ralentit la demande. Les prix élevés sont un frein à l’écoulement. Chantecler et Canada quant à elles profitent de cours supérieurs grâce à une disponibilité réduite. On note un engouement particulier sur les pommes bio ainsi que sur les variétés Club dont la commercialisation occupent les stations.

Conjoncture mensuelle au 1er novembre 2017

Pomme : une offre abondante pèse sur les cours
L’abondance de l’offre ralentit l’écoulement : les stocks mondiaux importants et la concurrence des autres régions expliquent ce coup de frein sur les transactions au niveau du marché intérieur mais également en direction de l’export. Toutefois des disponibilités moindres maintiennent un rythme régulier des échanges, en particulier sur le marché du Sud-Ouest. En fin de mois, le marché est calme : vacances scolaires associés à des températures trop douces pour favoriser la consommation. La variété Gala s’écoule régulièrement largement plébiscité en direction du Grand Export. Pour la variété Golden la campagne se met en place face à une demande réceptive.

Raisin de table : fin de campagne
Le temps maussade du mois d’octobre a un impact négatif sur la tenue du raisin et altère son aspect qualitatif. Le recul de l’offre incite cependant les expéditeurs à tenter une revalorisation des cours, mais celle-ci conduit à ralentir davantage la demande. La commercialisation des premiers lots maintenus en longue conservation avec une qualité plus adaptée dynamise le marché. En fin de mois, l’essentiel de l’offre se compose de lots de longue conservation qui répondent à la demande et expliquent la hausse des cours. Les volumes diminuent régulièrement et le retour de températures douces raréfie la demande. Les expéditeurs limitent les sorties attendant de meilleures perspectives commerciales. L’offre faible constatée en fin de mois met un terme au suivi des cotations RNM.

Conjoncture mensuelle au 1er octobre 2017

Prune : une fin de campagne proche
En début de mois, la demande s’axe principalement sur les variétés Président et Reine-Claude-Bavay qui représentent l’essentiel de l’offre. Durant tout le mois l’écoulement est correct sur l’ensemble des variétés. Toutefois la qualité s’altère et met un frein aux tentatives de hausse des prix. En fin de mois, la campagne de Reine-Claude-Bavay s’achève dans un contexte de demande régulière mais face à une qualité qui s’altère. L’offre en prunes bleues peine à se développer avec la fin de la commercialisation de la variété Président

Poire : une bonne campagne pour les poires d’été
La campagne régionale de poires d’été Guyot et Williams s’est terminée courant septembre. Les apports ont été réguliers avec une demande présente tout au long de l’été. Le marché est resté stable avec des prix corrects. Cette production 201 7, qui a démarré précocement, a dépassé en volume celle de l’an dernier.

Pomme : le marché s’active
La récolte des pommes est en cours, celle des variétés Gala et Golden sont terminées. Le volume régional serait équivalent à celui de l’an passé avec toutefois une qualité hétérogène selon les variétés et lieux de production (impacts variables des aléas climatiques).
Le début de campagne de commercialisation est marqué par une vive concurrence du Sud-Est ainsi que de l’hémisphère sud très présent dans la grande distribution Le retour des collectivités assure les sorties à la proximité de la rentrée scolaire mais rapidement, les températures chaudes ne favorisent pas la consommation. En fin de mois, le marché s’active tant au niveau national qu’en direction du Grand Export : les départs sont réguliers vers le Moyen-Orient mais de façon plus mesuré vers l’Asie. La campagne de commercialisation 2017-2018 devrait être favorable à la région en raison du gel qui a fortement touché les régions et les pays concurrents de l’Occitanie sur ce produit.

Raisin de table : le marché est compliqué
En début de mois, la campagne de commercialisation peine à se mettre en place en raison d’une forte concurrence de l’Italia. Les actions de promotion sur la variété Italia détournent la demande du raisin blanc français. Le Chasselas souffre d’un manque de consommation et seule l’offre réduite permet le maintien des cours. En fin de mois, le Chasselas est largement délaissé, en revanche la variété Danlas connaît un écoulement plus régulier.

Conjoncture mensuelle au 1er septembre 2017

pêche : Marché stabilisé pour la fin de campagne
La fin de la campagne est attendue pour la mi-septembre. Les volumes diminuent progressivement ce qui permet de fluidifier le marché et de stabiliser les prix. La récolte 2017 a été importante, même si localement, les intempéries du printemps (gel et grêle) et la chaleur estivale ont pesé sur la qualité des fruits.

la prune déroule sa campagne
La mise en place des variétés Mirabelle et Président marquent le début du mois d’août. Les semaines suivantes, la gamme s’élargit avec l’arrivée des variétés Reine Claude Dorée, Rubinel, et Fortune. Malgré une bonne qualité gustative, la demande n’est pas au rendez-vous. La météo peu clémente et l’arrivée de la Mirabelle de Lorraine compliquent l’écoulement de la production. Le marché à l’export est également sans engouement. A la mi-août, la variété Président suscite peu d’intérêt notamment à l’export, pénalisée par une offre très importante et une concurrence espagnole. Par contre la Reine Claude Dorée est sollicitée. Les variétés Reine Claude Bavay et TC-Sun se mettent en place. Le marché est fluide avec des prix stables sur une offre diversifiée. Fin août, l’offre variétale se réduit mais une certaine reprise de l’activité est enregistré pour TC-Sun et Président à l’approche de la rentrée scolaire

Poire : Belle production et marché équilibré
La campagne a débuté précocement et l’état sanitaire du verger régional est très bon. Les volumes de production de Guyot devraient dépasser ceux de l’an dernier même si les fortes chaleurs ont limité le calibre des fruits. Sur le marché, l’écoulement est régulier avec une demande bien présente. La commercialisation des Williams reste pour l’instant limitée, avec une production qui devrait se maintenir cette année.

Pomme : une récolte en avance
La récolte des pommes a débuté autour du 15 août avec la variété Gala. Les calibres et la coloration sont corrects. Les défauts qualitatifs sont bien présents mais difficilement quantifiables à ce jour. Les dernières gala devraient être récoltées fin août alors que les chantiers de ramassage des canada et des golden se mettraient en place pour débuter semaine 36.
La campagne est effectivement bien entachée par les défauts qualitatifs dus au gel. Toutes les variétés ne sont pas impactées de la même manière ; hors gala, les Chantecler, les Fuji et les Golden sont fortement touchés. Ces symptômes ne devrait pas avoir d’impact négatif sur les volumes totaux récoltés qui seraient proches de 2016, par contre les conséquences devraient être marquées sur le marché et la classification commerciale des volumes.

Conjoncture mensuelle au 1er août 2017

Abricot : L’abricot n’a pas réussi à sortir la tête hors de l’eau
Cette campagne est marquée depuis le début par la précocité, la forte concurrence des autres pays européens, et une offre pléthorique qui ne trouve pas toujours preneur. Le mois de juillet confirme cette situation difficile, avec un niveau de prix bas solidement installé qui amène le produit à être déclaré en crise conjoncturelle au début du mois. L’approche du 14 juillet permet la sortie de crise et un apurement des stocks au moment où l’offre du Roussillon se tarit progressivement. Le Sud-Est continue sur des variétés tardives, mais l’arrivée massive de Bergeron sur les étals garde les prix sous pression. Le climat autour de cette campagne aura été très tendu, et cette année sans accident climatique offre à voir le nouveau visage des dynamiques européennes sur cette filière.

Pêche : Des prix dans la moyenne
La campagne pêche, a moins souffert que la campagne abricots, tout en présentant les mêmes symptômes : précocité, volumes importants, concurrence exacerbée. Les prix ne se sont néanmoins pas effondrés. Le 14 juillet a permis de faire baisser les stocks, même si le marché est déséquilibré avec une prédominance de petits calibres.

Pomme : Une nouvelle campagne prête à démarrer
Les variétés précoces de la campagne 2017/2018 arrivent à maturité. Les premières récoltes sont attendues semaine 32 en avance. Le rendement global s’annonce dans la moyenne avec des défauts de qualité, conséquence du gel et du vent, notamment sur les golden.
La campagne de commercialisation des pommes 2016/2017 arrive à son terme et les derniers stocks s’écoulent doucement au milieu des
fruits d’été.

Prune : Une récolte en avance
Avec une dizaine de jours d’avance, la prune entre en consommation sur un marché atone chargé de fruits de saison (abricot, pêches nectarines. La mise en place se heurte à la concurrence espagnole bien présente sur les linéaires. L’intérêt est plus marqué en direction
de l’export tandis que le marché français reste frileux. La gamme variétale est déjà très large et les 4 couleurs (jaune, rouge, bleu et verte) sont bien représentées. Les variétés précoces cèdent
rapidement leur place à des prunes plus qualitatives et gustatives mais la consommation n’est pas en face et ne permet pas de dynamiser le marché. La Reine-Claude Dorée attendue par le marché se
commercialise peu après le 14 juillet avec des degrés de maturité hétérogènes dans des fourchettes de cours dit :« normaux » mais bien inférieurs à ceux pratiqués lors de la campagne précédente.