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Historique conjoncture de la campagne 2018-2019

conjoncture mensuelle au 1er septembre 2019

pêche : Ça se complique après le 15 août
Le mois débute avec un déséquilibre entre les volumes des petits et gros calibres. En effet, les calibres A et 2A sous représentés, sont recherchés et se négocient à des prix attractifs même si le haut de la fourchette de prix s’érode légèrement. En revanche, afin de favoriser la sortie de volumes plus importants du calibre B, la profession propose des mises en avant sur des petits colis de 2kg avec des prix plus serrés. Le résultat est satisfaisant et les problèmes de stocks s’effacent. Après le 15 août, la situation s’inverse avec l’arrivée en production de variétés à gros calibre ; mais au même moment la consommation s’arrête. Les stocks progressent fortement et frôlent le seuil de crise, les cours chutent nettement.

pomme : Belle campagne en perspective
Les surfaces régionales en production se maintiennent. Les volumes récoltés devraient être en hausse par rapport à l’an dernier qui avait déjà été une bonne campagne. La charge est élevée, surtout en Gala. Au point de vue sanitaire, on peut observer beaucoup de tavelure dans les vergers, favorisée par les pluies du printemps. Les attaques de pucerons sont également à signaler dans plusieurs secteurs.

poire : Campagne correcte
Les surfaces régionales restent stables cette année. La production régionale devrait être en légère baisse de 1,2 % par rapport à l’an dernier. Cependant, les volumes de Guyot puis de Williams sont corrects ce mois d’août. La qualité des Guyot est satisfaisante malgré les fortes chaleurs. Avec la baisse progressive des fruits d’été, la poire s’installe sur les étals avec une demande qui progresse. Les prix sont soutenus.

prune : Le mois de la Reine-Claude Dorée et de la Mirabelle
Avec un début de campagne relativement compliquée, le mois d’août est très attendu avec l’arrivée de la Reine-Claude Dorée. Une variété plébiscitée et qui lance réellement le marché de la prune. Mais les épisodes de canicule limitent le développement des fruits et ralentissent la montée du taux de sucre retardant légèrement sa mise en marché.
Le pont du 15 août comme à l’habitude est synonyme d’une demande plus calme. Le marché regorge de petits calibres alors que la clientèle plébiscite les gros fruits. La rareté des échanges provoque une baisse des cours.
La Mirabelle arrive ensuite sur le marché, mais elle rentre directement en concurrence avec la favorite des consommateurs, celle de Lorraine. En fin de mois, la Reine-Claude Dorée perd du terrain au profit de la Reine-Claude Bavay, néanmoins elle aura été un moteur pour cette campagne. En prune bleue, Président souffre d’une concurrence accrue des pays européens, les cours sont très bataillés. La prune sera encore bien présente en septembre avec les variétés tardives qui suscitent un attrait plus important.

conjoncture mensuelle au 1er août 2019

abricot : le mois des Rouges du Roussillon
Juillet est le mois de la commercialisation de la variété Rouge du Roussillon et de ses hybrides (Royal Roussillon, Helena du Roussillon et Gâterie). Ces variétés avec des calibres petits à moyens sont aussi regroupées dans une AOP : Abricots Rouges du Roussillon. Que ces variétés soient commercialisées en AOP ou non, elles se valorisent mieux que les variétés orangées rouges. La différence de prix entre AOP et non AOP est de 10 à 20 centimes.
Le marché est assez équilibré sur le mois concernant le calibre 2A, plus lourd sur le A qui est surreprésenté. En fin de mois avec la fin des Rouges du Roussillon et l’arrivée de variétés dîtes tardives (Faralia, Farbaly…), les apports perdent progressivement en importance. La demande s’oriente vers la concurrence nationale dont les variétés en production sont plus qualitatives (exemple : Bergeron) et l’intérêt pour l’offre Roussillonnaise est en nette baisse. La campagne de cotation s’achève le 26 juillet.

pêche-nectarine : marché globalement équilibré entre offre et demande
La production souffre des conséquences de la canicule de juin qui a très largement freiné la maturation des fruits. L’offre est donc peu importante et avec des petits calibres. Le calibre B est surreprésenté et provoque une certaine lourdeur sur le marché. La demande notamment en grande distribution est plutôt orienté sur le calibre A pour lesquels les cours sont stables et le restent tout au long du mois. Le marché est globalement équilibré, les autres régions productrices impactées par des orages de grêles, n’ont pas d’influence sur la production du Roussillon.
En fin de mois, des épisodes météorologiques occasionnels ; fortes pluies, grêle et vent impactent la qualité des produits et plus précisément leur tenue. Le nouvel épisode caniculaire de fin juillet ne stimule pas vraiment le marché. La consommation n’est pas au rendez-vous ce qui suscite un peu d’incompréhension de la part des opérateurs.

prune : des prunes précoces boudées
Après une année 2018 catastrophique en termes de volumes, ceux de 2019 sont normaux tant sur les variétés américano-japonaises que sur les européennes ou rustiques. Mais les épisodes caniculaires de fin juin et mi-juillet freinent le développement des fruits aussi bien sur les calibres que sur la qualité. La mise en place de la campagne de Reine-Claude Dorée est décalée.
La campagne se met en place dès le début du mois de juillet avec les variétés jaunes ; Golden Japan et rouges ; Allo complétée par Olbinaya. La prune a du mal à s’installer sur le marché. La demande n’est pas présente sur l’offre française, positionnée sur l’offre espagnole. La prune souffre également d’une concurrence des autres fruits d’été. Les concessions de prix n’encouragent pas pour autant la demande et n’influent pas sur les volumes écoulés. Les stocks s’accumulent ce qui provoque une inquiétude auprès des opérateurs. La prune est portée en situation de crise conjoncturelle à compter du 29 Juillet 2019.
L’annonce de l’arrivée de la campagne Reine-Claude Dorée semble attiser une certaine curiosité. Celle-ci se met timidement en place fin juillet avec des lots jugés trop juste en taux de sucre (< à 18), contraignant les expéditeurs à attendre une meilleure maturité pour s’engager sur le marché. Face à une demande peu intéressée, les prunes vertes se succèdent les unes aux autres. Le marché est resté lourd dans son ensemble.

conjoncture mensuelle au 1er juillet 2019

abricot : une météo instable : entre humidité et canicule
La bascule sur l’origine France se fait progressivement et surtout de manière hétérogène en fonction des régions. L’offre espagnole est toujours abondante. Le marché est complexe car la météo de début juin n’incite pas à la consommation alors que les volumes commencent à arriver. A partir de la seconde quinzaine, le marché est tiré par les actions promotionnelles. Le calibre 2A est plébiscité mais les apports ne sont suffisamment conséquents alors le marché complète avec du 3A ou s’oriente sur les petits calibres en B. Les cours s’ajustent globalement sur ceux de la moyenne quinquennale. La production devrait être correcte avec une hausse de 14 % par rapport à l’an dernier.

pêche : mise en place de la campagne,
Les premières cotations démarrent en 2ᵉ quinzaine de juin avec un déséquilibre marqué entre les pêches et les nectarines. L’offre étant plus abondante en pêches. Avec un léger retard de production, l’offre arrive au moment de la bascule et des actions déjà programmées. Les cours sont bons et surtout ils se maintiennent sans grande difficulté. Le marché plébiscite le calibre A mais les volumes sont encore insuffisants. L’effet caniculaire de cette fin de mois a des impacts positifs sur les ventes, la demande est en attente de ce produit estival. La campagne 2019 devrait présenter des volumes supérieurs à l’an dernier. Les pluies n’ont pas affecté la production et l’état sanitaire du verger est bon, même si des attaques de pucerons sont signalées localement.

cerise : commercialisation perturbée par les conditions climatiques
Le début de mois est marqué par des épisodes pluvieux qui réduisent les volumes commercialisés et rendent la demande prudente Par la suite le rafraîchissement des températures ralenti le cycle de production ce qui a un impact négatif sur la demande qui se décale sur les autres régions productrices aux volumes plus conséquents. Cette situation a pour effet une dégradation des cours accentuée par la poursuite d’épisodes pluvieux qui ont pour conséquence d’adapter les périodes de cueillette. La dernière semaine de juin avec des températures caniculaires qui dégradent l’aspect qualitatif du produit. Ainsi seule l’offre limitée explique la stabilité des cours. De nombreux expéditeurs arrivent au terme de leur campagne en basculant sur la campagne Prune. Finalement, la récolte régionale 2019 présente des volumes corrects qui font oublier la mauvaise campagne précédente.

conjoncture mensuelle au 1er juin 2019

pomme : destockage conséquent
Le déstockage important d’avril a permis d’entrevoir un avenir plus positif. Mais le mois de mai et sa succession de ponts n’est pas une phase propice à l’écoulement des pommes. Cependant un petit rythme commercial se poursuit permettant aux cours une stabilité sur l’ensemble du mois. Les problèmes de qualité qui se sont confirmés sur l’ensemble de la campagne sur les variétés bicolores se constatent également sur les variétés de type jaune avec des assauts de bitter pit qui nécessitent des séances de tris avant commercialisation. Seule la pomme Golden AOP du Limousin profite d’un écoulement qui demeure régulier mais en léger retrait. Sur l’ensemble du mois l’offre régresse régulièrement pour laisser Golden dominer le marché de la pomme.

abricot : des volumes croissants
La récolte a débuté fin mai dans les bassins Roussillon et Gard et les volumes augmentent progressivement. La production attendue devrait être correcte mais de qualité hétérogène selon les variétés. En effet, le vent observé début mai devrait avoir des conséquences sur la qualité des fruits (fruits boisés).

pêche : importante production en perspectives
La campagne vient juste de débuter dans les Pyrénées-Orientales et le Gard mais le vrai démarrage pour l’ensemble des bassins devrait intervenir en semaine 24 à la mi-juin. Les volumes de production attendus sont importants, dans tous les bassins et tous les pays.

cerise : un démarrage de campagne au ralenti
Les mauvaises conditions météorologiques ont étalé le calendrier de récolte prévu initialement, pour les variétés tardives, notamment. La récolte des burlats a démarré dans le Gard et le Tarn-et-Garonne, mais les volumes restent modérés. Alors que dans les Pyrénées-Orientales, la production de cerise de Céret, très précoce, serait très satisfaisante pour l’instant. Avec l’arrivée du beau temps, les volumes devraient augmenter dans tous les secteurs.

conjoncture mensuelle au 1er mai 2019

pomme : activité calme
Les ventes sont lentes, et la demande peu dynamique, dans la continuité des semaines précédentes. La concurrence sur les différents marchés reste vive et les congés scolaires d’avril ne permettent pas de dynamiser la demande. Le marché reste calme malgré le retour des températures fraîches. Malgré cette situation est peu évolutive l’offre finit par décroître et le sentiment d’inquiétude observé depuis février par rapport au stock, semble s’estomper. Ainsi les variétés Gala, Granny et Reinette Grise du Canada voient leur disponible reculer fortement. La Golden AOP du Limousin reste plébiscitée, les sorties se font sans à-coups. Un certain nombre d’opérateurs terminent leur campagne de commercialisation.

abricot : un potentiel de production en place
En raison d’une météo maussade, l’offre en Roussillon n’est pas particulièrement développée et la production freinée. En revanche, l’offre nationale est importante et la concurrence européenne rude ; le Benelux comme l’Espagne pratique des prix très agressifs. Aussi l’entrée en vacances scolaires, la fermeture des collectivités et le temps maussade ne favorisent pas la consommation ; la demande est faible même autour du week-end Pascal. En fin de mois, les volumes sont plus importants mais la demande n’est toujours pas au rendez-vous. Cela est d’autant plus inquiétant que les plantations sont annoncées en hausse cette année.

pêche : bonne production en perspectives
Les conditions climatiques favorables du printemps permettent d’estimer une production régionale en hausse de 15 % par rapport à l’an dernier. La floraison est très belle. On observe toutefois des disparités entre départements. Dans les Pyrénées-Orientales le manque de froid pourrait impacter la production, alors que dans le Gard elle s’approche du potentiel théorique. Le rendement pourrait varier alors de 10 à 13 t/ha selon le département. Les surfaces sont stables cette année, après plusieurs années d’augmentation notamment pour compenser les arrachages de pêchers.

cerise : des conditions favorables à une belle récolte,
Dans le bassin Languedoc-Roussillon, les conditions climatiques du printemps sont favorables. La production régionale est estimée en hausse de 26 % par rapport à l’an dernier avec des surfaces qui se maintiennent. La floraison est très belle. Le gel observé dans certains secteurs ne semble pas avoir de conséquence. Pas contre, le manque d’eau se fait sentir dans plusieurs départements de la région et l’impact éventuel n’est pas encore quantifiable.
Les conditions climatiques du printemps sont également très favorables sur le bassin Midi-Pyrénées. La production est estimée en hausse de 56 % par rapport à la campagne 2018, jugée catastrophique. Les surfaces se maintiennent. Le gel observé en avril dans certains secteurs n’a pas fait de dégâts et le potentiel est préservé.

Conjoncture mensuelle au 1er avril 2019

pomme : demande timide et forte concurrence
Le début de mois est contrarié par la poursuite des congés d’hiver mais également par des températures printanières douces qui relèguent la pomme au second rang. Il faut attendre la fin des vacances et le retour des collectivités pour constater une reprise. La diminution lente des stocks est à l’origine d’une volonté de raffermir les cours, mais cette situation n’est pas en adéquation avec la demande toujours irrégulière, lente surtout sur le marché de détail.
La concurrence européenne et notamment polonaise constatée sur les marchés de gros pénalise les expéditeurs du Sud-Ouest. L’offre mesurée est aussi impactée par une évolution qualitative de certains lots, fermant ainsi la porte du marché export.

conjoncture mensuelle au 1er mars 2019

pomme : de faibles volumes commercialisés
Le marché de la pomme peine à trouver un nouveau souffle : les opérateurs sont concentrés sur le salon Fruit Logistica de Berlin, et l’offre porte sur de faibles volumes, tant sur le marché français qu’à destination de l’export. Des écarts de qualité altèrent le rythme des sorties vers le Grand Export, notamment pour la variété Gala. Cette variété se replie dorénavant sur le marché français. Seules les pommes de terroir (AOP Limousin) mais surtout les variétés « club » bénéficient d’un intérêt notoire à l’export.
Sur le marché national, la période de congés scolaires associée au temps printanier de février détourne la demande de la pomme durant tout le mois. Par ailleurs, la concurrence des pommes italiennes et polonaises incite les prix à la baisse, notamment pour la Golden.

Conjoncture mensuelle au 1er février 2019

pomme : marché lent
Le regain d’activité constaté avec la fin des vacances de Noël et la reprise des collectivités ne se poursuit pas. En effet, le marché retrouve un rythme irrégulier avec une demande qui se contente d’honorer ses commandes, et qui gère ses apports au gré de l’écoulement. Cette situation est à l’origine d’une stabilité des cours sur l’ensemble du mois. On note des difficultés d’écoulement sur les variétés Gala, Golden, Granny et rouges tant sur le marché intérieur qu’européen. Le rythme de déstockage sur le Grand Export est un peu plus soutenu mais ralentit en fin de mois. Globalement le marché est lent et de détail avec un tout petit rythme régulier, les cours sont reconduits face à une demande peu évolutive.

conjoncture mensuelle au 1er janvier 2019

pomme : marché irrégulier et une demande en retrait
Durant tout le mois la demande est faible et irrégulière sur le marché national. Les volumes sont anecdotiques et les échanges rythmés par les mouvements sociaux. Dans cette ambiance, les cours fluctuent peu et sont globalement reconduits, voire se raffermissent sur les variétés Chantecler, Canada grise et Fuji. La demande est également en retrait à destination de l’Europe en liaison avec la concurence polonaise et italienne notamment.
Seul le grand export imprime un rythme régulier mais sur des petits volumes (manque d’offre en Gala). La demande reste intéressée notamment vers l’Asie et l’Amérique du Sud et la demande en Granny se développe.

Les notes de conjoncture mensuelle 2019

conjoncture mensuelle au 1er décembre 2018

pomme : un marché concurrentiel
En début de mois, l’activité se réduit, comme à l’accoutumée en cette période de l’année où la mise en place des produits festifs détourne la demande. On note toutefois un petit rythme commercial régulier qui assure l’activité des stations, notamment avec la mise en place des campagnes des variétés“club”.
À compter de la mi-novembre, les manifestations sociales sur l’ensemble du territoire rendent la demande méfiante et le marché irrégulier.
Avec des stocks en recul pour le Sud-ouest par rapport à l’an passé, on note une volonté importante de maintenir les cours, voir de les raffermir.
Les volumes stockés estimés en baisse pour le Sud-ouest expliquent la stabilité des cours.
En direction de l’export, la demande britannique est assez limitée. Vers l’Europe, la forte concurrence italienne, polonaise rend la demande attentiste d’autant que les expéditeurs veulent maintenir leurs cours.

raisin de table : demande faible mais maintien des prix
Tout au long de ce mois de novembre, l’écoulement du raisin Sud-ouest et en particulier le Chasselas, se réalise sur de petits volumes, mais permet tout de même d’écouler les stocks accumulés à l’automne.
A l’instar de cette campagne de commercialisation , ce mois est particulièrement complexe en raison du mouvement social qui perturbe fortement les échanges. Avec une demande frileuse mais qui fait face à une offre très mesurée, les cours parviennent à se maintenir voire à progresser légèrement.
En fin de mois et faute de volumes disponibles, la campagne s’arrête dans ce contexte difficile.

conjoncture mensuelle au 1er novembre 2018

pomme : un marché concurrentiel
Octobre, traditionnellement mois des foires aux pommes, n’a pas apporté l’effet escompté sur le marché. Les volumes progressent par leur diversité variétale mais sont mesurés en termes de tonnage en raison des aléas rencontrés à la production. La demande reste sur des petits volumes et ne progresse pas, tant sur le marché intérieur qu’à l’export. Sur le marché intérieur la concurrence interrégionale se manifeste rapidement apportant une certaine pression sur les cours. A l’export, la pomme française se heurte à une offre globale normale, ce qui pèse sur les cours. Les autres pays producteurs de pommes sont bien représentés cette année, ce qui tend à alourdir le marché. En fin de mois, les congés scolaires écartent la demande des collectivités. Le marché est calme et peu porteur ; à cela s’ajoute la tenue du salon « Fruit Attraction » à Madrid du 22 au 24 octobre, laissant les acteurs en attente d’une reprise des transactions sur un marché où les échanges sont modestes.

raisin de table : le Chasselas de Moissac souffre
Le marché est un peu plus actif en ce début de mois d’octobre pour le raisin noir, mais la situation du Chasselas de Moissac est préoccupante. Malgré une récolte exceptionnelle en termes de qualité, les stocks s’accumulent dans les frigos, en raison d’une demande peu motivée. Face à l’inquiétude des producteurs, une réunion présidée par le préfet du Tarn et Garonne est organisée le 17 octobre pour évoquer les difficultés de commercialisation. Les récoltes se terminent mi-octobre et débutent les premières mises en longue conservation. Le niveau élevé des stocks de Chasselas fait pression sur les cours qui évoluent toujours en deçà de la moyenne quinquennale (environ -25%)..

conjoncture mensuelle au 1er octobre 2018

prune : septembre 2018 ne sera pas le mois de la prune
Les perspectives d’une demande plus marquée en raison de la rentrée scolaire se soldent par un marché qui se contente d’un timide réapprovisionnement. En Mirabelle, il perdure un stock important qui s’accumule en raison de la faiblesse des ventes et la suprématie de l’offre Alsace-Lorraine. La fin de la commercialisation de Reine-Claude Dorée ralentit davantage les échanges et la transition de la Reine-Claude Bavay s’effectue difficilement cette dernière ne suscite pas l’engouement attendu et les cours se dégradent.
En fin de mois, les variétés tardives : TC-sun, Président tentent de dynamiser le marché sans y parvenir. Les températures conduisent les acheteurs, à se tourner plutôt sur les fruits qui ont fait le succès de l’été.

pomme : un marché très concurrentiel
La mise en place s’effectue sur un marché concurrentiel important tant sur le plan national qu’à destination de l’export. La campagne de commercialisation 2018/2019 commence avec la variété Gala dont la récolte est en recul. Sur le marché intérieur, la fourchette des cours est large en fonction des volumes proposés. La demande est calme, les sorties limitées. À destination du Grand Export, les cours sont bataillés et fléchissent, la concurrence européenne est rude. Tout ceci entraine un recul des cours.
Par la suite, le marché continue sa mise en place à une demande peu enthousiaste. Le temps estival ralentit les échanges. Aussi, les prévisions de volumes sont moins importantes que ce qui avait été annoncé, cette situation incite les producteurs à vouloir garder une fermeté des cours. Mais la réalité du marché très concurrentiel cette année ne favorise pas cette volonté.

poire : une campagne poires d’été satisfaisante
La récolte régionale de poires d’été est désormais terminée. la production est normale, et se rapproche de celle de l’an dernier. La qualité des fruits est toutefois hétérogène en fonction des secteurs. Ainsi par endroits, les pluies du printemps ont pu affecter la pollinisation et la floraison, puis la chaleur excessive a accéléré la maturité.

raisin de table : Chasselas beau et bon mais...
La mise en place s’effectue sur un marché où l’offre se résume à la variété Chasselas du Quercy. Les actions promotionnelles facilitent la fluidité et soutiennent le marché. les volumes sont pour le moment limités. Les conditions météorologiques inhabituelles pour la saison ne favorisent pas l’acte d’achat sur le raisin, les autres produits d’été sont toujours plébiscités. Dans ce contexte les cours se maintiennent difficilement et des stocks commencent à se constituer. Seule la variété Italia d’Italie sort du lot d’autant qu’elle est soutenue par des promotions. En milieu de mois les opérateurs incitent la production à limiter les apports de ce Chasselas qualitatif afin d’assainir les stocks pour prétendre à un meilleur écoulement. Malgré tout, les cours chutent.
Force est de constater que la situation ne s’améliore pas en fin de mois, les transactions restent lentes et rares sur l’ensemble des variétés commercialisées. Des concessions de prix s’observent dans pour autant fluidifier le marché. la concurrence du raisin noir du Sud-est n’arrange rien pour les produteurs du Sud-Ouest.

Les notes de conjoncture mensuelle 2018