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Historique conjoncture de la campagne 2018-2019

Conjoncture mensuelle au 1er septembre 2019

Ovins : cours de l’agneau de boucherie en retrait,
Les fortes chaleurs de juillet et août impactent les achats de viande par les ménages selon le panel Kantar Worldpanel pour FranceAgriMer. Les marché sont moroses et la baisse saisonnière des cours accentuée par rapport à l’habitude. La fête de l’Aid-El-Kébir programmée pour la mi-août stimule la demande mais l’offre reste conséquente : présence de produits d’importations et abattages anticipés d’animaux à cause de la sécheresse. Dans ce contexte, le marché reste déséquilibré. À 6,41 €/ kg carcasse le cours* moyen de l’agneau 16-19 kg carcasse pour le bassin Grand Sud, reste en retrait de 3,5 % en août 2019 par rapport au même mois en 2018.

* au stade entrée abattoir

Porcins : demande soutenue
Avec 1,77 €/ kg carcasse en août, le prix* régional du porc charcutier classe S continue de progresser et gagne 3,5% en un mois. Il est supérieur de 26,3 % à août 2018 et rejoint ainsi son plus haut niveau atteint en 2017. Les fortes chaleurs estivales, freinent la croissance des porcs et les poids d’abattages diminuent, mais les abattages restent dynamiques pour la saison, au niveau régional comme national. La demande soutenue tant sur le marché intérieur que sur le marché mondial entraîne une flambée des cours depuis juillet 2019. Les exportations françaises de porc de porc vers le Chine ont bondi de 20% en juillet par rapport à juillet 2018.

conjoncture au 1er août 2019

Ovins : creux saisonnier de consommation,
La cotation des agneaux de boucherie souffre du regain de compétitivité des produits importés et de la consommation toujours morose. Après les baisses enregistrées en mai et juin, le cours* de l’agneau de boucherie amplifie sa baisse saisonnière en juillet à cause des fortes chaleurs qui limitent la consommation. La demande des abattoirs est atone. À 6,27 €/ kg carcasse, le cours* moyen de l’agneau 16 à 19 kg carcasse pour le bassin Grand Sud cède 1% par rapport au mois dernier. Il est en retrait de 0,30 €/ kg par rapport à juillet 2018. La cotation de brebis résiste mieux, soutenue par une demande vers l’Italie qui se renforce.

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Porcins : l’embellie des cours se poursuit,
Les cours du porc charcutier, au niveau national comme régional, sont portés par la demande chinoise. La forte demande vers l’Asie ainsi qu’une production européenne stable concourent à une inflation des prix sur le marché porcin. Le cours régional* du porc charcutier progresse de 38 centimes d’euros/ kg carcasse entre février et juillet 2019. Il atteint 1,73 €/kg carcasse fin juillet, soit un gain de 4 centimes sur le mois précédent et de 16 centimes par rapport à la moyenne 2014-2018. L’activité régionale d’abattage est dynamique avec une augmentation des effectifs abattus.

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conjoncture mensuelle au 1er juillet 2019

Ovins : le cours de l’agneau plonge,
La demande, dynamisée pendant les festivités pascales, n’est pas suffisante ensuite pour maintenir les tarifs, même avec une offre modérée. Les cours entament leur baisse saisonnière début mai et restent au niveau de la moyenne 2014-2018, avant de plonger en juin. À 6,35 €/ kg carcasse, le cours* moyen de l’agneau 16 à 19 kg carcasse pour le bassin Grand Sud perd 0,27€/kg carcasse ^par rapport au mois dernier. La cotation de brebis résiste mieux, soutenue par une offre moindre.

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Porcins : cours du porc charcutier poursuit son ascension,
Les cours du porc charcutier sont en nette hausse depuis février 2019, conséquence des forts besoins d’importations des pays asiatiques touchés par l’épidémie de peste porcine africaine. Le cours régional* suit la tendance haussière observée dans tous les bassins de production européens. Il atteint 1,69 €/kg carcasse fin juin, soit un gain de 9 centimes sur le mois malgré une demande intérieure assez faible : les températures caniculaires étant défavorables à la consommation de viande porcine.

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conjoncture mensuelle au 1er juin 2019

Ovins : réajustement des cours des agneaux,
La demande en agneau est soutenue pendant les fêtes pascales et l’offre importante, tirant à la hausse les cours des agneaux en avril. Après avoir atteint le pic traditionnel la semaine précédant Pâques, les cours entament leur baisse saisonnière début mai mais restent à un niveau soutenu. Le cours* moyen de l’agneau 16 à 19 kg carcasse pour le bassin Grand Sud atteint 6,62 €/kg carcasse soit +1,4 % par rapport à mai 2018. Les agneaux laitons sont de qualité ce qui permet de limiter la baisse des prix après Pâques.

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Porcins : tous les indicateurs sont au vert,
Le cours du porc charcutier poursuit son ascension en mai. Il grimpe de 4,5% par rapport à avril 2019. Le cours* moyen régional est ainsi supérieur de 17 centimes à la moyenne 2014-2018.
Le prix du porc charcutier en Europe et dans le monde grimpe et devrait continuer d’augmenter, car la Chine, premier producteur et consommateur, ne parvient pas à endiguer l’épizootie de peste porcine africaine (PPA).
Par ailleurs d’autres grands pays importateurs (Corée du Sud, Japon) augmentent leurs propres achats afin de constituer des stocks dans la crainte d’une éventuelle pénurie mondiale.
Cette demande donne une grande bouffée d’oxygène à toute la filière porcine française. Les prochains mois s’annoncent prometteurs pour la filière, à condition de conserver le statut de pays indemne de peste porcine africaine.

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conjoncture mensuelle au 1er mai 2019

Ovins : baisse conjoncturelle des abattages d’ovins
En mars 2019, les abattages d’agneaux et d’ovins de réforme sont en retrait par rapport à mars 2018 au niveau national comme régional. Les éleveurs gardent leurs animaux pour mieux les valoriser en les vendant peu de temps avant les fêtes pascales positionnées en 2019 trois semaines plus tard qu’en 2018. Dopés par la hausse de la demande pascale, les prix augmentent rapidement en avril. Le cours* moyen de l’agneau 16 à 19 kg carcasse pour le bassin Grand Sud gagne 28 centimes d’euros entre mars et avril. À 6.70 €/kg carcasse il dépasse pour ce mois la moyenne 2014-2018 en conformité avec le pic saisonnier liée aux fêtes pascales.

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Porcins : embellie des cours du porc charcutier
Le cours du porc progresse fortement en avril dans un contexte de hausse de la demande chinoise où la peste porcine africaine (PPA) sévit toujours. La Chine souffre des effets de la PPA qui sévit sur son territoire depuis l’été 2018. Elle a revu à la hausse ses importations depuis janvier 2019 entraînant une hausse des cours du porc charcutier, à partir de mi-février en Europe et mi-mars en France. Le cours* régional et national du porc charcutier s’emballe à partir de la deuxième semaine de mars. Il gagne 10 centimes d’euros en deux semaines et 16 centimes sur le mois d’avril. Il atteint 1,58 €/ kg carcasse à la commission de Toulouse, dépassant de 10 % la moyenne 2014-2018.
La demande exceptionnelle chinoise constatée actuellement devrait se poursuivre sur le second semestre. Par ailleurs d’autres grands pays importateurs (Corée du Sud, Japon) augmentent leur propre achats afin de constituer des stocks dans la crainte d’une éventuelle pénurie mondiale. Cette demande donne une grande bouffée d’oxygène à toute la filière porcine française. Les prochains mois s’annoncent prometteurs pour la filière, à condition de conserver le statut de pays indemne de peste porcine africaine.

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conjoncture mensuelle au 1er avril 2019

Ovins : le cours de l’agneau en retrait
Dans le contexte d’une demande en retrait (fin 2018) et de la menace sanitaire de la propagation de la peste porcine africaine (PPA), vers les pays indemnes, les effectifs de truies et de porcins se replient fin 2018, excepté en France et en Espagne. Le recul de l’offre européenne entraîne une hausse des cours pour certaines références européennes pour la porc charcutier notamment en Espagne et en France. Le cours du porc charcutier français se redresse à partir de mi-mars entraînant les autres places de cotations régionales. En mars 2019, le cours* du porc charcutier à la commission de Toulouse progresse de 10 centimes d’euros sur 1 mois. À 1,38 €/kg carcasse, le cours moyen en mars 2019 se situe au même niveau que la moyenne 2014-2018
La production française de porcs charcutier devrait poursuivre une progression en 2019, compte tenu de la hausse des effectifs de porcs et de porcelets présents dans les élevages fin 2018, conduisant à une hausse au 1er semestre 2019, et de la hausse des truies et des cochettes, pour la hausse de la production future.

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Porcins : Le cours du porc charcutier se redresse
Dans le contexte d’une demande en retrait (fin 2018) et de la menace sanitaire de la propagation de la peste porcine africaine (PPA), vers les pays indemnes, les effectifs de truies et de porcins se replient fin 2018, excepté en France et en Espagne. Le recul de l’offre européenne entraîne une hausse des cours pour certaines références européennes pour la porc charcutier notamment en Espagne et en France. Le cours du porc charcutier français se redresse à partir de mi-mars entraînant les autres places de cotations régionales. En mars 2019, le cours* du porc charcutier à la commission de Toulouse progresse de 10 centimes d’euros sur 1 mois. À 1,38 €/kg carcasse, le cours moyen en mars 2019 se situe au même niveau que la moyenne 2014-2018
La production française de porcs charcutier devrait poursuivre une progression en 2019, compte tenu de la hausse des effectifs de porcs et de porcelets présents dans les élevages fin 2018, conduisant à une hausse au 1er semestre 2019, et de la hausse des truies et des cochettes, pour la hausse de la production future.

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conjoncture mensuelle au 1er mars 2019

Ovins : le cours de l’agneau résiste
Le marché de l’agneau de boucherie est favorable en février, même si la hausse des importations nationales de viande ovine fait pression sur les cours depuis le début de l’année. À 6,25 €/kg carcasse, le cours* moyen, pour le bassin Grand Sud, de l’agneau couvert « R » perd 8 centimes d’euros en février 2019 par rapport à février 2018. À ce niveau de prix, il reste supérieur à la moyenne 2014-2018.

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Porcins : baisse de la production
Face au danger de la peste porcine africaine (PPA), la filière est vigilante. La crainte concerne en particulier une propagation de la PPA sur le territoire français, qui se traduirait par un arrêt des échanges. La prudence conduit les abattoirs à privilégier la vente en frais plutôt que les habituels stockages en frigo. Dans ce contexte le marché du porc charcutier peine à se dynamiser. Le cours du porc charcutier français, comme les pays voisins reste stable. En février 2019, le cours* régional suit la même tendance et stagne à 1,34 €/kg carcasse. À ce niveau, il reste inférieur à la moyenne 2014-2018.

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conjoncture mensuelle au 1er février 2019

Ovins : hausse des abattages
En décembre 2018, avec plus de 72 000 têtes, les abattages d’agneaux dépassent de 3,5 % le niveau de décembre 2017. Les abattages d’ovins de réforme quant à eux baissent de 10,5 %. Sur l’année, les volumes d’agneaux abattus progressent de 2 % alors que ceux d’ovins de réforme baissent de 3,5 % au niveau régional et progressent de 0,8 % au niveau national. Le cheptel ovin occitan en majorité laitier (bassin de Roquefort et bassin d’Osso-Iraty) décapitalisent moins que le niveau national.
Face à une consommation française qui continue de s’éroder, la hausse des abattages maintient une pression sur les cours en fin d’année. À 6,69 €/ kg carcasse, le cours* moyen de l’agneau couvert « R » pour le bassin Grand Sud perd 10 centimes d’euros par rapport à décembre 2017. En janvier 2019, il démarre en baisse par rapport à janvier 2018.

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Porcins : Cours du porc charcutier stable
En 2018, les abattages de porcs charcutiers restent quasiment stables, en têtes et en poids, par rapport à 2017, au niveau national comme régional. La dynamique nationale du marché porcin, relancé à partir d’octobre par la hausse des exportations vers l’Asie, ne suffit pas pour favoriser la remontée des cours. En France comme dans l’Union Européenne, les prix sont bridés par la forte concurrence internationale, notamment américaine, en termes de niveaux de prix et d’apports de volumes.
Sur l’ensemble de l’année 2018, le cours* moyen du porc charcutier Sud-ouest s’établie à 1,36 €/kg carcasse. Il est inférieur de 0,18 €/kg à celui de 2017 et de 0,14 €/kg à la moyenne 2013-2017.

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conjoncture mensuelle au 1er janvier 2019

Porcins : Cours plancher en 2018,
Le cours du porc reste au plancher en 2018, en Occitanie comme au niveau national. La cotation du porc charcutier Sud-ouest n’a pas dépassé 1,40 €/ kg carcasse en septembre 2018. Elle s’établit à 1,36 €/kg carcasse en moyenne sur l’année, inférieure de 16 centimes à la moyenne 2013-2017. La concurrence américaine accrue depuis le premier semestre 2018 fait pression sur les cours mondiaux. Depuis cet été, l’épidémie de peste porcine qui émerge dans plusieurs pays provoque des perturbations sur les échanges, en Chine et en Belgique notamment. La tendance baissière observée depuis deux mois sur le cours du porc charcutier se cumule avec une hausse du prix de l’aliment depuis juillet, fragilisant les élevages.

conjoncture mensuelle au 1er décembre 2018

Ovins : cours bien orientés
Les abattages d’ovins baissent en septembre aussi bien au niveau national que régional de 16%. Cette baisse est liée au positionnement différent de la fête de l’Aïd-el-kébir : début septembre en 2017 et mi-août en 2018 et à la baisse continue de la consommation de viande ovine. En cumul sur les neuf premiers mois de l’année, ils sont quasiment stables.
Depuis début août les cours de l’agneau de boucherie sont repartis à la hausse. En octobre, le cours moyen* de l’agneau de boucherie 16-19 kg carcasse pour le bassin Grand-sud atteint 6,79 €/kg carcasse, dépassant de 1% celui d’octobre 2017 et la moyenne 2013-2017 pour ce même mois.
Depuis le début de l’année, la moyenne des prix 2018 reste supérieure de 3% à celle de 2017.

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Porcins : une situation fragile
Après les actions de promotions autorisées en septembre, le marché reste fluide au niveau national comme régional. Mais l’augmentation de l’offre et la concurrence à l’export conduisent les références européennes, Europe du Nord et Espagne, à baisser le prix du porc charcutier, entravant ainsi une revalorisation du prix du porc français. Par ailleurs, la peste porcine africaine déclarée dans l’avifaune en Belgique déclenche une chute des cours dans ce pays, et conduit à la fermeture des marchés asiatiques ainsi qu’à une gestion prudente des stocks congelés. Dans ce contexte, les abatteurs français deviennent très prudents à l’achat et limitent leurs stocks. La cotation régionale s’établit en moyenne à 1,35€/kg carcasse, en octobre. Elle est 10 centimes inférieure à la moyenne 2013-2017, alors que le prix de l’aliment porcin est reparti à la hausse, au niveau national (+1% entre 1er juillet 2017 et 1er juillet 2018, source Agreste).

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conjoncture mensuelle au 1er octobre 2018

Ovins : nouvelle progression des cours
Pour le deuxième mois consécutif, le cours moyen de l’agneau de boucherie 16-19 kg carcasse pour le bassin Grand Sud progresse en septembre. À 6,78 €/kg carcasse le cours moyen enregistre une nouvelle hausse de 0,14 euros / kg carcasse par rapport au mois précédent. Il dépasse légèrement le niveau de septembre 2017 et de plus de1% la moyenne quinquennale 2013-2017. Cette nouvelle hausse résulte de la bonne adéquation entre une demande peu dynamique et un recul de l’offre ; Ce retrait empêche le marché de dévisser.

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Porcins : des cours encore bas,
Malgré le sursaut ses cours fin août à l’approche de la rentrée, les cours du porc restent bas. Le cours* moyen du porc charcutier du Sud-Ouest est stationnaire sur la période estivale, en net décrochage par rapport à la moyenne 2013-2017. En septembre il atteint 1,42 €/kg carcasse en retrait de 0,18 €par rapport à la moyenne quinquennale. Le marché intérieur reste fluide mais avec une demande intérieure moyenne, une situation à l’export qui n’évolue pas et des températures élevées qui retardent la croissance des animaux et ne favorisent pas la consommation de viande. Par ailleurs, un premier cas de peste porcine africaine (PPA) est signalée en Chine en août, et le 13 septembre 2018, les autorités sanitaires belges ont confirmé deux cas de peste porcine africaine sur les sangliers découverts en forêt sur la commune d’Etalle, dans le Sud-Est du pays, à proximité des frontières françaises et luxembourgeoises.

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