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Historique conjoncture de l’année

conjoncture mensuelle au 1er février 2019

Ovins : hausse des abattages
En décembre 2018, avec plus de 72 000 têtes, les abattages d’agneaux dépassent de 3,5 % le niveau de décembre 2017. Les abattages d’ovins de réforme quant à eux baissent de 10,5 %. Sur l’année, les volumes d’agneaux abattus progressent de 2 % alors que ceux d’ovins de réforme baissent de 3,5 % au niveau régional et progressent de 0,8 % au niveau national. Le cheptel ovin occitan en majorité laitier (bassin de Roquefort et bassin d’Osso-Iraty) décapitalisent moins que le niveau national.
Face à une consommation française qui continue de s’éroder, la hausse des abattages maintient une pression sur les cours en fin d’année. À 6,69 €/ kg carcasse, le cours* moyen de l’agneau couvert « R » pour le bassin Grand Sud perd 10 centimes d’euros par rapport à décembre 2017. En janvier 2019, il démarre en baisse par rapport à janvier 2018.

* au stade entrée abattoir

Porcins : Cours du porc charcutier stable
En 2018, les abattages de porcs charcutiers restent quasiment stables, en têtes et en poids, par rapport à 2017, au niveau national comme régional. La dynamique nationale du marché porcin, relancé à partir d’octobre par la hausse des exportations vers l’Asie, ne suffit pas pour favoriser la remontée des cours. En France comme dans l’Union Européenne, les prix sont bridés par la forte concurrence internationale, notamment américaine, en termes de niveaux de prix et d’apports de volumes.
Sur l’ensemble de l’année 2018, le cours* moyen du porc charcutier Sud-ouest s’établie à 1,36 €/kg carcasse. Il est inférieur de 0,18 €/kg à celui de 2017 et de 0,14 €/kg à la moyenne 2013-2017.

* au stade entrée abattoir

conjoncture mensuelle au 1er janvier 2019

Porcins : Cours plancher en 2018,
Le cours du porc reste au plancher en 2018, en Occitanie comme au niveau national. La cotation du porc charcutier Sud-ouest n’a pas dépassé 1,40 €/ kg carcasse en septembre 2018. Elle s’établit à 1,36 €/kg carcasse en moyenne sur l’année, inférieure de 16 centimes à la moyenne 2013-2017. La concurrence américaine accrue depuis le premier semestre 2018 fait pression sur les cours mondiaux. Depuis cet été, l’épidémie de peste porcine qui émerge dans plusieurs pays provoque des perturbations sur les échanges, en Chine et en Belgique notamment. La tendance baissière observée depuis deux mois sur le cours du porc charcutier se cumule avec une hausse du prix de l’aliment depuis juillet, fragilisant les élevages.

conjoncture mensuelle au 1er décembre 2018

Ovins : cours bien orientés
Les abattages d’ovins baissent en septembre aussi bien au niveau national que régional de 16%. Cette baisse est liée au positionnement différent de la fête de l’Aïd-el-kébir : début septembre en 2017 et mi-août en 2018 et à la baisse continue de la consommation de viande ovine. En cumul sur les neuf premiers mois de l’année, ils sont quasiment stables.
Depuis début août les cours de l’agneau de boucherie sont repartis à la hausse. En octobre, le cours moyen* de l’agneau de boucherie 16-19 kg carcasse pour le bassin Grand-sud atteint 6,79 €/kg carcasse, dépassant de 1% celui d’octobre 2017 et la moyenne 2013-2017 pour ce même mois.
Depuis le début de l’année, la moyenne des prix 2018 reste supérieure de 3% à celle de 2017.

* au stade « entrée abattoir »

Porcins : une situation fragile
Après les actions de promotions autorisées en septembre, le marché reste fluide au niveau national comme régional. Mais l’augmentation de l’offre et la concurrence à l’export conduisent les références européennes, Europe du Nord et Espagne, à baisser le prix du porc charcutier, entravant ainsi une revalorisation du prix du porc français. Par ailleurs, la peste porcine africaine déclarée dans l’avifaune en Belgique déclenche une chute des cours dans ce pays, et conduit à la fermeture des marchés asiatiques ainsi qu’à une gestion prudente des stocks congelés. Dans ce contexte, les abatteurs français deviennent très prudents à l’achat et limitent leurs stocks. La cotation régionale s’établit en moyenne à 1,35€/kg carcasse, en octobre. Elle est 10 centimes inférieure à la moyenne 2013-2017, alors que le prix de l’aliment porcin est reparti à la hausse, au niveau national (+1% entre 1er juillet 2017 et 1er juillet 2018, source Agreste).

* au stade « entrée abattoir »

conjoncture mensuelle au 1er octobre 2018

Ovins : nouvelle progression des cours
Pour le deuxième mois consécutif, le cours moyen de l’agneau de boucherie 16-19 kg carcasse pour le bassin Grand Sud progresse en septembre. À 6,78 €/kg carcasse le cours moyen enregistre une nouvelle hausse de 0,14 euros / kg carcasse par rapport au mois précédent. Il dépasse légèrement le niveau de septembre 2017 et de plus de1% la moyenne quinquennale 2013-2017. Cette nouvelle hausse résulte de la bonne adéquation entre une demande peu dynamique et un recul de l’offre ; Ce retrait empêche le marché de dévisser.

* au stade « entrée abattoir »

Porcins : des cours encore bas,
Malgré le sursaut ses cours fin août à l’approche de la rentrée, les cours du porc restent bas. Le cours* moyen du porc charcutier du Sud-Ouest est stationnaire sur la période estivale, en net décrochage par rapport à la moyenne 2013-2017. En septembre il atteint 1,42 €/kg carcasse en retrait de 0,18 €par rapport à la moyenne quinquennale. Le marché intérieur reste fluide mais avec une demande intérieure moyenne, une situation à l’export qui n’évolue pas et des températures élevées qui retardent la croissance des animaux et ne favorisent pas la consommation de viande. Par ailleurs, un premier cas de peste porcine africaine (PPA) est signalée en Chine en août, et le 13 septembre 2018, les autorités sanitaires belges ont confirmé deux cas de peste porcine africaine sur les sangliers découverts en forêt sur la commune d’Etalle, dans le Sud-Est du pays, à proximité des frontières françaises et luxembourgeoises.

* au stade « entrée abattoir »

conjoncture mensuelle au 1er septembre 2018

Ovins : hausse saisonnière des cours
Après une stabilité remarquable des cotations observée durant la période estivale, le cours moyen de l’agneau de boucherie 16-19 kg carcasse pour le bassin Grand-sud se tonifie en août. À 6,64 €/kg carcasse, le cours* moyen enregistre une nouvelle hausse de 0,10 euros / kg carcasse par rapport au mois précédent. Il retrouve le niveau d’août 2017 et dépasse de 2% la moyenne quinquennale 2012-2017 pour ce même mois. Cette nouvelle hausse résulte de la bonne adéquation entre une demande peu dynamique et l’offre peu abondante (production dans les élevages en baisse et importations en retrait).

* au stade « entrée abattoir »

Porcins : des prix qui ne se relèvent pas
Les cours français et régionaux du porc charcutier ne se redressent pas durant l’été malgré une offre réduite, conséquence des températures élevées et une demande calme. Le cours* moyen enregistré à la commission de Toulouse reste stationnaire à 1,40 €/kg carcasse en août, en deçà de la moyenne quinquennale 2012-2017 de 25 centimes d’euros. Le marché intérieur est fluide mais cela ne suffit pas pour faire repartir la cotation qui pâtit d’une demande chinoise qui se contracte depuis le début de l’année et d’une forte concurrence américaine.
En parallèle, la hausse du prix de l’aliment pour porcins génère des inquiétudes supplémentaires aux éleveurs.

* au stade « entrée abattoir »

conjoncture mensuelle au 1er août 2018

Ovins : cours stables
Depuis trois mois le cours de l’agneau de boucherie 16-19 kg carcasse reste remarquablement stable. En juillet le cours* moyen pour le bassin Grand Sud s ’établit à 6,57 €/kg carcasse contre 6,52 € en juillet 2017. Cette stabilité des cours cette année peut d’expliquer par la moindre pression des importations sur les prix et le manque d’offre dans les exploitations qui tire les cours à la hausse. En moyenne depuis le début de l’année il est en hausse de 5,6 % par rapport à la même période 2017.

* au stade « entrée abattoir »

Porcins : cours morose
La demande en viande porcine, gamme estivale, est dynamique. Malgré la baisse saisonnière de la production nationale accentuée par des températures caniculaires, le prix du porc ne parvient pas à se raffermir. La remontée des cours européens et nationaux restent bridés par la pression de l’export et des cours américains en deçà des cours européens, depuis avril. Les cotations du porc charcutier nationales et du Sud-Ouest ne décollent pas. À 1,38 €/kg carcasse le cours moyen du porc charcutier à la commission de Toulouse est stable par rapport au mois dernier mais en repli de 30 centimes d’euros par rapport au mois de juillet 2017.Après deux années d’embellie sur le marché du porc, plusieurs facteurs conjoncturels pèsent sur les perspectives du secteur : la peste porcine africaine, la hausse de la production mondiale et le net repli des importations chinoises.

conjoncture mensuelle au 1er juillet 2018

Ovins : marché fluide
En cumul sur les cinq premiers mois de l’année, les abattages régionaux d’ovins reculent de 2 %, contre 1,5 % au niveau national. Le cheptel régional ovin se réduit toujours. La baisse atteint 1 % entre fin 2016 et fin 2017, avec toutefois un maintien du cheptel de brebis mères laitières grâce à la production de lait de brebis du Rayon de Roquefort.
Tirés par le manque d’offre dans les exploitations, les cours des agneaux se stabilisent depuis le mois de mai à un haut niveau. À 6,55 €/ kg carcasse sur le mois, le cours moyen de l’agneau couvert « R » 16-19 kg carcasse pour le bassin Grand Sud dépasse de 3,2 % celui de juin 2017 et celui de la moyenne quinquennale 2013-2017.
Les semaines à venir devraient être propice à un léger rebond des cours soutenu par les faibles disponibilités en France et à l’étranger. .

* au stade « entrée abattoir »

Porcins : cours stables mais à un niveau bas
Après une dynamique des abattages observée en début d’année, les volumes abattus en mai retrouvent le niveau moyen de la période 2013-2017. Malgré une demande soutenue en viande porcine, dynamisée par des conditions météorologiques propices à la consommation de la gamme estivale, la cotation du porc charcutier sud-ouest comme nationale restent décevants. La relance saisonnière ne s’enclenche pas. À 1,36 €/ kg carcasse le cours* moyen du porc charcutier à la commission de Toulouse se situe en repli de 30 centimes d’euros par rapport au mois de juin 2017. .
Dans les autres bassins européens le constat est identique. À l’export la concurrence reste forte et la demande chinoise peu active. Le marché international est tendu avec une forte concurrence du porc américain dont le cours est au plus bas.

conjoncture mensuelle au 1er juin 2018

Ovins : Cours des agneaux se réajustent à un niveau élevé
Traditionnellement après la fête de Pâques le cours de l’agneau se réajuste à la baisse. En mai 2018, il reste nettement supérieur au faible niveau de 2017. À 6,54 €/ kg carcasse en moyenne sur le mois, la cotation de l’agneau couvert « R » pour le bassin Grand-Sud dépasse de 5,3 % le cours* moyen de mai 2017 et de 1,5 % la moyenne 2013-2017.
Ce niveau de prix est tiré par le manque d’offre dans les exploitations depuis le début de l’année. Sur les quatre premiers mois, les abattages d’agneaux sont en repli au niveau régional comme national de près de 2 % en têtes et 1,5 % en poids. Le manque d’offre en agneaux s’est répercuté de façon ponctuelle sur le marché de la brebis.
Dans ce contexte, les importations nationales d’agneaux vivant sont en hausse, tirées par la fête de Pâques et le manque d’agneaux. Cette progression concerne essentiellement l’Espagne dont les ventes vers la France augmentent de 15 % sur le premier trimestre 2018. Le niveau des abattages et des importations vont influencer la chute du cours des agneaux dans les mois à venir.

* au stade « entrée abattoir »

conjoncture mensuelle au 1er mai 2018

Ovins : Cours des agneaux à un niveau élevé
Dans un contexte de diminution des disponibilités régionales enregistré depuis mi-février, l’avancement de la date de Pâques (le
1 er avril 2018 contre le 16 avril en 2017) a contribué à l’envolée des cotations, fin mars. Bénéficiant de la dynamique commerciale, le cours moyen de l’agneau couvert « R » 16-19 kg carcasse s’établit à 6,61 €/kg carcasse pour le bassin Grand-Sud soit 80 centimes de plus que l’an dernier (+ 13,9%). Ce niveau n’avait encore jamais été atteint depuis 2010.
Fin avril les cotations baissent un peu et retrouvent les niveaux enregistrés durant la période 2013-2017.
La contraction du cheptel reproducteur français et la baisse de la production enregistrée chez nos principaux pays fournisseurs (Royaume-Uni, Irlande et Nouvelle-Zélande), entraîne une tension sur le marché des ovins dans l‘Union européenne, avec un niveau de prix
supérieur aux années précédentes.

* au stade « entrée abattoir »

porcins : marché encombré
Après un début d’année marquée par une relance des cours et de la demande, la hausse du cours du porc charcutier s’interrompt mi-mars au niveau national et régional. Les disponibilités françaises et européennes sont importantes et la demande intérieure trop faible pour absorber ces volumes de viande. La consommation de viande de porc peine à se dynamiser en Europe : l’hiver prolongé retarde la mise en place des produits de barbecue. La demande atone européenne du mois de mars contribue à une forte correction des cours en Allemagne et dans les pays satellites.
Dans le sillage de la tendance baissière des cours nationaux et des pays du nord de l’Europe, le cours* moyen du porc classe S à la commission de Toulouse baisse en avril de 34 centimes d’euros par rapport à avril 2017.

conjoncture mensuelle au 1er avril 2018

Ovins : Hausse inhabituelle des cours de l’agneau de boucherie
Le cours moyen de l’agneau de boucherie a débuté l’année sur une diminution moins marquée qu’en 2017. Tiré par le manque d’offre dans les exploitations et la demande qui repart à la hausse à l’approche des fêtes de Pâques, il entame sa remontée saisonnière dès la mi février. Début mars le marché est tonique et la demande soutenue. Le cours* moyen de l’agneau couvert « R » 16-19 kg carcasse pour le bassin Grand Sud s’établit à 6,67 €/kg carcasse soit 80 centimes de plus que l’an dernier (+ 13,9 %). La baisse des importations de viande devraient permettre le maintien des prix fermes dans les mois à venir.

* au stade « entrée abattoir

conjoncture mensuelle au 1er mars 2018

Ovins : Effondrement des cours de l’agneau
En janvier 2018, avec près le 88 500 têtes, les abattages totaux d’agneaux pour l’Occitanie sont en retrait de 6% par rapport à 2017. Mais, après les fêtes de fin d’année, face à une consommation française qui continue de s’éroder, la réduction de l’offre reste insuffisante pour maintenir les cours.
Le cours* moyen de l’agneau débute l’année avec la baisse saisonnière habituelle. La cotation commence à s’effondrer dès la mi janvier du fait de l‘afflux sur le marché des agneaux engraissés de race Lacaune, sous-produits de l’activité laitière destinés à la production de Roquefort. À 6,35 €/kg carcasse, le cours moyen de l’agneau couvert « R » 16-19 kg carcasse pour le bassin Grand Sud perd 15 centimes en février par rapport à janvier 2018. Tiré par le manque d’offre dans les exploitations, il reste toutefois supérieur au faible niveau de 2017 et à la moyenne 2012-2017 à la même époque.

porcins : des prix en fort retrait
La chute du cours du porc charcutier amorcée durant l’été 2017, traduit un déséquilibre entre l’abondance de l’offre européenne et la diminution des débouchés chinois. Au niveau français, dans un contexte de consommation morose les besoins restent faibles. Malgré les traditionnelles promotions de janvier l’offre reste supérieure à la demande et les cours sont à leur bas niveaux, fin janvier 2018.
Le cours* moyen du porc charcutier classe S à la commission de cotation de Toulouse s’établit à 1,27 €/kg carcasse soit 22 centimes de moins qu’en janvier 2017. Les dernières cotations du marché de Plérin semblent en revanche plus optimistes pour les mois avenir. Les cotations enregistrés en février montrent un raffermissement des cours.
* au stade « entrée abattoir

conjoncture mensuelle au 1er février 2018

Ovins : Repli des abattages
Sur l’année 2017, les abattages d’agneaux ont diminué de 3% par rapport à 2016 alors que les abattages d’ovins de réforme augmentent de 2%. Ces évolutions sont également observés en Occitanie. Les importations françaises sont en net recul par rapport à 2016 aussi bien pour les animaux vivants que pour la viande ovine. Face à une consommation française qui continue de s’éroder, cette réduction de l’offre permet de maintenir le marché équilibré et les prix stables sur le 2eme semestre 2017. Toutefois l’afflux habituels des agneaux de race Lacaune sur le marché laisse craindre un déséquilibrage du marché dans les prochaines semaines.

* au stade « entrée abattoir

conjoncture mensuelle au 1er janvier 2018

Ovins : Cours haussier de l’agneau
La fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 4, apparue en novembre, a été confirmée en Haute-Savoie. Elle perturbe temporairement les transactions par un afflux d’animaux sur le marché. En décembre, les cours sont toujours bien orientés grâce à une demande soutenue durant les fêtes de fin d’année. Le cours* moyen de l’agneau couvert « R » 16-19 kg carcasse pour le bassin Grand Sud atteint 6,76 €/ kg carcasse, en hausse de 2 cts d’euros par rapport au mois dernier. Sur l’ensemble de l’année le cours moyen atteint 6,40 €/kg carcasse en 2017, contre 6,36 € en 2016.

* au stade entrée abattoirs