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Historique conjoncture de l’année

mise à jour au 1er mai 2019

Top départ pour les semis de printemps

Les surfaces emblavées en maïs sont en légère hausse. Les semis de maïs démarrent de manière précoce pour atteindre près de 45 % des surfaces avant Pâques. Les semis de tournesol sont également bien avancés avec près de 50 % de la sole ensemencée au premier mai. Les surfaces sont estimées stables. La semaine de Pâques a marqué le début du ralentissement des semis avec des conditions plus humides et peu favorables.
En Camargue, les surfaces en riz augmenteraient en raison des difficultés d’ensemencement des céréales d’hiver. Les parcelles sont mises en eau au début du mois d’avril et les faux semis sont en cours de réalisation. Le mois de mai marquera le début des semis.
En ce qui concerne les cultures en place, les potentiels de rendement semblent affectés sur le pourtour méditerranéen, à cause du problème persistant du manque d’eau. Les cultures sont très hétérogènes en termes de stade physiologique et de densité. Sur l’ouest de l’Occitanie, le mois d’avril plus frais et plus humide permet aux céréales de reprendre un développement végétatif normal dans des conditions plus favorables. Les épisodes pluvieux sont bénéfiques pour pallier au stress hydrique observé au début montaison. À ce jour, 80 % des surfaces de céréales à paille ont atteint le stade 2 nœuds et plus de 20 % ont débuté le stade épiaison.

conjoncture mensuelle au 1er avril 2019

Des potentiels de rendements entamés ?

Sur l’est de l’Occitanie, les céréales d’hiver ont été implantées très tardivement, jusqu’au mois de janvier. Les difficultés d’implantations à l’automne, en raison des excès d’humidité, ont accentué la diminution des surfaces en céréales. Depuis le début de l’année, les précipitations sont très déficitaires en zone méditerranéenne, avec pas de pluies significatives depuis plusieurs mois et des vents séchants. Le manque d’eau entraine un problème d’assimilation de l’azote par les cultures et les potentiels de rendements s’amenuisent surtout sur les sols superficiels et en zone de coteaux. En zone méditerranéenne, les perspectives sont défavorables pour la campagne en cours en termes agronomique et économique avec des cotations qui restent basses.
Sur l’ouest de la région, l’ensemble des céréales à paille a passé le stade épi 1cm et les colzas sont au stade floraison. Avec des températures supérieures aux normales de saison, ce stade est atteint sur ce bassin avec globalement plus de 10 jours d’avance par rapport à l’an passé. Le manque de pluie laisse toutefois craindre pour le bon état des cultures en place qui s’est vue dégradé sur la fin du mois de mars.
Au moment des mises en place des cultures de printemps, ce manque d’eau pénalise aussi les préparations du sol et les semis. Sur le bassin Midi-Pyrénées, selon l’observatoire Céréobs, près de 10 % de la sole en maïs est semée (principalement du maïs dry), de manière plus précoce que ces deux dernières années. Les semis pourraient être interrompus en l’absence d’humidité et des irrigations pourraient s’avérer nécessaires s’il ne pleut pas rapidement.

conjoncture mensuelle au 1er février 2019

Des implantations terminées et tardives
L’ensemble des semis sont réalisés sur la région.
A l’ouest de l’Occitanie, les implantations des cultures sont globalement bonnes. Le froid de ce début d’année ralentit leur cycle et freine le développement végétatif. Les températures froides sont bénéfiques. Elles permettent de détruire les parasites et protège, entre autres, les céréales des attaques de pucerons vecteurs de la jaunisse nanisante de l’orge (jno - dont les symptômes ne sont toujours pas perceptibles). La campagne débuterait favorablement sur le bassin Midi-Pyrénées
A l’est de l’Occitanie et en zone méditerranéenne, les céréales d’hiver ont été implantées tardivement. Le travail des terres et les semis n’ont repris qu’en décembre ou même au début du mois de janvier en raison des sols gorgés d’eau et des intempéries dans l’Aude. Les surfaces en céréales diminueraient fortement sur ce secteur en raison de la mauvaise campagne précédente, des facteurs économiques défavorables et des difficultés d’implantation.
En Occitanie, la baisse de surfaces en blé dur se confirme au profit de l’orge, du blé tendre, du blé améliorant ou de force. L’utilisation de semences de ferme est une pratique qui continue à s’étendre, cette année encore.

conjoncture mensuelle au 1er décembre 2018

Implantations compliquées et tardives des céréales d’hiver

Les cultures d’été ont été affectées par des conditions défavorables : problèmes d’implantation, ensuite sécheresse et fortes pluies. Sur la campagne qui s’achève, certains secteurs ont présenté des pertes de rendements autant sur les cultures d’été que sur les cultures d’hiver. Les récoltes des cultures d’été se sont achevées tardivement, la préparation des sols a été ensuite compliquée par les conditions climatiques.
En conséquence, les semis des cultures d’hiver ont été retardés. Leurs emblavements sont terminés sur l’ouest de l’Occitanie. En zone méditerranéenne, la situation est plus compliquée. Seulement un tiers des surfaces en céréales à pailles ont été implantées en raison des intempéries et des précipitations continues de la plaine Narbonnaise à la Camargue. Les sols sont gorgés d’eau et le temps de ressuyage des sols sera long sur cette zone.
La sole blé dur diminuerait fortement en raison de la baisse des prix et de plusieurs mauvaises récoltes successives. Les dernières récoltes ont vu le différentiel de marge brute entre blé dur et blé tendre s’amenuiser, voire devenir inférieur à 0 (source : "chiffres-clés 2017-2018 de FranceAgriMer/prévisions 2018/2019 Occitanie - Novembre 2018").
Cette baisse des intentions de semis conjuguée aux emblavements difficiles, voire impossibles entraîneront une forte baisse de la sole blé dur. Ces constats contribueraient à la hausse des surfaces en blé tendre avec une part importante d’implantation de blés améliorants ou de force. Les conditions d’implantation sèches en fin d’été entraîneraient également une baisse des surfaces en colza.

conjoncture mensuelle au 1er novembre 2018

Des semis d’automne particulièrement perturbés

Les récoltes d’été, bien que proches de leur terme, sont toujours en cours en raison de la tardiveté des semis (implantation difficile en début de cycle). Depuis la mi-octobre, s’ajoutent des conditions climatiques pluvieuses sur le bassin méditerranéen et les intempéries dans l’Aude. Les récoltes et les chantiers sont donc interrompus en raison des sols gorgés d’eau.
Les rendements moyens en tournesol sur l’ensemble de la région seraient inférieurs à la normale.
Pour les maïs semences, les difficultés d’implantation, les conditions défavorables à la floraison laissent augurer également des rendements décevants.
Soja et sorgho présenteraient des rendements dans la moyenne.
En Camargue, les récoltes de riz ont débuté fin septembre/début octobre. Les trois quart des surfaces ont été moissonnées dans de bonnes conditions avant les épisodes pluvieux de la mi-octobre. Depuis les chantiers sont ralentis par les conditions humides.
Sur l’ensemble des cultures toujours en place, les potentiels de rendement seraient amenuisés avec, outre le potentiel initial moins bon, des cultures versées sur des sols gorgés d’eau et des risques de germination sur pied.
Les semis de la nouvelle campagne céréalière débutent sur l’Hérault et le Gard. Dans l’Aude, les excès d’eau sur le centre du département et la plaine Narbonnaise ne permettent pas la préparation des sols et les semis. Plusieurs semaines seront nécessaires pour le ressuyage des sols. Sur le bassin Sud-Ouest les semis ont aussi débuté à la mi-octobre. En Occitanie, la prévision de la sole blé dur est à la baisse suite à une proportion importante de la récolte 2018 ayant été déclassée et une différence de prix avec le blé tendre qui s’amenuise. Les fortes températures avec des conditions sèches au moment des semis laissent aussi prévoir une diminution des surfaces en colza.

conjoncture mensuelle au 1er octobre 2018

Les récoltes des cultures d’été sont en cours de réalisation

Les récoltes des cultures d’été ont débuté. Les résultats sont très hétérogènes et en retard de développement sur la partie orientale de l’Occitanie. Leur implantation a été rendue difficile et parfois impossible. Certains secteurs ont été impactés par des épisodes de grêle. Les rendements sont donc décevants pour les cultures d’été sur l’est de la région.
Les récoltes de maïs débutent à peine sur le bassin Midi-Pyrénées où les rendements seraient davantage dans la moyenne, malgré les contraintes hydriques (excès d’eau au moment des semis puis insuffisance durant la saison d’été sur de nombreux secteurs). Les semis d’avril s’en sortiraient mieux côté qualité et rendement.
Les récoltes des tournesols sont terminées en zone méditerranéenne. Les rendements seraient inférieurs à la moyenne, les épisodes de fortes chaleurs estivales ont affecté les cultures de tournesol à la floraison. Les récoltes sont encore en cours sur la partie occidentale de l’Occitanie où les résultats seraient corrects bien qu’hétérogènes et fonction de la date et des conditions de semis.
En Camargue, les récoltes du riz ne font que débuter (depuis la fin septembre). Les potentiels de rendements seraient satisfaisants, surtout sur les parcelles où la pression de l’enherbement reste faible.

conjoncture mensuelle au 1er septembre 2018

Une campagne médiocre dans un contexte agronomique et économique défavorable

Le bilan concernant les récoltes des céréales d’hiver est médiocre sur l’ensemble de l’Occitanie. La production a été impactée en termes de quantité et de qualité. Les pertes de rendement sur l’orge et les blés sont très importantes en raison de l’asphyxie racinaire en cours de cycle et des maladies de l’épi. A cela s’ajoute des cotations qui restent basses, malgré un léger rebond ces derniers mois. Le contexte économique est donc défavorable pour les exploitations céréalières.
Pour les cultures d’été, les semis se ont étalés sur une longue période, jusqu’à la fin juin. Les stades de développement des cultures sont donc très variables et hétérogènes. Les agriculteurs ont fait preuve d’adaptation (changement de variétés voire changement de production) pour les implantations. Par ailleurs, les fortes chaleurs estivales impacteraient les potentiels de rendement.
En Camargue, les conditions climatiques chaudes ont été favorables au riz. Les problèmes d’enherbement et de ravageurs deviennent toutefois un phénomène chronique et croissant.

conjoncture mensuelle au 1er août 2018

Une récolte décevante

Les moissons sont bien avancées : toutes les orges sont récoltées et les blés se terminent. Pour ces céréales à paille, les résultats sont décevants. Ils sont hétérogènes et seraient compris entre 25 et
60 qx/ha ; les rendements seraient également faibles en culture biologique. Côté qualité, elle est aussi variable selon la culture, le secteur, la date de semis et celle de récolte. Les céréales d’hiver ont été impactées par les maladies de l’épi (fusariose) en raison de l’humidité persistante de fin de cycle et l’application parfois insuffisante de fongicides (difficultés à passer dans les champs). Les parcelles qui ont pu être récoltées rapidement à maturité ont sauvé la mise en termes de qualité. Les poids spécifiques sont généralement faibles, les taux de protéines variables. Les résultats sont particulièrement décevants pour le pois. Le rendement régional du colza serait légèrement en dessous de la moyenne quinquennale.Pour le moment, les cultures d’été en place se développent bien, même si quelques doutes persistent sur certains semis où il y a eu des problèmes d’implantation. Les rendements seraient dans la moyenne quinquennale, voire meilleurs.
Les inquiétudes sur les récoltes se confirment en particulier en Russie et dans plusieurs pays de l’Union européenne. Dans ce contexte de manque de disponibilités, les cours mondiaux du blé tendre ont fortement progressé à l’image du blé FOB Rouen qui continue de progresser. Son cours moyen mensuel atteint 189 €/tonne en juillet (+20€/t par rapport au mois dernier).

conjoncture mensuelle au 1er juillet 2018

Une production affectée par des conditions climatiques défavorables

Les derniers semis des cultures d’été se sont réalisés tardivement (jusqu’à semaine 24-25), ils n’ont pas tous été effectués. Pour ce qui a pu être fait, les adaptations de variétés et de précocité variétale pourraient entamer les potentiels de rendements.
En Camargue, la majorité des parcelles de riz sont en cours de tallage. Les conditions agronomiques y sont favorables.

Les premières moissons ont débuté sur l’Occitanie. La récolte de l’orge a commencé à la mi-juin sur la région ; celle du blé dur sur le littoral méditerranéen semaine 25. Les rendements des cultures d’hiver seraient très impactés par les conditions sanitaires. La pression des maladies avec un climat humide a persisté jusqu’au début des récoltes. En ce qui concerne le blé tendre et le blé dur, ils seraient fortement contaminés par la fusariose. Qualité des épis comme rendements seraient pénalisés cette année. Il semblerait que ce soit le blé dur le plus impacté par le climat de la campagne de production. La récolte des colzas débute aussi, les parcelles sont hétérogènes et les résultats seraient légèrement en dessous de la moyenne quinquennale.

conjoncture mensuelle au 1er juin 2018

Une année difficile pour les semis des cultures d’été

Les semis des cultures d’été sont quasiment terminés. Toujours sous un climat humide, la brièveté des périodes d’intervention a souvent retardé les travaux de semis et a obligé les producteurs à modifier la précocité de leurs semences, voire à opter pour une autre culture.
En Camargue, les semis de riz ont également pris du retard. La quasi-totalité des surfaces rizicoles sont implantées. Les premières levées se réalisent dans des conditions correctes.
Les cultures d’hiver (orge, blé tendre, blé dur, colza) souffrent d’asphyxie racinaire en raison des excès d’eau, les parcelles sont très hétérogènes. Le développement végétatif de ces cultures présente jusqu’à une semaine de retard. Les conditions climatiques ont rendu les interventions difficiles avec les précipitations du mois de mai. Le salissement des parcelles est donc localement important. Les céréales à pailles terminent leur cycle avec l’humidité, favorisant le développement de maladies. L’orge devrait toutefois s’en sortir avec un rendement dans la moyenne. Le cours du blé dur rendu Port la nouvelle est en hausse de 16€/t depuis le 30 avril (210€/t au 1er juin) ; celui du blé tendre rendu Rouen en hausse de 12 €/t (172€/t au 1er juin).

conjoncture mensuelle au 1er mai 2018

Démarrage tardif des semis de printemps

L’implantation des cultures d’été et la préparation des sols ont été retardées par les conditions climatiques humides. Les semis de printemps ont enfin démarré avec la météo plus clémente des deux dernières semaines du mois d’avril.
Les surfaces en maïs grain augmenteraient légèrement (bien que celles en maïs précoces diminueraient à cause des problèmes d’implantation liées aux conditions de préparation et de semis difficiles) alors que celles en maïs semence stagneraient.
Les surfaces en tournesol se maintiendraient par rapport à la campagne précédente.
En Camargue, les surfaces rizicoles continueraient de diminuer en raison des cours qui restent bas. De plus, de nombreuses parcelles ont été implantées en blé dur à l’automne dernier après la récolte du riz. Les rizières ont été mises en eau depuis le début du mois avril. La réalisation des faux semis est en cours et les ensemencements n’ont pas encore débuté.
Les stades de développement des céréales à pailles sont hétérogènes, les semis les plus précoces sont au stade épiaison. Le climat chaud et humide actuel est propice aux maladies, d’autant plus que les interventions (apports d’intrants et de pesticides) ont été jusqu’à présent difficilement positionnées. En ce début de printemps les conditions de culture du colza restent mitigées.
Au 26 avril, les prix sont encore en baisse par rapport à 2017 : - 4€/T pour le blé tendre rendu Rouen (158€/T) et - 8€/T pour le maïs rendu Bordeaux (152€/T).

conjoncture mensuelle au 1er avril 2018

Des interventions rendues difficiles par les excès d’eau dans les parcelles

En dépit des conditions climatiques alternativement froides et humides depuis le mois de janvier, les céréales d’hiver n’ont qu’une semaine de retard en moyenne par rapport à l’année dernière sur l’ouest de l’Occitanie. En revanche, le développement végétatif des céréales est en retard de trois semaines sur le golfe du Lion. Les cultures comme le colza souffrent maintenant des excès d’eau. Les interventions ont été particulièrement difficiles à positionner, ce qui entraîne localement des surfaces très enherbées et des carences en minéraux. Sur les cinq dernières années, le nombre de jours disponibles pour les interventions reste le plus faible (données Cereobs). La première vague de froid intervenue fin février n’a pas impacté le potentiel des cultures. Une seconde vague de froid sur des plantes en début montaison pourrait avoir affecté davantage les cultures. Du fait des mauvaises conditions climatiques, les premiers semis de maïs n’ont pas débuté, y compris les maïs précoces. Au 27 mars, les cotations des céréales sont inférieures à celle de l’an passé : blé tendre rendu Rouen –4€/t (156€/T), BD Port la Nouvelle –7€/T (196€/T), maïs rendu Bordeaux –9€/T (153 €/T).

conjoncture mensuelle au 1er février 2018

Un marché défavorable et des conditions agronomiques contrastées entre la zone méditerranéenne et l’ouest de l’Occitanie.
Sur l’ouest de l’Occitanie, les conditions pluvieuses de ce début d’année retardent les apports d’intrants. Il y a peu, voire pas de reliquats azotés dans les sols suite aux bons rendements de la campagne précédente. Les conditions climatiques et de réalisation des travaux des champs au stade épi 1 cm seront importantes pour ne pas altérer davantage le potentiel de rendement des blés. Les parcelles sont enherbées depuis l’entrée d’hiver, la pression des adventices reste élevée. Les cultures dans les parcelles les plus hydromorphes sont asphyxiées, mais pour le moment les conditions sanitaires sont bonnes. Les colzas à ce jour sont corrects, les apports d’intrants sont aussi difficilement réalisables.
Sur la zone méditerranéenne et l’est de l’Occitanie, les précipitations du mois de décembre ont permis aux cultures de lever. Les levées sont toutefois irrégulières et tardives. Les pluies ont permis de reconstituer les réserves en eau. Les surfaces implantées en céréales et en colza ont diminué en zone méditerranéenne en raison des difficultés d’implantation des cultures en début de campagne en raison de la sècheresse qui a perduré jusqu’au mois de décembre. A cela s’ajoute des cotations en blé qui restent faibles, les conditions du marché sont défavorables (155€/t, soit une baisse de 8,3% du blé tendre rendu Rouen par rapport à l’an dernier).

conjoncture mensuelle au 1er décembre 2017

Conditions fraîches et sèches pour le départ des céréales d’hiver
Les semis de cultures d’hiver sont quasiment terminés sur la région Occitanie.
Sur la zone méditerranéenne, les conditions d’implantation des cultures d’hiver ont été très défavorables en raison de la sécheresse exceptionnelle qui persiste depuis plusieurs mois.
En conséquence du déficit hydrique, les surfaces implantées diminueraient fortement sur le golfe du Lion. Les conditions sont plus favorables sur l’ouest de la région et les précipitations ont été suffisantes pour assurer l’implantation et une bonne croissance végétative des colzas jusqu’à présent.
Sur l’ ouest de l’Occitanie, les derniers semis de céréales d’hiver s’achèvent dans des conditions sèches et les dernières levées se font péniblement. Le froid hivernal depuis la fin du mois de novembre entraîne des conditions de croissance peu poussantes.
Les surfaces en blé dur dans l’ouest de la région sont implantées en quasi-totalité et elles resteraient stables par rapport à la campagne précédente. Les levées sont lentes en raison des températures froides et irrégulières.
Sur la zone méditerranéenne, les conditions climatiques extrêmement sèches et l’absence de réserves en eau sont très préoccupantes. Des parcelles n’ont pas été implantées, la sole blé dur reculerait donc sur ce secteur. Le potentiel de rendement des cultures serait déjà amenuisé par les mauvaises conditions de cultures.

conjoncture mensuelle au 1er novembre 2017

Les récoltes des cultures d’été se terminent, l’implantation des céréales d’hiver se poursuit
Les récoltes de cultures d’été sont quasiment terminées alors que les premières gelées interviennent. Elles ont été impactées par le déficit hydrique et les restrictions d’eau surtout en Languedoc et sur le littoral méditerranéen. Les rendements sont très hétérogènes : ils varient en fonction de la profondeur des sols et de l’irrigation des parcelles. La reconstitution des réserves en eau est indispensable pour la campagne à venir et elle sera conditionnée par la pluviométrie automnale et le remplissage des retenues collinaires.
Sur le bassin Midi-Pyrénées, les surfaces de maïs grain sont ramassées à plus de 95% avec un peu plus d’une semaine d’avance par rapport à l’année dernière. En termes de conditions de culture, 2017 serait la meilleure (après 2014) depuis le début de l’enquête céréobs (Un peu plus de 80% de conditions bonnes à très bonnes).
Pour les autres cultures d’été, elles aussi terminées, les estimations de rendement ont globalement été revues à la hausse avec les mises en silos.
En Camargue, les récoltes du riz se terminent, les conditions climatiques ont été favorables aux cultures tout au long du cycle. Les rendements rizicoles présenteraient des rendements très satisfaisants.
Les semis de céréales de la nouvelle campagne sont bien avancés sur l’ouest de l’Occitanie. Par contre, en zone méditerranéenne ils sont retardés par des conditions climatiques sèches. Le manque d’humidité sur certains secteurs de la région laisse à craindre pour le bon déroulement de la fin des semis et l’homogénéité des levées.