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Historique conjoncture de l’année

conjoncture : 1er juin 2017

Production de céréales d’hiver estimée en baisse

L’excellent potentiel des céréales d’hiver du bassin Midi-Pyrénées semble remis en cause suite aux gelées du mois d’avril et aux chaleurs de fin mai qui ont accentué le déficit hydrique. Selon les dates de
semis et les stades, les impacts dus aux gelées seront plus ou moins importants. Des situations d’échaudage avec des pertes de rendements sont également rencontrées. Les rendements sont globalement attendus inférieurs à la moyenne décennale. Au 1 er juin, 98% des céréales d’hiver sont au stade épiaison (source céréobs). La moisson des premières récoltes d’orge est attendue à la fin du mois de juin, sauf si les situations d’échaudage se généralisent.
Sur le littoral, du bassin Languedoc-Roussillon, les potentiels de rendement des blés durs seraient satisfaisants. Les premières
récoltes y débuteront à la mi-juin. Par contre sur les secteurs du
centre et de l’ouest Audois affectés par la sécheresse, les précipitations du mois de mai ont été favorables à l’alimentation
des cultures, mais elles n’ont pas permis la reconstitution des
réserves en eau. Les potentiels de rendement des céréales d’hiver
dépendront fortement de la pluviométrie en fin de cycle. L’impact
des températures froides et des gelées (fin avril - début mai)
existent pour certains secteurs.
Pour les cultures d’été, dans les deux bassins de productions, elles
ne semblent pas avoir souffert des gelées et pour l’instant les fortes
chaleurs ont été bénéfiques au maïs dont 55% des parcelles sont
au stade 6/8 feuilles, en avance de près de 3 semaines par rapport
à l’an passé. A noter que les derniers semis sont terminés et les
levées globalement correctes

conjoncture mensuelle au 1er mai 2017

Moins de surfaces de maïs en 2017
Comme au niveau national, les surfaces en maïs du bassin Midi-Pyrénées devrait baisser de 5 %. Par contre la sole régionale de tournesol resterait stable. L’implantation des cultures d’été se réalise dans de bonnes conditions. Ces semis ne semblent pas trop avoir souffert du froid par contre les tournesols sont attaquées par les palombes et les corbeaux. En Camargue, les semis de riz ont commencé début mai. Les conditions climatiques ont été favorables à l’accès aux parcelles rizicoles et à la préparation des sols. Les faux semis sont en cours de réalisation et les parcelles sont progressivement mises en eau
Les cultures d’hiver du bassin Languedoc-Roussillon sont impactées par le déficit hydrique qui est moins marqué sur le littoral et sur les sols profonds. Les stades de développement des blés durs varient entre début épiaison et début floraison. Ils sont en situation de stress hydrique en raison des vents séchant et des précipitations déficitaires. Les colzas, au stade floraison, sont également perturbés par la sécheresse et par de fortes amplitudes thermiques diurnes.

Plus de 45% des céréales d’hiver du bassin Midi-Pyrénées sont au stade épiaison. Les pluies de début mai ont permis aux céréales de poursuivre leur développement au moment où les besoins sont importants pour assurer le remplissage du grain et les niveaux de protéines. Les producteurs ayant la possibilité matérielle d’irriguer avaient même débuté les apports pour pallier au à la sécheresse. Des situations de gel sont intervenues fin avril entraînant des craintes pour les suites des fécondations.
Le cours moyen mensuel du blé tendre rendu Rouen repart à la baisse par rapport au mois précédent —5€/tonne) en raison d’un marché mondial bien approvisionné et du bon état des cultures dans l’hémisphère Nord (bassin de la Mer Noire, Europe) et chez les grands producteurs mondiaux. Par ailleurs, l’euro qui s’affichait en baisse par rapport au dollar, se redresse progressivement durant le mois.

conjoncture mensuelle au 1er avril 2017

Bon développement des cultures d’hiver, prix blés stables
L’état des cultures est globalement correct au niveau régional. Les céréales d’hiver présentent un bon aspect général grâce aux conditions climatiques de mars. Les épisodes pluvieux ont permis un développement des cultures et un rattrapage des situations affectées par le manque d’eau jusqu’à la fin février, dans le centre et l’ouest de l’Aude.Les stades de développement des blés durs sont variables sur le bassin Languedoc Roussillon : la majorité sont au stade 1 à 2 nœuds. Sur le bassin Midi-Pyrénées, près de 90% de la sole de céréales à pailles a dépassé le stade épi 1cm, 5 % atteint le stade 2 nœuds.
Après une implantation difficile, les colza commencent leur floraison, une attention particulière est portée à la surveillance des méligèthes, très présentes cette année. Les implantations de tournesol avancent ainsi que les semis de maïs. Ces derniers ont débuté avec notamment des variétés précoces (variétés de maïs précoces menées en sec, qui permettent de contourner la période de sensibilité au stress hydrique). A ce jour, moins de 5% de la sole en culture d’été est semée.
En mars 2017, le cours mensuel du blé tendre rendu Rouen est quasi stable par rapport au mois précédent. Il s’élève à 166 €/t contre 169€/t le mois précédent, se situant 20% en dessus du cours de mars 2016. La forte demande internationale est le principal soutien des prix.

Conjoncture mensuelle au 1er février 2017

Stabilité des surfaces de blés, forte baisse de la sole de colza
La sole régionale de blés se maintiendrait dans les mêmes niveaux que ceux de la campagne passée. Les conditions d’implantation ont été dans l’ensemble favorables dans le bassin Sud-Ouest et l’ouest audois. En revanche, sur le secteur du golfe du Lion, suite à une pluviométrie abondante les semis de céréales d’hiver ont été difficiles. L’implantation est médiocre et les parcelles sont irrégulières avec des problèmes de densité. Les surfaces de colza sont estimées en baisse comme au niveau national. La forte hétérogénéité des stades, au sein même des parcelles, liée aux conditions sèches au moment des semis perdurent.
À 1 68 €/tonne le cours du blé tendre se redresse un peu en janvier 2017. Il était de 153 € la tonne en janvier 2015. Mais l’abondance des disponibilités en céréales au niveau mondial : production record et niveaux de stocks élevés pèsent sur les prix et devrait être un facteur limitant la hausse lors des prochains mois.

Conjoncture mensuelle au 1er décembre 2016

La sole de blé se maintiendrait dans la région, celle de colza baisserait dans le Sud-Est
Les semis des céréales d’hiver sont quasiment terminés. Les cultures de blé dur sont bien implantées et développées. Les conditions de culture sont favorables aux levées homogènes et aux premiers tallages.
En Languedoc-Roussillon, la sole de blé dur resterait stable alors qu’elle serait en légère baisse sur le bassin Sud-Ouest. La superficie de blé tendre se maintiendrait sur ce dernier bassin pour lequel, l’utilisation des semences de ferme, déjà observée sur la campagne 2015/2016 se confirmerait.
Après des conditions d’implantation souvent difficiles, le développement du colza se poursuit correctement. Toutefois l’hétérogénéité des stades intra-parcellaires ne facilite pas la surveillance contre les ravageurs dans le bassin Sud-Ouest. Sur le bassin Sud-Est la sécheresse tardive explique la baisse des surfaces avec des levées difficiles et hétérogènes.

conjoncture mensuelle au 1er novembre 2016

Une production de maïs grain dans la moyenne, des rendements de tournesol en hausse
Au niveau régional, les récoltes de tournesol sont terminées, celles de sorgho et de soja sont quasiment achevées fin octobre.
Près de 80% de la sole en maïs a été récoltée. Les rendements seraient bons à très bons lorsque la disponibilité en eau a été suffisante sur la campagne.
Les rendements en tournesol seraient corrects et meilleurs qu’en 2015 notamment sur la partie Sud-Ouest avec +5Q/ha par rapport à 2015 contre +3Q/ha au niveau régional.
Pour le soja, les résultats seraient moyens et inférieurs à la moyenne quinquennale.
Sur la partie Est de la région, les rendements des cultures d’été sont extrêmement hétérogènes et variables en fonction de la nature des sols et des gradients pluviométriques. La productivité reste toutefois correcte sur les sols profonds et les parcelles irriguées.
Les semis de céréales d’hiver ont débuté sur la partie Sud-Ouest du territoire ; ils se déroulent globalement dans de bonnes conditions depuis les dernières précipitations.
Dans toute la région, les surfaces de colza diminueraient du fait des difficultés récurrentes à l’implantation et des problèmes de levée. A ce jour les cultures en place sont marquées par l’hétérogénéité des stades culturaux au sein des parcelles.
En Camargue, la récolte du riz a été retardée par les épisodes pluvieux du mois d’octobre. Les rendements moyens rizicoles resteraient inférieurs à la moyenne, car les cultures ont été pénalisées par des conditions fraîches en début de cycle.

conjoncture mensuelle au 1er octobre 2016

La sécheresse et les températures élevées de septembre pénalisent les cultures d’été
En Occitanie, le mois de septembre a été marqué par des températures élevées et la sécheresse est bien présente surtout dans les départements du littoral, de l’Aude et des Pyrénées-Orientales. Ces conditions climatiques ont eu des répercussions sur les cultures d’été, les parcelles non irriguées ont été les plus pénalisées.

Dans le bassin sud-ouest, les maïs ensilage et semence sont en cours de récolte, le poids de mille grains (PMG) est peu élevé à cause de la canicule mais avec un nombre de grain par épi satisfaisant suite à une bonne fécondation.
La récolte de maïs grain irrigué devrait débuter à la mi-octobre.

Les emblavements de colza se sont réalisés dans des conditions sèches.

Les récoltes de soja et sorgho ont débuté fin septembre avec des premiers rendements moyens.

A l’opposé, la chaleur du mois de septembre a bénéficié aux cultures rizicoles en Camargue, en favorisant la maturation des grains en fin de cycle. Les récoltes ne font que débuter avec 10 jours de retard.

La récolte de tournesol est clôturée dans le Gard et se termine dans l’ouest audois ; elle est bien avancée côté bassin sud-ouest. Compte- tenu des conditions climatiques du bassin sud-est, les rendements de la culture sont très variables en fonction du type de sols alors qu’ils s’annoncent satisfaisants dans le sud-ouest.

conjoncture mensuelle au 1er septembre 2016

Un climat sec défavorable aux cultures
Les cultures d’été ont été pénalisées par la canicule et le manque d’eau surtout sur les parcelles non irriguées et les sols peu profonds.
Les récoltes de tournesol ont commencé à la mi-août dans le Gard et ne font que débuter sur la partie Ouest de la région.
Les récoltes des céréales se sont terminées sauf en Lozère où les moissons se clôturent sur le nord du département.
Les cultures irriguées, dont le maïs, devraient être dans la moyenne des rendements.
En Camargue, les cultures de riz sont en majorité au stade remplissage du grain. Elles présentent un retard de développement d’une dizaine de jours en raison des températures fraîches et du mistral en début de cycle.
Les semis de colza sont freinés par le climat sec qui rendrait difficile l’implantation.

conjoncture mensuelle au 1er août 2016

Rendements satisfaisants mais hétérogènes, cours du blé tendre en légère hausse
Les récoltes des céréales d’hiver sont quasiment terminées. L’absence de températures élevées au printemps a limité les situations d’échaudage. Les rendements moyens en blé dur sont globalement satisfaisants. Ils sont néanmoins hétérogènes car le potentiel des cultures a été parfois pénalisé par la pression des maladies et les adventices. Le golfe du Lion a été affecté par la sécheresse, particulièrement le littoral de Perpignan à Narbonne : certaines parcelles n’ont pas été récoltées, compte tenu de la médiocrité des rendements. Pour la zone Sud-Ouest, c’est une année normale pour les cultures d’hiver. En Lomagne, les rendements seraient supérieurs à la normale.
La qualité des blés durs est hétérogène : les conditions froides et humides auraient favorisé le mitadinage et la baisse des poids spécifiques (PS). Les taux de protéine seraient dans la moyenne.
Les récoltes des colzas sont quasiment terminées. Les rendements pour l’ensemble de la grande région seraient très satisfaisants.
L’état des cultures d’été est dans l’ensemble correct. Les rendements des cultures non irriguées seront conditionnés par la pluviométrie estivale. Elles commencent à souffrir sur le Bas et le Haut-Armagnac, comme dans l’ensemble des secteurs non irrigués.

Le cours moyen du blé tendre rendu Rouen, s’établit à 159,50 €/tonne en juillet 2016, contre 149,75 € en juin 2016. Il est inférieur de 13 % à celui de juillet 2015. L’abondance des productions attendues en mer noire et américaines risquent de peser pour les prochains mois sur le niveau des cours et le dynamisme des exportations, alors que les perspectives de récolte en Europe du nord et centrale restent incertaines.

conjoncture mensuelle au 1er juillet 2016

Des récoltes en cours
Les récoltes des céréales, notamment du blé dur, ont débuté sur le pourtour méditerranéen à la mi-juin. La bordure littorale (du Roussillon au Biterrois) impactée par la sécheresse présenterait des rendements médiocres.
Dans l’ouest Audois, les moissons des surfaces en blé dur débutent. Elles sont en cours dans le Gard. Les rendements moyens seraient corrects mais variables en fonction du type de sols et de l’efficacité des traitements phytosanitaires.
Sur la partie ouest de la région, les conditions de culture des céréales se dégradent depuis le mois d’avril, du fait des conditions climatiques fraîches et humides. Fin juin, des températures estivales laissent entrevoir une amélioration. Les récoltes au 27 juin, sont faites pour 13% des orges (source FranceAgriMer Céréobs) avec des rendements hétérogènes et inférieurs à ceux de 2015. La sole de blé dur récoltée à cette date est de 6%, contre 15% en 2015. Pour ces deux céréales, le retard global est d’environ 1 semaine par rapport à 2015. Colza et Blé tendre finissent leur maturation. Les premiers Colza sont récoltés début juillet.

L’état général des cultures de printemps est bon. Maïs et soja profitent fin juin de conditions climatiques plus clémentes. Après des dégâts de ravageurs plus importants qu’en 2015, la sole de tournesol, encore en diminution, est à présent implantée.
En Camargue, l’état des cultures rizicoles est globalement correct. Les températures fraîches ont ralenti leur développement végétatif.

Les cours des blés restent bas, et les stocks, d’une ampleur préoccupante au premier trimestre, ont retrouvé des niveaux proches des normales saisonnières, en cette fin de campagne de commercialisation. Le cours du maïs montre une légère amélioration.